Nom de l’auteur/autrice :Nour Kharraf

Al-Sabil 14

(Fr) Salma GHARBI – Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum Lotfi Abdeljaouad Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman Asma Amara Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale Imène Slama et Racha Ben Abdeljelil Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire Salma Gharbi La zawiya de Sidi Ibrâhîm al-Riyâhî de Tunis : Une étude historique et archéologique Nour Kharraf La ville de Zaghouan à l’époque coloniale. Urbanisme et Monuments Meriem Marzouki Patrimonialisation de la mosquée littorale Sidi Jmour à Djerba, un monument, plusieurs vies Najoua Tobji ديوان جند الإنكشارية ومقام الحاجي بكتاش ولي بإيالة تونس: الولاء ورمزية الانتماء العثماني مؤيد المناري ملاحظات أولية حول نقائش زاوية الشيخ أحمد التليلي بفريانة عامر الحاجي جريمة قتل في مدينة صفاقس (1876) من خلال وثائق غير منشورة: الأعيانيّة في مواجهة الحماية القنصليّة محمد البشير رازقي 14 | 2022 Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire Salma Gharbi Table des matieres Introduction 1. Contexte de la Reconstruction tunisienne d’après-guerre 2. L’imaginaire ambitieux de l’équipe de Bernard Zehrfuss 3. Reconstruction de Bizerte – rive nord 4. Reconstruction de Bizerte Rive Sud : la ville de Zarzouna 5. Limite de la Reconstruction de la ville de Bizerte-Zarzouna Conclusion Résumé Dotée d’un emplacement stratégique, la ville de Bizerte fut sujette, pendant la Deuxième Guerre Mondiale, à des bombardements détruisant 50% de son volume bâti. La ville, segmentée en deux rives nord et sud, présente de son côté nord, des limites naturelles ne permettant pas son développement. Véritable territoire expérimental, la ville fut l’enclin d’un programme d’aménagement urbain, pensé par l’équipe de Bernard Zehrfuss, visant la reconstruction de bâtiments détruits de la ville européenne, une restructuration de quelques places urbaines et d’une projection, dans sa rive sud, d’une nouvelle ville, qui n’a malheureusement jamais été finalisée, nommée Zarzouna. Ville utopique ou ville inachevée, Zarzouna est le résultat d’enjeux à la fois politiques, militaires et urbanistiques complétés par une insuffisance financière qui ont fait que cette ville, considérée au début comme « appelée au grand avenir », ne connaitra jamais l’essor auquel elle était appelée. L’urbanisation de la ville de Bizerte se heurte, de nos jours, à une problématique de ségrégation socio-spatiale entre rive nord-rive sud liée à sa fonction industrielle et au caractère populaire de ses logements dédiés à une population rurale. Mots-clés :​ après-guerre, reconstruction, Bizerte, Zarzouna, modernité, nouvelle ville. Abstract With a strategic location, the city of Bizerte was subject, during the Second World War, to bombing destroying 50% of its built volume. The city is segmented in two banks, north and south, and presents on its northern side, natural limits not allowing its development. A real experimental territory, the city was the subject of an urban development program, designed by Bernard Zehrfuss’ team, aiming at the reconstruction of destroyed buildings of the European city, a restructuring of some urban squares and a projection, in its southern bank, of a new city, which unfortunately was never finalized, named Zarzouna. Utopian city or unfinished city, Zarzouna is the result of stakes at the same time; political, military and urbanistic completed by a financial insufficiency which made that this city, considered at the beginning as « called to the big future », will never know the rise to which it was called. The urbanization of the city of Bizerte is facing, nowadays, a problem of socio-spatial segregation north and south shore related to its industrial function and the popular character of its housing dedicated to a rural population. Keywords: post-war, reconstruction, Bizerte, Zarzouna, modernity, new city. الملخص تعرضت مدينة بنزرت، التي تم منحها موقعًا استراتيجيًا، خلال الحرب العالمية الثانية لقصف دمر 50 ٪ من حجمها المبني. تنقسم المدينة إلى ضفتين شماليتين وجنوبيتين ولها حدود طبيعية على جانبها الشمالي لا تسمح بتطويرها. كانت المدينة منطقة تجريبية حقيقية، تتويجا لبرنامج تنمية حضرية، صممه فريق برنارد زهرفوس، بهدف إعادة بناء المباني المدمرة في المدينة الأوروبية، إعادة هيكلة عدد قليل من الساحات الحضرية وإسقاط، على ضفة الجنوب، لمدينة جديدة، والتي للأسف لم يتم الانتهاء منها، تسمى جرزونة. مدينة اليوتوبيا أو المدينة غير المكتملة، جرزونة هي نتيجة لقضايا في نفس الوقت التخطيط السياسي والعسكري والحضري يكمله قصور مالي جعل هذه المدينة، تعتبر في البداية «تسمى في المستقبل العظيم»، لن تعرف أبدًا الطفرة التي تم تسميتها بها. يواجه التحضر في مدينة بنزرت، في الوقت الحاضر، مشكلة الفصل الاجتماعي-المكاني بين الساحل الشمالي والساحل الجنوبي المرتبط بوظيفتها الصناعية والطابع الشعبي لمساكنها المخصصة لسكان الريف. الكلمات المفاتيح: ما بعد الحرب، إعادة الإعمار، بنزرت، جرزونة، الحداثة، المدينة الجدية. Pour citer cet article GHARBI Salma , « Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°14, Année 2022. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=3880 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Auteur​ Salma GHARBI Architecte, docteure en architecture- Enseignante ISTEUB, chercheure au sein de l’Equipe de Recherche sur les Ambiances (ERA-EdSIA-ENAU), Université de Carthage, Tunis, membre fondateur et présidente de docomomo Tunisie. elgharbisalma@hotmail.com

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(Fr) Imène SLAMA et Racha BEN ABDELJELIL – Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum Lotfi Abdeljaouad Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman Asma Amara Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale Imène Slama et Racha Ben Abdeljelil Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire Salma Gharbi La zawiya de Sidi Ibrâhîm al-Riyâhî de Tunis : Une étude historique et archéologique Nour Kharraf La ville de Zaghouan à l’époque coloniale. Urbanisme et Monuments Meriem Marzouki Patrimonialisation de la mosquée littorale Sidi Jmour à Djerba, un monument, plusieurs vies Najoua Tobji ديوان جند الإنكشارية ومقام الحاجي بكتاش ولي بإيالة تونس: الولاء ورمزية الانتماء العثماني مؤيد المناري ملاحظات أولية حول نقائش زاوية الشيخ أحمد التليلي بفريانة عامر الحاجي جريمة قتل في مدينة صفاقس (1876) من خلال وثائق غير منشورة: الأعيانيّة في مواجهة الحماية القنصليّة محمد البشير رازقي 14 | 2022 Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale Imène Slama et Racha Ben Abdeljelil Table des matieres Introduction 1. Approche historique et terminologie 2. Le pisé de nos jours 3. Chantier participatif et expérimental à Msâken 4. Constations et retour d’expérience Conclusion Résumé Dans le cadre de notre projet de recherche sur l’architecture vernaculaire dans la région du Sahel tunisien, nous avons constaté que le mode de construction de la ville de Msâken et de ses environs (Knâyis, Mûrredîn, Bûrgîn, Banî Rabî’a, Banî kulṯûm) a recours à la technique du pisé connue sous le nom de ṭâbiya. Partant du principe que nos ancêtres nous ont légués un patrimoine architectural et un savoir-faire technique ancestral en voie de disparition et que nous sommes redevables de la transmission de ce patrimoine aux générations futures et de sa valorisation, émane l’idée de construction d’un mur en pisé dans une ferme dans la périphérie de Msâken, dans le cadre d’un chantier participatif piloté par les deux auteures de la présente recherche avec la contribution pertinente de deux anciens artisans en pisé et fondé sur des références bibliographiques. Dans cette présente recherche, nous présenterons dans un premier temps l’approche historique de l’utilisation de la technique de la ṭâbiya depuis l’antiquité jusqu’à nos jours. Nous développerons également dans cette partie le retour à l’emploi de cette technique pour ses qualités énergétiques face à la crise énergétique et à la hausse de prix sans retour. Dans un second temps, nous présenterons quelques exemples d’architecture en pisé et d’expériences constructives à l’étranger et en Tunisie. Enfin, nous décrirons notre chantier participatif : sa préparation et son déroulement et nous présenterons nos constatations par rapport à ce chantier. Peut-on construire en pisé de nos jours moyennant les techniques traditionnelles ? et comment renouveler ces techniques tout en sauvegardant l’identité constructive et patrimoniale d’une région telle que Msâken ? Mots-clés :​ Pisé, Msâken, chantier participatif, patrimoine architectural, confort énergétique. Abstract In the context of our research project about vernacular architecture in the tunisian caostal region, we noticed that the construction mode of the Msâken town and its surrounding villages such as Knâyis, Mûrredîn, Burgîn, Banî Kulṯûm, Banî Rabî’a used the rammed earth for their old constructions known as ṭâbiya. Our ancestors bequeathed us an authentic architectural heritage and an ancestral technical Know-how that are disappearing. So, we should valorize and transmit this heritage to the future generations and that’s why we decided to build a rammed earth wall in a farm located in Msâken periphery. Actually, it’s a participatory worksite co-directed by the two authors of the present research with the relevant contribution of two ancient-rammed earth craftsmen. We also referred to some references interesting to the rammed earth construction. In this article, we will deal, first, with the historical approach to the use of ṭâbiya from antiquity up to nowadays and we will focus on the signification of the ṭâbiya term. Second, we will develop the reusing of this construction technical mode nowadays and its advantages mostly to face the energy crisis and its towering prices. We’ll present then some examples of rammed earth architecture and constructive experiences carried out in Tunisia and abroad. Third, we’ll describe our construction site: its preparation and progress. Finally, we’ll present our observations as far as this construction experience is concerned. Is it possible to use the rammed earth in constructions nowadays by traditional technical means of and can these technics be renewed while preserving the heritage construction identity of a region such as Msâken? Keywords: rammed earth – Msâken- architectural heritage- participory worksite – energetic comfort. الملخص يندرج هذا البحث في إطار مشروع علميّ حول العمارة المحليّة بجهة السّاحل التّونسيّ. من خلال العمل الميدانيّ الّذي قمنا به في مدينة مساكن والقرى الّتي تجاورها كالكنايس والموردين والبرجين وبني ربيعة وبني كلثوم، لاحظنا أنّ نمط البناء يرتكز أساسا على تقنية الطّابية. انطلاقا من المبدئ الّذي ينصّ على أنّ التّراث، ونخصّ بالذّكر هنا التّراث المعماريّ، مسؤولية الجميع ومثلما ورثناه علينا المحافظة عليه وتثمينه وتوريثه إلى الأجيال المقبلة، تنبثق فكرة هذا العمل. نقدّم في هذا البحث العلمي تجربة ميدانيّة تشاركية تتلخّص في بناء جدار بتقنية الطّابية وذلك بالاستعانة بمختصَّين في هذا المجال وبالاستناد إلى بعض المراجع المختصّة. ينقسم هذا العمل إلى أربعة عناصر. أولا، سنهتمّ بتاريخ استعمال هذه التقنية منذ العصور القديمة إلى الفترة المعاصرة. ثانيا، سنعرض بعض المشاريع والتّجارب المعماريّة الّتي أعادت لهذه التقنية بريقها في الفترة الحاليّة سواء كان ذلك في بعض المدن في العالم أو في تونس. سنقدّم كذلك الخصائص الطّاقيّة والميكانيكية للبناءات بتقنية الطّابية. ثالثا، سنتناول بالدّرس هذه التّجربة التّشاركيّة الّتي قمنا بها: كيفيّة التّحضير وطريقة إنجاز العمل. أمّا العنصر الأخير والرّابع فسنعرض رؤيتنا النّقديّة للعمل المنجَز وآفاقه. سنتساءل في ختام هذا العمل ما مدى إمكانية إحياء تقنيّة الطّابية التّقليديّة والعريقة في جهة مساكن وتوظيفها في الحركة العمرانيّة وكيفيّة تطويرها وتثمينها. الكلمات المفاتيح: الطّابيّة، مساكن، تجربة تشاركيّة، تراث معماريّ، الرفاهيّة الطّاقيّة. Pour citer cet article SLAMA Imène et BEN ABDELJELIL Racha, « Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale »,

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(Fr) Asma Amara – Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum Lotfi Abdeljaouad Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman Asma Amara Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale Imène Slama et Racha Ben Abdeljelil Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire Salma Gharbi La zawiya de Sidi Ibrâhîm al-Riyâhî de Tunis : Une étude historique et archéologique Nour Kharraf La ville de Zaghouan à l’époque coloniale. Urbanisme et Monuments Meriem Marzouki Patrimonialisation de la mosquée littorale Sidi Jmour à Djerba, un monument, plusieurs vies Najoua Tobji ديوان جند الإنكشارية ومقام الحاجي بكتاش ولي بإيالة تونس: الولاء ورمزية الانتماء العثماني مؤيد المناري ملاحظات أولية حول نقائش زاوية الشيخ أحمد التليلي بفريانة عامر الحاجي جريمة قتل في مدينة صفاقس (1876) من خلال وثائق غير منشورة: الأعيانيّة في مواجهة الحماية القنصليّة محمد البشير رازقي 14 | 2022 Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman Asma Amara Table des matieres Introduction 1. Dār Al-Imāra de Kairouan : le contexte historique et archéologique 2. Quelques exemples de Dār al-Imāra en Orient musulman 3. L’analogie entre Dār al- Imāra de Kairouan et les palais urbains orientaux Conclusion Résumé L’architecture palatiale islamique est née en Orient musulman, elle a été associée au mouvement des conquêtes arabo-islamiques et à la création des villes-camps « amṣār ». Chaque ville, se dote d’un palais mieux connu par Dār al-Imāra (“Maison de gouvernement”), qui se trouvait près du mur de qibla de la Grande Mosquée, comme établissement du pouvoir et d’habitation. Mais, si quelques vestiges des palais urbains de Kūfa, de ʿAnjar, de Qaṣr al- Ḥayr al-Sharqī et de ʿAmmān, ont été conservés, à Kairouan rien ne subsiste de Dār al-Imāra, ces vestiges ont disparu. Des sources rapportent qu’elle a été transformée au XIVe siècle en silos de blé, archéologiquement approuvés, ce qui fait de Kairouan une capitale sans lieu de mémoire. La description de Dār al-Imāra de Kūfa, qui a été fouillée par Muhammad ʿAli Muṣṭafā, pourrait s’appliquer à Dār al-Imāra de Kairouan, étant donné que l’organisation des villes-camps se distingue par un aspect régulier qui reprend le même schéma. Les nouvelles villes omeyyades pourraient aussi jouer un rôle dans cette conception. En fait, l’analyse des plans des palais urbains d’Orient, laisse apparaître une similitude presque parfaite entre le modèle Kairouanais et ceux d’Irak et de Bilād al-Shām. Mots-clés :​ Villes-camps/(amṣār), Dār al-Imāra, qaṣr, Kairouan, Kūfa. Abstract Islamic palatial architecture was born in the East, and was associated with the movement of Arab-Islamic conquests and the creation of the camp-cities « amṣār ». Each city has a palace best known by Dār al-Imāra, (“House of government”), which stood near the qibla wall of the Great Mosque, as an establishment of power and habitation. While some remains of the urban palaces of Kūfa, ʿAnjar, Qaṣr al- Ḥayr al-Sharqī, and ʿAmmān, have been preserved, in Kairouan nothing remains of Dār al-Imāra, these vestiges have disappeared. Sources report that it was transformed in the XIV century into wheat silos archaeologically approved, making Kairouan a capital without a memorial site. The description of Dār al-Imāra of Kūfa, which was excavated by Muhammad ʿAli Muṣṭafā, could be applied to Dār al-Imāra of Kairouan, as the organisation of the camp-cities is distinguished by a regular appearance that repeats the same pattern. The new Umayyad cities could also play a role in this conception. In fact, the plan analysis of the urban palaces of the East reveals an almost perfect similarity between the Kairouan model and those of Iraq and Bilād al-Shām. Keywords: Camp-Cities / (amṣār), Dār al-Imāra, qaṣr, Kairouan, Kūfa. الملخص نشأت عمارة القصور الإسلاميّة في المشرق الإسلامي وكانت متزامنة مع حركة الفتوحات العربيّة الاسلاميّة وتأسيس ما يعرف بمدن الأمصار. إذ تحتوي كلّ مدينة « مصر  » على قصر يعرف أكثر بـ »دار الإمارة »، يقع بالقرب من الجدار القبلي للجامع، كمقرّ للحكم وللإقامة. لكن في حين لا تزال آثار بعض القصور الحضريّة في الكوفة وعنجر وقصر الحيّر الشرقي وعمّان قائمة، فإنّ دار الإمارة بالقيروان قد فقدت كلّ معالمها، ولم يبق لها أيّ أثر، حيث تذكر المصادر أنّها حُوّلت في القرن الرابع هجري إلى مطامير لخزن الحبوب، وهو ما وقع التأكّد منه أثريّا، مّما جعل القيروان عاصمة بدون ذاكرة. إنّ أوصاف دار الامارة بالكوفة التي كشفت عنها الحفريات الأثريّة التي أشرف عليها محمّد علي مصطفى، يمكن تطبيقها على دار الإمارة بالقيروان، سيما وأنّ كلّ مدن الأمصار تكاد تكون متشابهة من حيث التصميم، كما يمكن للمدن الأمويّة الجديدة أن تلعب دورا في هذا التمشي، خاصة وأنّ دراسة مخطّطات القصور الحضريّة في المشرق الإسلامي كشف لنا عن تشابه كبير بين النّموذج القيرواني والنّماذج الأخرى في العراق وبلاد الشام. الكلمات المفاتيح: مدن الأمصار، دار الإمارة، قصر، القيروان، الكوفة. Pour citer cet article AMARA Asma , « Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°14, Année 2022. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=3772 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Auteur​ Asma Amara Enseignante-chercheuse à l’Université de Sousse, Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse (FLSHS) ; LR : Monde Arabo-Islamique Médiéval (FSHST), L.M.A.I.M., LR99ES01. Chercheuse associée au Laboratoire d’Archéologie Médiévale et Moderne en Méditerranée (LA3M, UMR 7298, CNRS/AMU).

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(Fr) Lotfi Abdeljaouad – Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum Lotfi Abdeljaouad Nouvelles données sur Dãr al-Imãra de Kairouan : à la lumière des informations textuelles et de quelques modèles architecturaux d’orient musulman Asma Amara Le pisé : retour d’expérience à propos d’une technique de construction ancestrale Imène Slama et Racha Ben Abdeljelil Bizerte-Zarzouna (1943-1947) : le dessein d’une ville tunisienne imaginaire Salma Gharbi La zawiya de Sidi Ibrâhîm al-Riyâhî de Tunis : Une étude historique et archéologique Nour Kharraf La ville de Zaghouan à l’époque coloniale. Urbanisme et Monuments Meriem Marzouki Patrimonialisation de la mosquée littorale Sidi Jmour à Djerba, un monument, plusieurs vies Najoua Tobji ديوان جند الإنكشارية ومقام الحاجي بكتاش ولي بإيالة تونس: الولاء ورمزية الانتماء العثماني مؤيد المناري ملاحظات أولية حول نقائش زاوية الشيخ أحمد التليلي بفريانة عامر الحاجي جريمة قتل في مدينة صفاقس (1876) من خلال وثائق غير منشورة: الأعيانيّة في مواجهة الحماية القنصليّة محمد البشير رازقي 14 | 2022 Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum Lotfi Abdeljaouad Table des matieres Introduction 1. La stèle parallélépipédique (377 / 989) 2. La stèle prismatique (402 / 1012) 3. Un atelier lapidaire kairouanais 4. Un nasab attesté à Kairouan Conclusion Résumé Nombreuses sont les inscriptions arabes de Kairouan qui ont disparu et qui apparaissent de temps en temps dans des collections privées ou publiques en dehors de la Tunisie, malheureusement avec des attributions géographiques souvent erronées. Cette étude examine deux stèles funéraires kairouanaises portées perdues mais qui ont été récemment repérées dans la collection du Toronto-Aga Khan Muséum (Canada). Les deux épitaphes datent respectivement des années 377 / 987 et 402 / 1012. Notre recherche présente un plaidoyer focalisant, pour chacune des deux inscriptions, sur les arguments qui confirment son appartenance à la collection kairouanaise. Un ensemble d’arguments dont la tangibilité repose sur des recherches archivistiques, toponymiques, onomastiques, historiques, physionomiques et artistiques. La révision approfondie des lectures précédentes de leurs textes a également permis de rectifier bon nombre d’erreurs et de proposer de nouvelles hypothèses sur certains aspects de la vie socioculturelle dans la capitale d’Ifriqiya pendant la période fatimido-ziride. Mots-clés :​ Stèles funéraires – Kairouan – Toronto-Aga Khan Muséum (Canada) – 377 / 987 – 402 / 1012 – Madinat al-Masila – Badès / Badis – Madinat Misr – Madinat al-Qayrawân – Musée des arts islamiques de Kairouan- Tunisie – Ifriqiya. Abstract A large number of Arabic inscriptions from Kairouan have disappeared, but from time to time they appear in private or public collections outside Tunisia, unfortunately often with incorrect geographical attributions. This study examines two Kairouanese funerary stelae that were lost but have recently been found in the collection of the Toronto-Aga Khan Museum (Canada). The two epitaphs date from the years 377 / 987 and 402 / 1012. Our research presents a plea focusing for each of the two inscriptions on the arguments that confirm its belonging to the Kairouanese collection. These arguments are based on archival, toponymic, onomastic, historical, physiognomic and artistic research. In-depth revision of previous readings of their texts has also made it possible to rectify a number of errors and propose new hypotheses on certain aspects of socio-cultural life in the capital of Ifriqiya during the Fatimid-Zirid period. Keywords: Funerary stelae – Kairouan – Toronto-Aga Khan Museum (Canada) – 377 / 987 – 402 / 1012 – Madinat al-Masila – Badès / Badis – Madinat Misr – Madinat al-Qayrawân – Museum of Islamic Art in Kairouan – Tunisia – Ifriqiya. الملخص عديدة هي النقوش الكتابية العربية التي اندثرت من مجموعة القيروان والتي تظهر من حين لآخر خارج البلاد التونسية منسوبة خطأ في الغالب إلى مناطق جغرافية شرقية أو غربية من العالم الإسلامي. وتقّدم هذه الدراسة مثالين لشاهدين قبريين مفقودين تم رصدهما مؤخرا ضمن مجموعة متحف الآغا خان بمدينة تورنتو الكندية. ويرجع تاريخ الشاهد الأول إلى سنة 377/987 بينما يعود الثاني إلى سنة 402/1012. ويقدّم بحثنا مرافعة علمية قائمة على مجموعة من الأدلة القطعية المستوحاة من محتوى النصين والمدعّمة بالوثائق الأرشيفية وبنتائج الأعمال الميدانية، هذا فضلا عن المقارنات الأسلوبية والشكلية والزخرفية والباليوغرافية. وقد أفضت المراجعة المعمّقة للقراءات السابقة للنصّين إلى عديد التعديلات والإصلاحات التي سمحت بدورها بتقديم أطروحات جديدة تخص بعض النواحي من الحياة الاجتماعية والثقافية بعاصمة افريقية خلال الفترة الفاطمية الزيرية. الكلمات المفاتيح: شواهد القبور، القيروان، متحف الآغا خان بمدينة تورنتو، سنة 377/987، سنة 402/1012، مدينة المسيلة، البادسي، مدينة مصر، مدينة القيروان، متحف الفنون الإسلامية بالقيروان، تونس. Pour citer cet article ABDELJAOUAD Lotfi, « Deux stèles funéraires kairouanaises au Toronto-Agha Khan muséum », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°14, Année 2022. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=3725 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Auteur​ Lotfi Abdeljaouad Maître de recherche, Institut National du Patrimoine – Tunisie.

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