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(Fr)Samia Ammar – Massicault Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Massicault Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis Samia Ammar Table des matieres Introduction 1.La genèse du centre de colonisation Massicault à Borj El Amri 2.Un urbanisme et une architecture d’urgence à Massicault 3.La période de l’Indépendance : Massicault une cité de recasement Conclusion Résumé Après avoir signé le traité du Bardo en 1881, le pouvoir colonial français en Tunisie ne peut échapper à une réalité : pour tenir le pays, il faut le contrôler directement et entièrement. Une panoplie d’équipement de superstructure et d’infrastructure, couvrant l’ensemble du pays, est donc programmée après la colonisation officielle. Les premières décisions concernent la création d’un réseau de communication routier, qui sera accompagné d’un réseau de villages de colonisation pour assurer le peuplement pendant la Régence. C’est dans ce contexte que dans les environs immédiats de Tunis, et plus précisément dans la zone nord-ouest, plusieurs centres vont se développer tels que Massicault, El Battane, Tebourba, Djedaida, Chaouat. Notre intérêt se dirige vers une étude monographique du village de Massicault qui porte aujourd’hui le nom de Borj El Amri. Le contexte historique, les modèles d’aménagement urbain adoptés ainsi que la typologie du bâti du village seront nos principales préoccupations tout en nous intéressant aux formes urbaines et architecturales rurales produites dans les colonies. Mots-clés :​ Borj El Amri, Massicault, village de colonisation, aménagement urbain, architecture coloniale. Pour citer cet article Samia Ammar, « Massicault Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15936 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Samia Ammar Maître-Assistante à l’ENAU-Université de Carthage. Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines

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(Fr)Marwa Chérif – M’dhilla. Urbanisme d’une ville minière du sud Tunisien

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 M’dhilla Urbanisme d’une ville minière du sud Tunisien Marwa Chérif Table des matieres Introduction 1. Cadre géographique et historique de la ville de M’dhilla 2.Le concept d’urbanisme minier dans la ville de M’dhilla 3.L’analyse des trois esquisses du plan de la ville de M’dhilla Conclusion Résumé M’dhilla, distante de 15 kilomètres de la ville de Gafsa, est le dernier centre du bassin minier de Gafsa. Son éloignement des autres sièges miniers, ses conditions climatiques et son relief morcelé en plusieurs lits d’oueds, n’ont pas facilité son urbanisation. En effet les propositions de plans d’aménagement se sont succédé depuis 1920, cherchant à concevoir une composition adaptée aux différentes contraintes de cette nouvelle activité économique. En premier lieu, nous analyserons trois variantes de plans proposées pour la ville de M’dhilla, afin de déterminer les différentes composantes minières qui ont conditionné son installation urbaine. En second lieu, nous tenterons de mesurer l’impact de la présence européenne sur le paysage urbain d’une ville qui venait de naître et qui devait, malgré les écueils, se plier à la nouvelle politique sociale, professionnelle et urbanistique adoptée par l’administration du protectorat. Dans ce cadre, nous nous intéresserons, à travers le modèle de M’dhilla, au processus et aux contraintes qui ont été à l’origine de la création de la ville, durant le protectorat. Nous étudierons également leurs répercussions sur l’aménagement de son territoire et sur l’évolution de son tissu urbain. Mots-clés :​ bassin minier de Gafsa, M’dhilla, ville minière, phosphates, urbanisme minier, Protectorat. Pour citer cet article Marwa Chérif, « M’dhilla Urbanisme d’une ville minière du sud Tunisien », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15920 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Marwa Chérif Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines Université de la Manouba.

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(Fr) Aida Ladhari – Mosquée des Sept Dormants à Chenini-Tataouine Etude architecturale et historique

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Mosquée des Sept Dormants à Chenini-Tataouine Etude architecturale et historique Aida Ladhari Table des matieres Introduction 1. Situation de l’édifice 2. Le monument dans son environnement 3. La salle de prière 4. La grotte 5. Décorations et inscriptions 6. Description du minaret 7. Description du cimetière 8. La mosquée et le mythe des Sept Dormants (al-Sab’a Rgûd) 9. Style architectural et essai de datation Conclusion Résumé La mosquée des Sept Dormants possède une richesse architecturale assez singulière : un espace troglodytique mystique est juxtaposé à sa salle de prière. Cette dernière comporte un répertoire ornemental très varié au niveau du fond des arcs supportant la toiture à coupoles. On y perçoit également un curieux minaret penché, ainsi que plusieurs tombes allongées, à caractère nettement mystique, occupant un cimetière annexé à l’édifice. En fait, la tradition orale locale rattache le monument au mythe des Rgûd al-sab’a ou « Gens de la Caverne », légende commune aux cultes chrétien et islamique. Pour le reste, étant donné l’absence des indices archéologiques et des sources historiques, le caractère vernaculaire de l’édifice traduit, toutefois, quelques influences vraisemblablement ottomanes. Celles-ci demeurent perceptibles au niveau de la coupole centrale à base surélevée couvrant la salle de prière. Mots-clés :​ Chenini, Tataouine, mosquée, Sept Dormants, architecture vernaculaire, espace troglodytique. Pour citer cet article NOM prénom, « Mosquée des Sept Dormants à Chenini-Tataouine Etude architecturale et historique », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15906 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Aida Ladhari Assistante-ISAM -Université de Jendouba.

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(Fr) Wided Melliti Chêmi – La céramique pariétale du palais de la Rose (1798)Engouement pour la céramique européenne

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 La céramique pariétale du palais de la Rose (1798) Engouement pour la céramique européenne Wided Melliti Chêmi Table des matieres Introduction I. Les carreaux de revêtement du Palais de la Rose II. Les carreaux de revetement du pavillon de «Bordj el-Kebir» ou « Koubbet el-Hawa» du belvédère III. Identification et attribution des carreaux de revêtement Conclusion Résumé La ville de Manouba comporte un nombre important de palais et de résidences d’été. Ils présentent tous un décor polychrome en carreaux de revêtement de Qallaline et d’importation espagnole et italienne. Le palais de la Rose et son kiosque présentent une collection de céramique soigneusement conservée. Le monument est traité dans son contexte historique en prenant la datation de son revêtement céramique comme référence et non celle de sa construction. Cette étude permettra la datation d’autres monuments et d’autres modèles d’origines confondues (valenciennes, italiennes ou tunisiennes). Cet essai de datation et d’attribution nous permet d’introduire une perspective diachronique dans l’étude des collections polychromes et d’abandonner les approches atemporelles. Mots-clés :​ Palais de la Rose, « Koubbet el-Hawa », résidence d’été, Manouba, Qallaline, carreaux de faïence, Borj el-Kebir. Abstract Abstact text Keywords: text الملخص نص الملخص الكلمات المفاتيح: نص الملخص Pour citer cet article Wided Melliti Chêmi, « La céramique pariétale du palais de la Rose (1798) Engouement pour la céramique européenne », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15893 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Wided Melliti Chêmi Assistante à l’ENAU- Université de Carthage- Laboratoire LAAM- Université de la Manouba.

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(Fr) Ahmed Saadaoui – Zaghouan Fondation et développement d’une ville morisque de Tunisie d’après les documents des archives locales

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Zaghouan Fondation et développement d’une ville morisque de Tunisie d’après les documents des archives locales Ahmed Saadaoui Table des matieres Introduction 1. Les Mosquées 2. Les zawiyas 3. Les établissements hydrauliques Conclusion Résumé Zaghouan est l’une des plus importantes villes fondées par les Andalous en Tunisie vers 1610. Les principaux monuments de la vieille ville remontent au XVIIee siècle : mosquées, zawiyas, hammams, fontaines, souks, etc. De même les immigrés andalous avaient compris tous les avantages à tirer de ce site abondamment alimenté en eau par des sources intermittentes. Ainsi ils créèrent des jardins ceinturant la cité et développèrent des activités grandes consommatrices d’eau : teinturerie, tannerie, huilerie, meunerie dont les moulins étaient actionnés à l’énergie hydraulique. Dans cet article nous présentons quelques bâtiments et établissements évoqués par des documents, pour la plupart inédits, des archives locales notamment les actes de waqf. Nous nous arrêtons sur certains aspects relatifs à l’intérêt historique et architectural de tels monuments. Mots-clés :​ Zaghouan, Andalous, Morisques, Tunisie au XVIIe siècle, architecture, moulin hydraulique. Pour citer cet article Ahmed Saadaoui, « Zaghouan Fondation et développement d’une ville morisque de Tunisie d’après les documents des archives locales », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15877 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Ahmed Saadaoui Professeur universitaire – Université de la Manouba. Laboratoire d’Archéologie et d’architecture maghrébines.

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(Fr) Houda Ben Younes – L’architecture des mosquées Ibadites au Mzab et à Djerba Propriétés syntaxiques et modes de structuration

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 06 | 2018 L’architecture des mosquées Ibadites au Mzab et à Djerba Propriétés syntaxiques et modes de structuration Houda Ben Younes Table des matieres Introduction 1. Les espaces constitutifs de l’échantillon de mosquées ibadites de Djerba et du Mzab 2. Configurations spatiales de l’échantillon de mosquées ibadites de Djerba et du Mzab 3. Logique spatiale de l’échantillon de mosquées ibadites du Djerba et du Mzab Conclusion Résumé Loin d’être « archaïque », comme certains la définissent, l’architecture vernaculaire traduit un savoir-faire qui, outre les connaissances techniques locales, révèle d’autres paramètres fondamentaux dictés par la tradition, qui lui confèrent sa spécificité par rapport à l’architecture contemporaine. Cette recherche s’intéresse au patrimoine religieux construit par les berbères ibadites dans deux régions géographiques différentes à savoir : les cinq villes du Mzab en Algérie et l’île de Djerba en Tunisie. Notre étude est basée sur la méthode de la syntaxe spatiale qui met en évidence la relation fondamentale qui existe entre la configuration d’un espace et son usage. L’objectif de ce travail de recherche est d’identifier la logique spatiale des configurations architecturales d’un échantillon de trente mosquées ibadites de Djerba et du Mzab. A travers ce travail nous essayons d’une part, d’expliquer l’organisation spatiale de la mosquée ibadite dans les deux régions d’étude. D’autre part, nous nous proposons de montrer l’existence de trois modes d’intégration qui structurent la mosquée ibadite dans l’île de Djerba et dans la vallée du Mzab : le çaḥn, le tẓalliṭ et le tẓalliṭ-tzaqqa n tẓalliṭ. Mots-clés :​ Syntaxe Spatiale, Mosquée Ibadite, Configuration spatiale, Mode de structuration, Facteur de différence de base. Pour citer cet article Houda Ben Younes, « L’architecture des mosquées Ibadites au Mzab et à Djerba : Propriétés syntaxiques et modes de structuration », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15840 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Houda Ben Younes Docteure en Sciences de l’Architecture – ENAU – Université de Carthage. Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines-Université de la Manouba

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(FR) Othmani Houssem Eddine – Quand le patio perd le ciel. Statut et usages d’un élément traditionnel dans la villa néo-mauresque à Tunis (début XXe siècle)

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji. L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter. Sarra Ladjimi Malouche Cisterns and Wells The Dormant Water Heritage of the Medina of Tunis Leila Ben-Gacem, Firas Khlifi et Sihem Lamine Repenser les patios enterrés de Bulla Regia : une lecture intégrée entre HBIM, performance climatique et design situé Aida Hermi et Héla Oueslati Mur, seuil et patio comme dispositifs climatiques et domestiques. Les Case di Palma d’Umberto Riva à Stintino (1959–60 / 1971–73) Marion Boisset L’habitat de loisir de Georges Candilis. Le patio comme centre de vie Corentin Claret et Catherine Compain-Gajac Quand le patio perd le ciel. Statut et usages d’un élément traditionnel dans la villa néo-mauresque à Tunis (début XXe siècle) Houssem Eddine Othmani Mediterranean roots at the making of the Tapatia patio house (1920s-1930s) Claudia Rueda, Isabela Rentería et Magda Mària La cour troglodytique de Matmata comme matrice : modélisation systémique d’un archétype d’intelligence vernaculaire Amira Naoui The Mediterranean retreats of two Danish architects. Jørn Utzon’s Can Lis and Erik Christian Sørensen’s Can Geroni in Majorca Riccardo Petrella 22 | 2026 Quand le patio perd le ciel. Statut et usages d’un élément traditionnel dans la villa néo-mauresque à Tunis (début XXe siècle) Othmani Houssem Eddine Table des matieres Introduction 1. Tunis, 1900-1950 : l’introduction du style néo-mauresque et l’arabaisance moderne 2. Le modèle originel : le patio traditionnel tunisois 3. La métamorphose analysée : la réutilisation moderne du patio Conclusion Résumé L’architecture néo-mauresque à Tunis, développée principalement durant la première moitié du XXe siècle, s’inscrit dans une tendance artistique marquée par l’orientalisme. Elle reprend des éléments de l’habitat traditionnel local comme le moucharabieh, la skiffa et le patio, non pas nécessairement pour leur fonction, mais pour leur valeur esthétique et symbolique. Cette reconfiguration stylistique s’opère dans un contexte de modernité urbaine et architecturale, avec de nouveaux matériaux, de nouvelles normes constructives et des modes de vie en mutation. Le patio, élément central et structurant de la maison tunisienne traditionnelle, est fréquemment repris dans ces villas. Pourtant, il y subit une transformation majeure : il n’apparaît plus comme un espace ouvert sur le ciel. Il est fréquemment couvert par un étage supérieur ou une coupole, perdant ainsi ses fonctions bioclimatiques essentielles (ventilation, lumière zénithale, rapport à l’eau de pluie) et parfois même sa centralité spatiale. Son statut devient alors ambigu : est-ce encore un patio, ou simplement un hall, une antichambre, un salon couvert ? Cette configuration n’est pas isolée ; on observe également une dilution du terme « patio » pour désigner des espaces de circulation ou des pièces intérieures closes. Cette communication se propose d’analyser cette transformation. Nous posons l’hypothèse que le patio, dans cette architecture, devient un signe architectural décontextualisé. Sa métamorphose révèle moins une imitation qu’une réinterprétation profonde, adaptant la spatialité domestique aux besoins d’une clientèle souvent européenne ou occidentalisée. Nous chercherons donc à identifier les nouvelles fonctions de cet espace couvert (circulation, distribution, prestige) et à comprendre ce qui le remplace comme cœur de la maison : un salon « à l’européenne », un escalier monumental, une terrasse ? Pour répondre à ces questions, notre méthode repose sur l’analyse comparative d’un corpus de villas tunisiennes conçues par des architectes tels que Raphaël Guy, Victor Valensi ou Jacques Marmey. Cette lecture morphologique sera éclairée par une approche empruntant à l’anthropologie de l’espace, permettant d’interroger l’écart entre la forme (le signe « patio ») et l’usage, ainsi que la redéfinition des centralités domestiques. L’objectif n’est ni de juger cette transformation, ni de regretter une supposée authenticité, mais d’observer ce qui advient lorsqu’un élément architectural majeur change de nature. À travers le cas du patio néo-mauresque, nous interrogeons ainsi la rencontre, parfois contradictoire, entre une tradition revisitée et les impératifs d’une configuration moderne adaptée à un mode de vie européen. Mots-clés :​ Patio couvert, architecture néo-mauresque, villa, XXe siècle, morphologie spatiale. Abstract Neo-Moorish architecture in Tunis, which developed primarily during the first half of the 20th century, belongs to an artistic trend marked by Orientalism. It borrows elements from the local traditional habitat —such as the moucharabieh, skiffa, and patio— not necessarily for their original function, but for their aesthetic and symbolic value. This stylistic reconfiguration takes place within the context of urban and architectural modernity, involving new materials, new construction standards, and evolving lifestyles. The patio, a central and structuring element of the traditional Tunisian house, is frequently adopted in these villas. Yet, it undergoes a major transformation: it no longer appears as a sky-open space. It is often covered by an upper floor or a dome, thereby losing its essential bioclimatic functions (natural ventilation, zenithal light, connection to rainwater) and sometimes even its spatial centrality. Its status becomes ambiguous: is it still a patio, or merely a hall, an antechamber, a covered salon? This configuration is not isolated; we also observe a dilution of the term « patio » to designate circulation spaces or enclosed interior rooms. This presentation aims to analyze this transformation. We hypothesize that the patio, in this architecture, becomes a decontextualized architectural sign. Its metamorphosis reveals not so much an imitation as a profound reinterpretation, adapting domestic spatiality to the needs of a clientele that was often European or Westernized. We will therefore seek to identify the new functions of this covered space (circulation, distribution, prestige) and to understand what replaces it as the heart of the house: a European-style salon, a monumental staircase, a terrace? To answer these questions, our method is based on the comparative analysis of a corpus of Tunisian villas designed by architects such as Raphaël Guy, Victor Valensi, and Jacques Marmey. This morphological reading will be informed by an approach drawing from the anthropology of space, allowing us to question the gap between form (the « patio » sign) and use, as well as the redefinition of domestic centralities. The objective is neither to judge this transformation nor to regret a

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(FR) Sarra Ladjimi Malouche – Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter.

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji. L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter. Sarra Ladjimi Malouche Cisterns and Wells The Dormant Water Heritage of the Medina of Tunis Leila Ben-Gacem, Firas Khlifi et Sihem Lamine Repenser les patios enterrés de Bulla Regia : une lecture intégrée entre HBIM, performance climatique et design situé Aida Hermi et Héla Oueslati Mur, seuil et patio comme dispositifs climatiques et domestiques. Les Case di Palma d’Umberto Riva à Stintino (1959–60 / 1971–73) Marion Boisset L’habitat de loisir de Georges Candilis. Le patio comme centre de vie Corentin Claret et Catherine Compain-Gajac Quand le patio perd le ciel. Statut et usages d’un élément traditionnel dans la villa néo-mauresque à Tunis (début XXe siècle) Houssem Eddine Othmani Mediterranean roots at the making of the Tapatia patio house (1920s-1930s) Claudia Rueda, Isabela Rentería et Magda Mària La cour troglodytique de Matmata comme matrice : modélisation systémique d’un archétype d’intelligence vernaculaire Amira Naoui The Mediterranean retreats of two Danish architects. Jørn Utzon’s Can Lis and Erik Christian Sørensen’s Can Geroni in Majorca Riccardo Petrella 22 | 2026 Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter. Sarra Ladjimi Malouche* Table des matieres Introduction 1. Le patio : une expérience sensible 2. Le quotidien du patio : une humanité encore vivante 3. Configurer le patio par l’écriture : l’Ekphrasis Conclusion Résumé Notre communication se propose d’analyser les représentations des cours et patios dans L’Œil du jour de Hélé Béji. D’inspiration autobiographique, ce roman interroge notre rapport à l’espace et à l’habiter, à partir du cœur de la demeure familiale, le patio de la maison de la rue El Marr dans la médina de Tunis. Loin d’être de simples décors, les cours et tout particulièrement le patio, occupent une fonction centrale dans le rapport à l’espace : ils suscitent impressions, sensations, sentiments qui invitent à une appréhension phénoménologique de l’espace. Réactivant les notions d’ambiance et d’atmosphère, l’écriture ouvre l’accès à un ressenti autre de l’espace urbain que notre contemporanéité gagnerait à redécouvrir pour habiter poétiquement Tunis. Mots-clés :​ Patio- Tunis- Hélé Béji- géopoétique- Ekphrasis. Abstract This paper aims to analyse the representation of inner courtyards and patios in Hélé Béji’s book L’Œil du jour (The eye of the day). Inspired by the autobiographical genre, this novel questions our relationship to space and to the act of dwelling, from the perspective of the family home, the house’s patio, located on El Marr Street, within Tunis medina. More than mere scenery, the inner courtyards and more particularly the patio, hold a key function in the way space is experienced: they arouse impressions, sensations and emotions that calls for a phenomenological approach to space. Reappropriating the concepts of ambiance and atmosphere, this writing allows an alternative way of experiencing urban space, from which our contemporaneity could benefit, in order to inhabit Tunisia poetically. Keywords: Patio, Tunis, Hélé Béji, Geopoetics, Ekphrasis. الملخص يهدف عرضنا إلى تحليل مسألة تمثيل الأفنية والباحات في كتاب « عين النّهار » للكاتبة التونسية هالة الباجي. فهذه الرواية المستوحاة من سيرة ذاتية تطرح علاقتنا بالمكان والسّكن انطلاقا من صميم المنزل العائلي، وهو فناء المنزل الواقع بنهج المرّ بالمدينة العتيقة بتونس. الباحات وخاصة الفناء ليست مجرد زخارف بل تحتل هذه المواقع وظيفة محورية في علاقتها مع المكان: فهي تثير الانطباعات والأحاسيس والمشاعر التي تدعو إلى إدراك ظاهراتي للمكان. من خلال إعادة تنشيط مفاهيم الوسط والأجواء، تفتح الكتابة في « عين النهار » المجال أمام شعور متباين بالفضاء الحضري فسيستفيد منه عالمنا المعاصر من خلال إعادة اكتشافه من أجل العيش بتونس بشكل شاعري. الكلمات المفاتيح: باحات – شاعرية المكان – هالة الباجي – الوصف التشكيلي – تونس. Pour citer cet article Sarra Ladjimi Malouche, « Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji. L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°22, Année 2026. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=14413 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Introduction À nos amis de la maison à Patio. Un des mouvements importants de la littérature contemporaine est le « spatial turn », qui met au premier plan les recherches sur l’espace et opère un retour vers le concret. C’est dans cette perspective que s’inscrit l’approche géopoétique que nous adoptons pour étudier la configuration du patio dans L’Œil du jour de Hélé Béji. Agrégée de lettres modernes, Hélé Béji a travaillé à l’Unesco, elle est l’auteur de nombreux essais, d’une satire, et d’un roman : L’Œil du jour qui fera l’objet de la présente communication. La géopoétique1 est un mouvement transdisciplinaire initié par le poète et philosophe Kenneth White à la fin du XXe siècle. Elle cherche à rétablir et enrichir le lien entre l’être humain et la Terre en combinant l’art, la poésie, la science et l’expérience sensible du monde pour habiter la planète autrement, développer une présence intense au monde, créer une culture ancrée dans le réel et dans l’espace partagé. L’approche géopoétique consiste à explorer les chemins du rapport sensible et intelligent à la terre, fondant une culture au sens fort du mot. Le terme « géopoétique » présente un double mouvement : une expérience de la terre et la conversion de cette expérience en art. Dans L’Œil du jour, la maison à Patio est au cœur du lien avec la terre et les éléments. Elle suscite à la fois, l’émotion et l’écriture de cette émotion. En vertu de ces liens renoués qui intensifient la présence au monde, nous avançons l’hypothèse d’une géopoétique de l’habiter. De plus, nous ferons dialoguer la géopoétique avec la géographie littéraire2. En effet, dans le texte, l’espace est un référent situé, qui s’articule entièrement autour de la demeure à patio dans la vieille ville de Tunis. Loin d’être un simple décor, celle-ci constitue la dimension essentielle du roman. Interrogé, représenté et recréé, le référent du texte invite à explorer la facture même du langage, démarche qui est au cœur de la géographie littéraire.

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(FR) Corentin Claret et Catherine Compain-Gajac – L’habitat de loisir de Georges Candilis Le patio comme centre de vie

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji. L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter. Sarra Ladjimi Malouche Cisterns and Wells The Dormant Water Heritage of the Medina of Tunis Leila Ben-Gacem, Firas Khlifi et Sihem Lamine Repenser les patios enterrés de Bulla Regia : une lecture intégrée entre HBIM, performance climatique et design situé Aida Hermi et Héla Oueslati Mur, seuil et patio comme dispositifs climatiques et domestiques. Les Case di Palma d’Umberto Riva à Stintino (1959–60 / 1971–73) Marion Boisset L’habitat de loisir de Georges Candilis. Le patio comme centre de vie Corentin Claret et Catherine Compain-Gajac Quand le patio perd le ciel. Statut et usages d’un élément traditionnel dans la villa néo-mauresque à Tunis (début XXe siècle) Houssem Eddine Othmani Mediterranean roots at the making of the Tapatia patio house (1920s-1930s) Claudia Rueda, Isabela Rentería et Magda Mària La cour troglodytique de Matmata comme matrice : modélisation systémique d’un archétype d’intelligence vernaculaire Amira Naoui The Mediterranean retreats of two Danish architects. Jørn Utzon’s Can Lis and Erik Christian Sørensen’s Can Geroni in Majorca Riccardo Petrella 22 | 2026 L’habitat de loisir de Georges Candilis Le patio comme centre de vie Corentin Claret et Catherine Compain-Gajac Table des matieres Introduction 1. Georges Candilis, une nouvelle architecture : théorie 2. Le patio à travers le village de vacances « Les Carrats » 3. Le patio élément indissociable de l’architecture des loisirs Conclusion Résumé Au sud de la France, entre 1963 et 1983, une structure administrative novatrice, la mission interministérielle d’aménagement du littoral du Languedoc-Roussillon, a été créée dans le but de conduire de grands travaux d’infrastructure nécessaires au développement du littoral dans l’objectif d’accueillir un million d’estivants au sein d’unités touristiques, tout en préservant des espaces naturels sauvages. Un plan d’urbanisme d’intérêt régional, adopté en 1964, a ainsi créé six Unités Touristiques Nouvelles (UTN) sur une longueur de 200km, placées sous la responsabilité d’architectes-urbanistes dont Georges Candilis pour l’UTN Leucate-Barcarès à cheval entre l’Aude et les Pyrénées-Orientales qui sont les sites de notre sujet. La philosophie du projet était d’inventer un esprit de vacances. Georges Candilis, utilisa ce site comme terrain d’expérimentation pour une architecture nouvelle. Il souhaitait en effet mettre en place une architecture résolument tournée vers l’extérieur dans laquelle les vacanciers ne vivent pas dedans mais dehors. Pour Georges Candilis, une résidence, qu’il nomme village, est une combinatoire de logis organisée autour de placettes ; chaque logis, est un assemblage de pièces nommées blocs fonctionnels dont le patio fait parti. À travers cette logique d’assemblage, l’architecte parvient à développer différentes typologies de maisons à patio villages et de logements collectifs. Georges Candilis conçoit le patio non seulement dans le contexte du logement, mais aussi pour les lieux d’attractions et de commerce. Quant à leur utilisation elle peut différer selon les besoins : lieu de vie, apport de lumière, introduction du végétal. En 1973, Le choc pétrolier a mis un terme à cette épopée. De même qu’au début des années 1980, les dispositions de la loi littoral ont mis fin au projet de Leucate-Barcarès. Le développement des unités touristiques a profondément bouleversé des espaces naturels sensibles devenant pour certaines de véritables villes littorales. Du point de vue de l’architecture, la nécessité de mettre en place des mesures d’adaptation des logements existants aux besoins nouveaux interroge sur le devenir des concepts mis en place par les architectes qui ont inventé ces lieux. La question se pose de la reconnaissance de la valeur patrimoniale d’architectures parfois devenues fragiles et à la suite, de leur conservation. Pour cela des procédures administratives ont été mises en place soutenues, sur le terrain, par l’action du système associatif. Mots-clés :​ habitat, loisir, patio, Candilis, habitat, patrimoine, architecture XXe . Abstract In southern France, between 1963 and 1983, an innovative administrative body—the Interministerial Mission for the Development of the Languedoc-Roussillon Coastline—was established to oversee the major infrastructure works required for coastal development. Its objective was to accommodate one million holidaymakers within newly planned tourist units while preserving extensive areas of natural, undeveloped landscape. In 1964, a regional planning scheme was adopted, creating six New Tourist Units (Unités Touristiques Nouvelles, UTNs) along a 200-kilometre stretch of coastline. Each unit was placed under the responsibility of an architect-planner. Among them was Georges Candilis, who was entrusted with the Leucate–Barcarès UTN, spanning the departments of Aude and Pyrénées-Orientales, which constitute the focus of this study. The guiding philosophy of the project was to invent a new spirit of vacation living. Georges Candilis used the site as a testing ground for a new architectural approach. He sought to develop an architecture resolutely oriented toward outdoor living, in which holidaymakers would not live inside buildings but rather outside them. For Candilis, a residential complex—referred to as a “village”—was conceived as a combination of dwellings organized around small squares. Each dwelling consisted of an assembly of spaces known as functional blocks, among which the patio played a central role. Through this compositional logic, the architect developed a variety of patio-house village typologies as well as collective housing schemes. Candilis designed patios not only within residential settings but also in recreational and commercial facilities. Their functions varied according to specific needs: living space, source of natural light, or integration of vegetation. The 1973 oil crisis brought this ambitious undertaking to an abrupt halt. Subsequently, in the early 1980s, the provisions of the French Coastal Law (Loi Littoral) definitively ended the Leucate–Barcarès development project. The growth of these tourist units profoundly transformed environmentally sensitive natural areas, some of which evolved into genuine coastal towns. From an architectural perspective, the need to adapt existing housing to contemporary requirements raises questions about the future of the concepts originally developed by the architects who created these places. This, in turn, prompts reflection on the recognition of the heritage value of these sometimes fragile architectural ensembles and, consequently, on their preservation. To address these issues, administrative

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(FR) Marion Boisset – Mur, seuil et patio comme dispositifs climatiques et domestiques. Les Case di Palma d’Umberto Riva à Stintino (1959–60 / 1971–73)

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Cours et patios dans le Tunis de Hélé Béji. L’Œil du jour, une géopoétique de l’habiter. Sarra Ladjimi Malouche Cisterns and Wells The Dormant Water Heritage of the Medina of Tunis Leila Ben-Gacem, Firas Khlifi et Sihem Lamine Repenser les patios enterrés de Bulla Regia : une lecture intégrée entre HBIM, performance climatique et design situé Aida Hermi et Héla Oueslati Mur, seuil et patio comme dispositifs climatiques et domestiques. Les Case di Palma d’Umberto Riva à Stintino (1959–60 / 1971–73) Marion Boisset L’habitat de loisir de Georges Candilis. Le patio comme centre de vie Corentin Claret et Catherine Compain-Gajac Quand le patio perd le ciel. Statut et usages d’un élément traditionnel dans la villa néo-mauresque à Tunis (début XXe siècle) Houssem Eddine Othmani Mediterranean roots at the making of the Tapatia patio house (1920s-1930s) Claudia Rueda, Isabela Rentería et Magda Mària La cour troglodytique de Matmata comme matrice : modélisation systémique d’un archétype d’intelligence vernaculaire Amira Naoui The Mediterranean retreats of two Danish architects. Jørn Utzon’s Can Lis and Erik Christian Sørensen’s Can Geroni in Majorca Riccardo Petrella 22 | 2026 Mur, seuil et patio comme dispositifs climatiques et domestiques. Les Case di Palma d’Umberto Riva à Stintino (1959–60 / 1971–73) Marion Boisset Table des matieres Introduction 1. Les architectures vernaculaires sardes : un répertoire de dispositifs 2. Les Case di Palma : dispositifs et configurations spatiales 3. Défaire l’habitat : abstraction du vernaculaire et activation des dispositifs Conclusion Résumé Les Case di Palma réalisées par Umberto Riva à Stintino en 1959–60 puis en 1971–73 constituent un terrain d’observation privilégié pour analyser l’évolution d’une pensée architecturale à partir d’un même site et de conditions climatiques comparables. Conçues comme des maisons de villégiature en contexte méditerranéen, elles interrogent l’habiter temporaire et saisonnier à travers une attention soutenue aux dispositifs spatiaux et climatiques plutôt qu’aux formes typologiques stabilisées. À partir d’une analyse comparative des deux projets, fondée sur l’étude de six dispositifs architecturaux récurrents — mur, cour, patio, portique, seuil et toiture —, l’article examine la manière dont ces éléments sont progressivement transformés en dispositifs opératoires capables de réguler le climat, d’organiser les parcours et de redistribuer les usages domestiques. La première maison repose sur une organisation introvertie autour d’une cour centrale, conçue comme un vide structurant et un régulateur climatique. Dans les secondes maisons, cette centralité disparaît au profit d’un système continu d’espaces intermédiaires — patios latéraux, portiques, couloirs couverts — articulés par un mur périmétrique enveloppant. L’hypothèse défendue est que les deux Case di Palma témoignent d’un processus d’abstraction du vernaculaire sarde. Plutôt que de reprendre les formes caractéristiques de cette architecture, Riva en isole certains principes opératoires — protection climatique, organisation des seuils, épaisseur du mur, articulation des espaces ouverts et couverts — qu’il recompose progressivement en dispositifs architecturaux autonomes. L’analyse comparative vise ainsi à mettre en évidence ce déplacement, de la référence typologique vers une logique de projet fondée sur l’expérience spatiale et les espaces intermédiaires. En déplaçant la lecture de la typologie vers l’expérience, de la forme vers le dispositif, les Case di Palma apparaissent comme le lieu d’élaboration d’une logique de projet fondée sur l’activation des espaces intermédiaires et sur une conception de l’architecture comme champ de relations, sensible aux variations climatiques, perceptives et d’usage. Mots-clés :​ Dispositifs, Espaces intermédiaires, Abstraction, Climat, Usage. Abstract The Case di Palma, designed by Umberto Riva in Stintino in 1959–60 and again in 1971–73, provide a privileged case study for examining the evolution of an architectural approach within the same site and under comparable climatic conditions. Conceived as holiday houses in a Mediterranean context, they explore temporary and seasonal dwelling through a sustained attention to spatial and climatic devices rather than to fixed typological forms. Drawing on a comparative analysis of the two projects, based on the study of six recurring architectural devices—wall, courtyard, patio, portico, threshold, and roof—this article investigates how these elements are progressively transformed into operative devices capable of regulating the climate, organizing circulation, and redistributing domestic uses. The first house is structured around an inward-looking organization centered on a courtyard conceived as both a formative void and a climatic regulator. In the later houses, this centrality gives way to a continuous system of intermediate spaces—side patios, porticoes, and covered passageways—articulated by an enclosing perimeter wall. The article argues that the two Case di Palma illustrate a process of abstraction of the Sardinian vernacular. Rather than reproducing its characteristic forms, Riva isolates a number of its operative principles—climatic protection, the organization of thresholds, the thickness of the wall, and the articulation between open and covered spaces—which he progressively recomposes into autonomous architectural devices. The comparative analysis thus seeks to demonstrate a shift from typological reference toward a design logic grounded in spatial experience and intermediate spaces. By moving the focus of analysis from typology to experience, and from form to device, the Case di Palma emerge as the site in which a design logic is elaborated through the activation of intermediate spaces and through a conception of architecture as a field of relationships, responsive to climatic, perceptual, and domestic variations. Keywords: Devices, Intermediate Spaces, Abstraction, Climate, Use. الملخص تُشكّل Case di Palma التي صمّمها أومبرتو ريفا في ستينتينو خلال عامي 1959–1960، ثم بين 1971–1973، مجالًا مميّزًا لدراسة تطوّر الفكر المعماري انطلاقًا من الموقع نفسه وفي ظلّ ظروف مناخية متقاربة. وقد صُمِّمت هذه المنازل بوصفها مساكن للاصطياف في سياق متوسطي، حيث تطرح إشكالية السكن المؤقت والموسمي من خلال اهتمام متواصل بالأجهزة المكانية والمناخية أكثر من اهتمامها بالأشكال النمطية المستقرة. وانطلاقًا من تحليل مقارن للمشروعين، يستند إلى دراسة ستة أجهزة معمارية متكررة هي: الجدار، والفناء، والباحة، والرواق، والعتبة، والسقف، تبحث هذه الدراسة في الكيفية التي تحوّلت بها هذه العناصر تدريجيًا إلى أجهزة تشغيلية قادرة على تنظيم المناخ، وتوجيه مسارات الحركة، وإعادة توزيع الاستخدامات المنزلية. يقوم المنزل الأول على تنظيم داخلي منغلق يتمحور حول فناء مركزي يُنظر إليه بوصفه فراغًا بنيويًا ومنظّمًا مناخيًا في آنٍ واحد. أمّا في المنازل

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