Al-Sabil 18

(Fr) Kenza Marrakchi – Exploration des Dynamiques Artistiques

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie : De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie : les choix et les méthodes de conception Fatma Derouiche Exploration des dynamiques artistiques contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi نقش تخليدي زيري بمسجد البقالطة (المنستير)، 423 هـ / 1031-1032 م لطفي عبد الجواد التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي علي ثابت وعلاقته بيوسف داي بين 1610 م و1631م قيس الجمايعي مدرسة محمد باي المرادي: أوّل مدرسة أسسّت بمدينة قفصة خلال الفترة العثمانية توفيق لسود التراث والتنمية الحدودية بين تونس والجزائر محمد الأزهر الغربي إضاءات تاريخيّة حول ضَيْعَةِ بَاشَا إيالةِ تونس يحيى بن عبد الرحمان السَاكِزْلِي في قرية « مِيرَاخُورْ » على ساحل البحر الأسود بتركيا مؤيّد المناري 18 | 2024 Exploration des Dynamiques Artistiques Contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi Table des matieres Introduction 1. La pratique artistique de Mohamed AKECHA, entre l’intramuros et l’extra muros 2. Archivart un concept innovant dans la Tunisie post-révolutionnaire 3. Contextualisation d’une pratique in progress 4. Ma pratique artistique entre transcendance et transgression Conclusion Résumé La révolution du jasmin fut un déclic pour plusieurs jeunes artistes créateurs1. De nombreux talents ont envahi les espaces pour y exposer toutes sortes de pratiques artistiques. Ces jeunes avant-gardistes ont su séduire la société tunisienne et sans doute la scène internationale. Des nouvelles tendances émergentes nous ont offert un art contemporain nouveau touchant et regroupant toutes les composantes de la société tunisienne, les habitués et les non habitués aux manifestations artistiques. « L’art a décampé », selon les paroles d’un jeune artiste, des locaux dédiés aux expositions. Cette effervescence de nouvelles pratiques artistiques mérite un temps d’arrêt pour comprendre cette nouvelle mouvance et cette nouvelle manière de voir a réussi à capter l’attention de tout un public de différentes catégories et de différentes générations. Plusieurs mots ont été griffonnés sur les journaux par des journalistes critiques d’art pour dénoncer cette vulgarisation et cette nouvelle manière d’exposer et de partager. En revanche, les réseaux sociaux ont fêté l’arrivée de cette bouffée d’oxygène ! Nous sommes en train d’assister à l’émergence de nouveaux espaces communautaires, alternatifs, expérimentaux et indépendants, qui offrent des plateformes provocatrices intrigantes et uniques. L’art contemporain tunisien aujourd’hui brise les traditions modernes et opère des déplacements qui touchent toute une société. L’art se montre dans la rue, dans les parcs, dans des lieux délabrés, dans des vieux palais abandonnés, dans des vestiges archéologiques, dans des usines, dans des hôpitaux brisant toutes barrières entre l’artiste et le public. Créant ainsi une dialectique entre l’espace lieu, le paysage, l’architecture, entre le spectateur et son environnement. Une nouvelle ère dans l’histoire de l’art tunisien certes mais fragile. On se pose alors plusieurs questions et on s’agite. Cette croissance et cette prolifération fort rapide se trouve face à un défi d’organisation et de structuration de toute une stratégie de com et un objectif de fréquentations à adopter pour atteindre toutes catégories sociales et réussir une expérience sensorielle existentielle marquante. Mais qu’en est- il des espaces « intra-muros » ? Plusieurs galeries traversent d’importantes difficultés et certaines ont même fermé leurs portes. Comment allons-nous gérer ces deux manières de toucher le public ? Comment allons-nous protéger « l’intra-muros » des dangers de l’extra-muros et organiser les deux d’une manière professionnelle ? Avons-nous des spécialistes qui peuvent gérer, organiser protéger, attirer les différentes catégories sociales, sans pour autant perdre les habitués de « l’intra-muros » ? Le ministère de la culture, quel est le rôle de l’Etat dans ce changement- a-t-il pensé à la préservation des deux secteurs ? ou une affaire de concurrences déloyales, de moyens de financements, celui qui séduit le plus aura le plus de succès ? Qu’en est-il de cette génération d’artistes, encore traditionnalistes, qui refuse de quitter leurs temples ? En fin, peut-on avancer et côtoyer la mouvance internationale sans avoir réglé nos problèmes intérieurs de connexions ? Plusieurs rencontres, colloques, publications pour organiser ce que nous classons de patrimoine artistique depuis 1881. Nous n’avons aucune structure qui préserve l’artiste et ses productions. L’Etat doit bouger, aucune coordination entre l’archivage, la logistique, les sorties à l’étranger pour les expositions, les moyens techniques, la sécurité des œuvres, entre les autorités et le ministère de la culture, et surtout la conservation de ce patrimoine fortement en souffrance. Un débat qui ne fait que commencer. Mots-clés :​ Art contemporain tunisien, connexion, médiation, mutation, accessibilité Abstract Exploring New Contemporary Artistic Dynamics in Tunisia: Between Artists and Mediators The Jasmine Revolution sparked a turning point for many young creative artists. A wave of emerging talents took over various spaces to showcase all kinds of artistic practices. These avant-garde youth managed to captivate Tunisian society—and likely the international scene as well. The new emerging trends introduced a contemporary art that is both fresh and emotionally resonant, bringing together all segments of Tunisian society, including those who were previously unfamiliar with artistic events. As one young artist put it, “Art has moved out”—escaping the confines of traditional exhibition venues. This surge in new artistic expressions deserves a moment of pause and reflection. It represents a new vision that has successfully attracted the attention of diverse audiences across generations and social groups. Some art critics hastily scribbled columns denouncing what they viewed as a vulgarization of art and a disruptive new way of exhibiting and sharing. Meanwhile, social media celebrated this breath of fresh air. We are witnessing the rise of new community spaces—alternative, experimental, and independent—offering provocative, unique platforms that challenge the norm. Contemporary Tunisian art today is breaking away from modernist traditions, shifting boundaries and impacting society at large. Art

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(Fr) Hakima Trimeche – Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie : De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie : les choix et les méthodes de conception Fatma Derouiche Exploration des dynamiques artistiques contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi نقش تخليدي زيري بمسجد البقالطة (المنستير)، 423 هـ / 1031-1032 م لطفي عبد الجواد التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي علي ثابت وعلاقته بيوسف داي بين 1610 م و1631م قيس الجمايعي مدرسة محمد باي المرادي: أوّل مدرسة أسسّت بمدينة قفصة خلال الفترة العثمانية توفيق لسود التراث والتنمية الحدودية بين تونس والجزائر محمد الأزهر الغربي إضاءات تاريخيّة حول ضَيْعَةِ بَاشَا إيالةِ تونس يحيى بن عبد الرحمان السَاكِزْلِي في قرية « مِيرَاخُورْ » على ساحل البحر الأسود بتركيا مؤيّد المناري 18 | 2024 Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie. De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Table des matieres Introduction 1. L’Antiquité : les thermes comme espaces de soins 2. Le Moyen Âge : les mâristâns et la médecine islamique 3. La période précoloniale : continuité des soins et ancrage dans les médinas 4. La période coloniale : rupture et occidentalisation des modèles 5. Les mutations postcoloniales Conclusion Résumé Cet article propose une exploration de l’histoire de l’architecture hospitalière en Tunisie, un champ de recherche encore peu investi malgré son importance sur les plans historique, culturel et social. Il s’attache à retracer l’évolution des établissements de santé, de l’Antiquité à l’époque contemporaine, en mettant en évidence l’impact des contextes culturels, religieux et coloniaux sur leur transformation. L’objectif est de dégager les principales étapes de cette évolution à travers une analyse historique et typologique des formes architecturales hospitalières. L’étude met en lumière l’influence conjointe des avancées médicales, des dynamiques socio-économiques et du dialogue entre les traditions locales et le rationalisme architectural occidental. Trois grandes mutations sont ainsi identifiées dans l’histoire de l’architecture hospitalière tunisienne, témoignant d’une permanence des préoccupations liées à l’hygiène, malgré des ruptures marquées sur les plans formel et fonctionnel. Mots-clés :​ Architecture hospitalière, patrimoine hospitalier, espace de soins, mutations, morphologie Abstract This article explores the history of hospital architecture in Tunisia, a field of research that remains under investigated despite its historical, cultural, and social importance. It seeks to trace the evolution of healthcare space from Antiquity to the contemporary era, highlighting the impact of cultural, religious, and colonial contexts on their transformation. The objective is to identify the main stages of this evolution through a historical and typological analysis of hospital architectural forms. The study highlights the combined influence of medical advances, socioeconomic dynamics, and the dialogue between local traditions and Western architectural rationalism. Three major transformations are identified in the history of Tunisian hospital architecture, revealing a consistent concern for hygiene, despite significant formal and functional discontinuities. Keywords: Hospital architecture, hospital heritage, healthcare space, mutations, morphology الملخص يقترح هذا المقال استكشافًا لتاريخ العمارة الاستشفائية في تونس، وهو مجال بحث لا يزال محدودًا رغم أهميته التاريخية والثقافية والاجتماعية. يهدف إلى تتبّع تطوّر المؤسسات الصحية من العصور القديمة إلى العصر الحديث، مع إبراز تأثير السياقات الثقافية والدينية والاستعمارية على تحوّلاتها. يتمثل الهدف في تحديد المراحل الرئيسية لهذا التطوّر من خلال تحليل تاريخي ونمطي لأشكال العمارة الاستشفائية. تسلط الدراسة الضوء على التأثير المشترك للتقدّم الطبي والديناميكيات الاجتماعية والاقتصادية، بالإضافة إلى الحوار بين التقاليد المحلية والعقلانية المعمارية الغربية .وقد تم تحديد ثلاث تحوّلات كبرى في تاريخ العمارة الاستشفائية التونسية، تعكس استمرارية الانشغال بالوقاية الصحية، رغم وجود قطيعات واضحة من حيث الشكل والوظيفة. الكلمات المفاتيح: العمارة الاستشفائية، التراث الصحي، الفضاء الصحي، التحوّلات، المورفولوجيا. Pour citer cet article Trimeche Mahfoudhi Hakima, « Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie. De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°18, Année 2024. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=3181 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ TRIMECHE MAHFOUDHI Hakima Maitre assistante, Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme de Tunis, Laboratoire d’archéologie et d’architecture maghrébines, Université de la Manouba.

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(Ab) Kais jmaii – Ali Thabet

2024 | 18 علي ثابت بين رواية المصادر المحلية والوثائق الرسمية الأجنبية: دراسة حول صعود على ثابت عهد يوسف داي 1610 – 1637 ودوره السياسي والاقتصادي قيس جمايعي الفهرس المقدمة بروز على ثابت في عهد يوسف داي الدور السياسي والاقتصادي لعلي ثابت خاتمة الملخص تزامن صعود علي ثابت مع انتقال الحكم إلى يوسف داي بين 1610 و1637. وتحصّل على مكانة مرموقة بفضل دوره الاستشاري، فأصبح بمثابة وزير يوسف داي. وحظي بدور بارز في الحفاظ على سلطة مخدومه. وأسهم أيضا في تنشيط القرصنة وهي نشاط اقتصادي رئيسي عهد عثمان داي ثم يوسف داي. وشارك في تنشيط القرصنة فئات اجتماعية متنوعة، من الجند الترك، والمسيحيين الذين انشقوا عن ديانتهم بعد أسرهم، مثل الرايس مصطفى الانقليز، وبعض كبار أعوان الدولة. كما أسهم علي ثابت في تجارة الشاشية، وحقق تراكما ماليا معتبرا. فهو قد جمع بين التجارة البحرية والقرصنة، بالإضافة إلى تحبيس الأراضي الفلاحية وتنويع الغراسات. ويعتبر على ثابتا أنموذجا جسّد تطوّر مكانة العنصر المحلي في تعمير إيالة تونس وإعادة تشكيل المجال. ارتأينا في هذا البحث تتبّع آليات الصعود، التي تميّز أعوان الدولة المرتبطين بدائرة نفوذ يوسف داي. كما ساهمت عوامل أخرى مثل الترف، والروابط الاجتماعية في ظهور مسارات فردية. وفي هذا السّياق، أصبح على ثابت مستشارا خاصا مقربا من على ثابت. وتميّز عهد يوسف داي بهيمنة فئة الجند على الديوان، وتغييب فئة الأهالى عن الحكم والوظائف العليا مع بعض الاستثناءات. الكلمات المفاتيح: علي ثابت، يوسف داي، أسرى النشاط القرصني، إيالة تونس. Résumé Sous le règne de Youssef Dey entre 1610 et 1637, Ali Thabet un notable issu de la population locale était connu par son rôle consultatif. Ce commis d’Etat par sa charge reflète le rôle des notables locaux malgré l’hégémonie des janissaires Turcs au divan. Notre objectif est d’interroger les sources locales et les comparer avec les documents étrangers pour mieux saisir la réalité. Dans cet ordre d’idée, nous pouvons comprendre l’ascension politique et sociale de Ali Thabet. En effet, les relations d’allégeance et de clientélisme entre Ali Thabet et Youssef Dey. Cette figure administrative, politique et économique au XVIIe siècle incarne la continuité de l’Etat et l’émergence d’une élite locale expliquent largement cette ascension surtout que ce haut dignitaire s’est distingué par ses activités commerciale et celles liées à la course réalisant une richesse à la course réalisant une richesse financière et patrimoniale considérable. Mots-clés :​ Ali Thabet, Youssef Dey, les captifs de corsaire, régence de Tunis Abstract During the reign of Youssef Dey between 1610 and 1637, Ali Thabet, a local notable, was known for his advisory role. His position as state secretary reflected the role of local notables, despite the hegemony of the Turkish janissaries on the divan. Our aim is to consult local sources and compare them with foreign documents in order to gain a better understanding of reality. In this way, we can understand the political and social rise of Ali Thabet. Indeed, the relationship of loyalty and patronage between Ali Thabet and Youssef Dey. In the 17th century, this administrative, political and economic figure embodied the continuity of the state and the emergence of a local elite, which largely explains his rise to prominence, especially as this high dignitary distinguished himself through his commercial and racing activities, generating considerable financial and patrimonial wealth. Keywords: Ali Thabet, Youssef Dey, privateer captives, Tunisian regency المرجع لذكر المقال قيس جمايعي ، « علي ثابت بين رواية المصادر المحلية والوثائق الرسمية الأجنبية: دراسة حول صعود على ثابت عهد يوسف داي 1610 – 1637 ودوره السياسي والاقتصادي »، السبيل : مجلة التّاريخ والآثاروالعمارة المغاربية [نسخة الكترونية]، عدد 18، سنة 2024. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=3175 تحميل المقال انقر لتحميل المقال نص المقال الكاتب قيس جمايعي باحث، مخبر الآثار والعمارة المغاربية فهرس جدول المحتويات ملخص تحميل نص المقال الهوامش االمصادر و المراجع الكاتب إرشادات نبذة عن مجلة السبيل مقالات العدد Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie : De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie : les choix et les méthodes de conception Fatma Derouiche Exploration des dynamiques artistiques contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi نقش تخليدي زيري بمسجد البقالطة (المنستير)، 423 هـ / 1031-1032 م لطفي عبد الجواد التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي علي ثابت وعلاقته بيوسف داي بين 1610 م و1631م قيس الجمايعي مدرسة محمد باي المرادي: أوّل مدرسة أسسّت بمدينة قفصة خلال الفترة العثمانية توفيق لسود التراث والتنمية الحدودية بين تونس والجزائر محمد الأزهر الغربي إضاءات تاريخيّة حول ضَيْعَةِ بَاشَا إيالةِ تونس يحيى بن عبد الرحمان السَاكِزْلِي في قرية « مِيرَاخُورْ » على ساحل البحر الأسود بتركيا مؤيّد المناري

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(Fr) Fatma DEROUICHE

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie : De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie : les choix et les méthodes de conception Fatma Derouiche Exploration des dynamiques artistiques contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi نقش تخليدي زيري بمسجد البقالطة (المنستير)، 423 هـ / 1031-1032 م لطفي عبد الجواد التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي علي ثابت وعلاقته بيوسف داي بين 1610 م و1631م قيس الجمايعي مدرسة محمد باي المرادي: أوّل مدرسة أسسّت بمدينة قفصة خلال الفترة العثمانية توفيق لسود التراث والتنمية الحدودية بين تونس والجزائر محمد الأزهر الغربي إضاءات تاريخيّة حول ضَيْعَةِ بَاشَا إيالةِ تونس يحيى بن عبد الرحمان السَاكِزْلِي في قرية « مِيرَاخُورْ » على ساحل البحر الأسود بتركيا مؤيّد المناري 18 | 2024 Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie. Les choix et les méthodes de conception Fatma DEROUICHE Table des matieres Introduction 1. Choix scénographiques de l’exposition du patrimoine traditionnel dans le musée en Tunisie 2. Méthodes d’innovation dans la conception d’une nouvelle génération de musées du patrimoine en Tunisie Conclusion Résumé Le musée du patrimoine traditionnel en Tunisie compte parmi les institutions muséales les plus anciennes du point de vue de la fondation : le musée de Dar Jallouli à Sfax, créé en 1965, suivi du musée Dar Ben Abdallah, créé en 1967 à Tunis, le musée Sidi Zitouni des arts et traditions populaires à Djerba, créé en 1970, et bien d’autres. Il a sa propre stratégie muséale qui cherche à préserver et à mettre en valeur le patrimoine traditionnel tunisien dans les différentes régions du pays, car il se trouve menacé et voué à la disparition face à l’évolution et à la modernisation de la société tunisienne au lendemain de l’indépendance. Le choix du lieu, généralement des monuments historiques (zaouia ou palais traditionnel de la médina), a certainement contribué à la contextualisation des collections présentées, en faisant lui aussi partie de l’exposition. Cependant, la réaffectation du monument historique a imposé une approche scénographique bien spécifique à ce genre de musée, qui a marqué l’expérience muséale tunisienne avec ses avantages et ses limites. Cette approche scénographique a influencé la conception des musées des Arts et Traditions Populaires (ATP) créés ultérieurement, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, notamment le musée El Kobba à la médina de Sousse, créé en 1994, le musée privé Dar Chraiet créé en 1998 à Tozeur ou le musée Guellala créé à Djerba en 2001. La nouvelle muséographie a influencé la création des nouveaux musées ATP qui se font de plus en plus présents dans les régions touristiques ou même ceux éloignés des circuits culturels classiques dans la quête d’une redynamisation économique via le tourisme alternatif. Des musées sont créés dans de nouveaux bâtiments, offrant plus d’aisance et de liberté dans l’aménagement muséographique, comme le musée archéologique et ethnographique de Moknine, créé en 2006. On retrouve plus de créativité en design d’exposition, comme dans le musée du patrimoine traditionnel de Djerba renouvelé en 2008 et le musée de Kesra inauguré en 2009, qui sont les deux dernières créations ethno-muséales du Ministère de la Culture ; ainsi qu’une plus grande innovation muséologique avec l’écomusée de Djerba Héritage faisant partie du village touristique Djerba Explore, créé en 2003. Cet article abordera les choix scénographiques des musées ATP en Tunisie, leurs avantages et leurs limites, et proposera une analyse des choix et méthodes de conception relatives aux nouvelles approches de mise en scène du patrimoine traditionnel. Mots-clés :​ Musée, Patrimoine traditionnel, Design d’exposition, Scénographie, Ecomusée Abstract The traditional heritage museum in Tunisia is among the oldest museum institutions from a foundation point of view: the museum of Dar Jallouli in Sfax created in 1965, followed by the Dar Ben Abdallah Museum created in 1967 in Tunis, the Sidi Zitouni Museum of popular arts and traditions in Djerba created in 1970, and many others… It has its own museum strategy which seeks to preserve and highlight traditional Tunisian heritage in the different regions of the country, because it finds itself threatened and doomed to disappearance in the face of the evolution and modernization of Tunisian society in the aftermath of independence. The choice of location, generally historical monuments (Zaouia or traditional palace of the medina), certainly contributed to the contextualization of the collections presented by also being part of the exhibition. But the repurposing of the historic monument imposed a scenographic approach very specific to this type of museum, and which has clearly marked the Tunisian museum experience with its advantages and limitations. This scenographic approach influenced the design of the Museum of Arts and Popular Traditions (APT) museums created subsequently, both in the public and private sectors, namely the El Kobba museum in the medina of Sousse created in 1994, the private Dar Chraiet Museum created in 1998 in Tozeur or the Guellala museum created in Djerba in 2001. The new museography has affected the creation of new APT museums which are increasingly present in tourist regions or even those far from traditional circuits in the quest for economic revitalization via alternative tourism. Museums are created in new buildings giving more ease and freedom in museum layout, such as the Moknine archaeological and ethnographic museum created in 2006, more creativity in exhibition design such as the traditional heritage museum of Djerba renewed in 2008, and the Kesra museum inaugurated in 2009 as being the last two ethno-museum creations of the Ministry of Culture, and more museological innovation such as the Djerba Heritage Eco museum being part of the tourist village Djerba explore created in 2003. This article will address the scenographic choice of

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(Fr) Taha KHECHINE

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie : De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie : les choix et les méthodes de conception Fatma Derouiche Exploration des dynamiques artistiques contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi نقش تخليدي زيري بمسجد البقالطة (المنستير)، 423 هـ / 1031-1032 م لطفي عبد الجواد التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي علي ثابت وعلاقته بيوسف داي بين 1610 م و1631م قيس الجمايعي مدرسة محمد باي المرادي: أوّل مدرسة أسسّت بمدينة قفصة خلال الفترة العثمانية توفيق لسود التراث والتنمية الحدودية بين تونس والجزائر محمد الأزهر الغربي إضاءات تاريخيّة حول ضَيْعَةِ بَاشَا إيالةِ تونس يحيى بن عبد الرحمان السَاكِزْلِي في قرية « مِيرَاخُورْ » على ساحل البحر الأسود بتركيا مؤيّد المناري 18 | 2024 Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Table des matieres Introduction 1. Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan à la lumière des sources et des données archéologiques et architecturales 2. L’aspect architectural du mihrab 3. Essai de restitution du décor du mihrab de 836 Conclusion Résumé Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan préserve des éléments architecturaux permettant de retracer son évolution durant son histoire, de retracer les travaux de Ziyādat Allāh (836) et ceux d’Abū Ibrāhīm Ahmed (862) et d’aboutir à un essai de reconstitution du premier mihrab aghlabide qui est l’œuvre du prince Ziādat Allāh. Le mihrab de 836 est moins profond que celui qui figure actuellement. Il est constitué d’une niche inférieure construite en pierre taillée recevant un parement de plaques en pierre richement décorées de motifs floraux sculptés en champlèves. Le cul-de-four est en brique cuite, il est paré de plaques en pierre posées sur la pointe et couvertes d’une couche d’enduit pour recevoir un décor peint et coloré composé d’une tige tapissant toute la surface du cul-de-four en composant des rinceaux englobant des grappes, des feuilles à cinq lobes et des fleurons. L’arc de tête du cul-de-four est posé sur les mêmes colonnes du mihrab actuel puisque Abū Ibrāhīm Ahmed les avait réutilisés pour augmenter la profondeur du mihrab vers le sens de la salle de prière en lui donnant ses limites actuelles. Pour favoriser plus de stabilité à cette structure concave, une seconde niche en brique cuite est élevée derrière le mihrab pour soulager la charge sur le cul-de-four et pour engendrer une cloison d’aire luttant contre l’humidité capillaire afin de protéger les plaques décorées. La façade entourant le mihrab serait ornée de décor sculpté sur des plaques en pierre posées sur la pointe faisant intégrer le mihrab dans une symbiose décorative marquant la Grande Mosquée. Mots-clés :​ Kairouan, Grande Mosquée, Ziādat Allāh, mihrab, architecture, décor, essai de restitution. Abstract The mihrab of the Great Mosque of Kairouan preserves architectural elements that allow us to trace its evolution throughout history, distinguish between the works of Ziyādat Allāh (836) and those of Abū Ibrāhīm Ahmed (862), and attempt a reconstruction of the first Aghlabid mihrab, which was the work of Prince Ziyādat Allāh. Thanks to the study we conducted, we were able to present an architectural and decorative reconstruction of Ziyādat Allāh’s mihrab, which appears less deep than the one currently in place. It consists of a lower niche built of cut stone, covered with a facing of stone slabs richly decorated with floral motifs carved in champlevé technique. The semi-dome (cul-de-four) is made of baked brick, adorned with stone plaques set on edge and covered with a layer of plaster intended to receive a painted and colored decoration. This decoration features a stem covering the entire surface of the semi-dome, forming scrolls that enclose clusters, five-lobed leaves, and floral motifs. The arch of the semi-dome rests on the same columns as the current mihrab. To enhance the stability of this concave structure, a second niche made of baked brick was built behind the mihrab to reduce the load on the semi-dome and to create an air partition that combats rising damp, thereby protecting the decorated plaques. The façade surrounding the mihrab would have been adorned with sculpted decorations on stone plaques set on edge, integrating the mihrab into a decorative symbiosis that characterizes the Great Mosque. Keywords: Kairouan, Great Mosque, Ziyādat Allāh, mihrab, architecture, decoration, reconstruction attempt. الملخص حافظ محراب الجامع الأعظم على وحدات معمارية تساهم في تحديد مراحل تطوره عبر تاريخه بما في ذلك محاولة إبراز وإحياء الخصائص المعمارية لمحراب زيادة الله (836م) الذي يمثل أول محراب أغلبي لهذا الجامع. فهو محراب قليل العمق مقارنة بالمحارب الحالي الذي ينسب إلى أبو إبراهيم أحمد (862م) وهو يتكون من حنية مبنية من الحجارة المهندمة تكسو واجهتها زخارف نباتية منحوتة على لوحات من الحجارة. تعلوا هذه الحنية طاقية نصف كروية مبنية من الأجر ومطلية بملاط رسمت فوقه زخارف نباتية متمثلة في عروق ملتفة حول ورقة وعنقود العنب والزهرة ذات الثلاث فلقات وهذه العروق تتوالد وتتمدد بصفة لا نهائية لتغطي سطح الطاقية. يحمل قوس فتحة هذه الطاقية على الأعمدة والتيجان الموجودان في المحراب الحالي لأن أبو إبراهيم أحمد أعاد استعمالهم إثناء الزيادة في عمق المحراب في اتجاه بيت الصلاة. لحماية طاقية المحراب من التشقق والتصدع شيد خلف محراب زيادة الله بناء في شكل محراب وذلك لتخفيف الحمولة على الطاقية من جهة ومن جهة ثانية قصد إحداث نظام تهوية لحماية اللوحات الحجرية المزخرفة بحنية المحراب من التآكل بتأثير الرطوبة المتأتية من مفعول الخاصية الشعرية. ولإضفاء أكثرا جمال وتناسق زخرفي ومعماري للمحراب فيبدو أن واجهة المحراب كانت هي أيضا مزخرفة بلوحات حجرية منقوشة مثبتة على أحد زواياها للمحافظة على التناسق الزخرفي الذي يميز الجامع الأعظم. الكلمات المفاتيح: القيروان، الجامع الأعظم، زيادة الله، محراب، عمارة، زخارف، إعادة إحياء. Pour citer cet article KHECHINE

Al-Sabil 18

(Ar) Saadaoui Ahmed Tunis et Tripoli

2024 | 18 التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس، جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي الفهرس المقدمة الجامع الجديد أو جامع الصبّاغين جامع أحمد باشا القرمانلي جامع يوسف صاحب الطابع بتونس جامع مصطفى قرجي بطرابلس خاتمة الملخص يتناول هذا المقال 1 دراسة العلاقة الوطيدة بين إيالتي طرابلس القرمانلية وتونس الحسينية في مجالي العمارة والفنون وذلك من خلال دراسة أربعة جوامع كبرى أنشأت في عاصمتي الإيالتين، وهي: جامع الصبّاغين (1727) بتونس، وجامع أحمد باشا القرمانلي (1737) بطرابلس، وجامع يوسف صاحب الطابع بتونس (1814) وجامع مصطفى قرجي بطرابلس (1831). هذه الجوامع الأربعة تندمج ضمن مجمعات معمارية كبري مرتبطة في عمارتها بتقاليد محلية عريقة. يسعى البحث إلى فهم نوعية العلاقة التي كانت تربط الأنماط المعمارية والفنية التي تبلورت في الإيالتين المغاربيتين بعضهما ببعض ونوعية العلاقة التي كانت تربطهم بالفنون السائدة في مركز السلطنة العثمانية وكذلك ببلدان الجوار الأوروبية المتوسطية ولا سيما إيطالية القريبة جدا. الكلمات المفاتيح: تونس الحسينية، طرابلس القرمانلية، الجوامع الكبرى، الوقف، المعمار، الزخرفة المعمارية، فن الباروك، القلالين Résumé Cet article examine les relations étroites entre la Tripoli des Qaramanlis et la Tunisie des Husseinites dans les domaines de l’architecture et de l’art à travers l’étude de quatre grandes mosquées construites dans les capitales des deux régences : La mosquée des Teinturiers (1727) à Tunis, la mosquée Ahmed Pacha Qarmanli (1737) à Tripoli, la mosquée Youssef Saheb al-Tabaa à Tunis (1814), et la mosquée Mustafa Gurgi à Tripoli (1831). Ces quatre mosquées font partie de grands ensembles architecturaux très attachés aux traditions architecturales locales. Notre étude cherche à comprendre comment les formes architecturales et artistiques qui se sont élaborées dans les deux régences du Maghreb s’articulent entre elles et comment elles s’articulent avec les arts stambouliotes du centre de l’Empire ainsi qu’avec les pays voisins euro-méditerranéens et notamment l’Italie, toute proche. Mots-clés :​ Tunis des Husseinites, Tripoli des Qaramanlis, les grandes mosquées, waqf, architecture, décor architectural, baroque, Qallaline Abstract This article examines the close ties between the Qaramanlis’s Tripoli and the Husseinites’s Tunisia in the fields of architecture and art through the study of four major mosques built in the capitals of the two regencies: The Teinturiers Mosque (1727) in Tunis, the Ahmed Pasha Qaramanli Mosque (1737) in Tripoli, the Youssef Sahib al-Tabaa Mosque in Tunis (1814), and the Mustafa Gurgi Mosque in Tripoli (1831). These four mosques are part of large architectural complexes closely linked to local architectural traditions. Our study seeks to understand how the architectural and artistic forms that developed in the two regencies of the Maghreb relate to each other and how they relate to the Istanbul arts of the center of the Empire as well as to neighboring Euro-Mediterranean countries, particularly nearby Italy. Keywords: The Husseinites’s Tunisia, the Qaramanlis’s Tripoli, great mosque, waqf, architecture, architectural decor, baroque, Qallaline المرجع لذكر المقال أحمد السعداوي، « التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس، جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون »، السبيل : مجلة التّاريخ والآثاروالعمارة المغاربية [نسخة الكترونية]، عدد 18، سنة 2024. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=3079 تحميل المقال انقر لتحميل المقال نص المقال الهوامش 1 قدمت هذه الورقة البحثية في الملتقى التونسي الليبي المنعقد بمدينة غدامس فيما بين 24 و27 ديسمبر 2024. الكاتب أحمد السعداوي أستاذ تعليم عال، جامعة منوبة فهرس جدول المحتويات ملخص تحميل نص المقال الهوامش االمصادر و المراجع الكاتب إرشادات نبذة عن مجلة السبيل مقالات العدد Le mihrab de la Grande Mosquée de Kairouan, Œuvre de Ziyādat Allāh (836) : Essai de restitution architecturale et décorative Taha KHECHINE Histoire et mutations des espaces de soins en Tunisie : De l’Antiquité aux typologies morphologiques contemporaines Hakima Trimeche Mahfoudhi Scénographie de l’exposition du patrimoine traditionnel dans les musées en Tunisie : les choix et les méthodes de conception Fatma Derouiche Exploration des dynamiques artistiques contemporaines nouvelles en Tunisie : entre artistes et médiateurs Kenza Marrakchi نقش تخليدي زيري بمسجد البقالطة (المنستير)، 423 هـ / 1031-1032 م لطفي عبد الجواد التواصل المعماري والفني بين تونس وطرابلس جوامع بالمدينتين من العهدين الحسيني والقرمانلي: دراسة في الأوقاف والمعمار والفنون أحمد السعداوي علي ثابت وعلاقته بيوسف داي بين 1610 م و1631م قيس الجمايعي مدرسة محمد باي المرادي: أوّل مدرسة أسسّت بمدينة قفصة خلال الفترة العثمانية توفيق لسود التراث والتنمية الحدودية بين تونس والجزائر محمد الأزهر الغربي إضاءات تاريخيّة حول ضَيْعَةِ بَاشَا إيالةِ تونس يحيى بن عبد الرحمان السَاكِزْلِي في قرية « مِيرَاخُورْ » على ساحل البحر الأسود بتركيا مؤيّد المناري

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(Ar) faouzi mahfoudh – Souk de Sfax

2016 | 01 أسواق صفاقس من خلال وثيقة مؤرخة من سنة 1652 فوزي محفوظ الفهرس المقدمة نص الوثيقة 1. أولا : أطراف النزاع، أعيان المدينة 2. ثانيا: المشهد العام للأسواق الملخص نقدم في هذه الورقة وثيقة محفوظة في متحف الفنون والتقاليد الشّعبية، دار الجلولي بمدينة صفاقس، أشار إليها مستعملا فقرة من نصها الكامل، المرحوم أبو بكر عبد الكافي في الجزء الأول من كتابه تاريخ صفاقس. واستغلها استغلالا جيدا الأستاذ علي الزواري في مناسبتين الأولى في مقال له بالفرنسية حول فندق الحدّادين ترجم فيه نصها وعلّق عليها، والثانية في ثنايا كتابه الصّادر مؤخرا تحت عنوان « صفاقس في القرنين الثامن والتاسع عشر: قصة مدينة متوسطية ». وهي، فيما نقدر من الوثائق الثّرية التي تنير التاريخ المحلي والوطني. الكلمات المفاتيح: صفاقس، أسواق، القرن التاسع عشر، السبيل، التاريخ الاقتصادي، سيالة، حمودة باشا المرادي، العهد العثماني. المرجع لذكر المقال فوزي محفوظ، « أسواق صفاقس من خلال وثيقة مؤرخة من سنة 1652 »، السبيل : مجلة التّاريخ والآثاروالعمارة المغاربية [نسخة الكترونية]، عدد 01، سنة 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=2227 تحميل المقال انقر لتحميل المقال نص المقال المقدمة نقدم في هذه الورقة وثيقة محفوظة في متحف الفنون والتقاليد الشّعبية، دار الجلولي بمدينة صفاقس1، أشار إليها مستعملا فقرة من نصها الكامل، المرحوم أبو بكر عبد الكافي في الجزء الأول من كتابه تاريخ صفاقس2. واستغلها استغلالا جيدا الأستاذ علي الزواري في مناسبتين الأولى في مقال له بالفرنسية حول فندق الحدّادين ترجم فيه نصها وعلّق عليها 3، والثانية في ثنايا كتابه الصّادر مؤخرا تحت عنوان « صفاقس في القرنين الثامن والتاسع عشر: قصة مدينة متوسطية »4. وهي، فيما نقدر من الوثائق الثّرية التي تنير التاريخ المحلي والوطني. وتكمن أهميتها في عدة نواح، فهي تعود إلى منتصف القرن السابع عشر وقد أُرّخت بـ »أوايل ربيع الثاني من سنة اثنتين وستين وألف » (1062هـ) الموافق تقريبا لـبدايات مارس 1652م، وهي حقبة تقل فيها الوثائق الأرشيفية المحلية5، ذلك أن أغلب ما لدينا يعود إلى القرنين الثامن والتاسع عشر. وبالتّالي، لا يزال القرن السابع عشر في كثير من جوانبه غامضا يستدعي مزيدا من الاهتمام بالبحث عن الوثائق. وهذه الملاحظة يمكن أن تطلق على كامل البلاد التّونسية، لكنها تنطبق أكثر على مدينة صفاقس موضوع الوثيقة التي بين أيدينا. ويمثل منتصف القرن السّابع عشر إحدى الفترات الانتقالية الأساسية في تاريخ البلاد التّونسية إذ يوافق عهد حمودة باشا المرادي، أعظم البايات المراديين، عمل على تطوير سلطة الحكم ودواليب الدولة وجيشها وتنشيط الدّورة الاقتصادية فكان ذلك سببا في نمو الإنتاج بمختلف أرجاء البلاد وازدهار التجارة داخليا و خارجيا، ونتيجة لهذه الانتعاشة تطورت المجالات الحضرية وشهدت نهضة معمارية بعدما عرفته من أفول في القرن السادس عشر. و للوثيقة كذلك فوائد مؤكدة، تتعلق بالتاريخ الاجتماعي والاقتصادي والعسكري للمدينة. ولذلك هي من أهم ما يمكن اعتماده لدراسة الإدارة المركزية والمحلية ومعرفة المشهد العام لأسواق المدينة العتيقة وتطورها. نص الوثيقة « بسم الله الرحمان الرحيم صلى الله عليه على سيدنا ومولانا محمد وعلى آله وصحبه وسلم تسليما بعد أن كان المكرم المرعي أبو عبد الله محمد بن المرحوم أبي عبد الله السيالا6 ابتاع من جانب بيت المال جميع الخراب الكائن قرب باب الجبلي من صفاقس يحده غربا رحبة الذبح وقبلة للخراط وغيره وشرقا لعباس وغيره وجوفا مخازن جوفية الباب بسوق النجارين له ولغيره مع ميضات7 هنالك واستجد في ناحية منه مما يلي الشرق خمسة حوانت8 لبيع اللحم هنالك ملاصقة لغران9 المخازن المذكورة10، فقيم عليه في الخراب المذكور أنه كان فندقا محبسا على برج كرك المجاور لمقام سيدي منصور خارج صفاقس من شرقيها، ونازعه في ذلك من له النظر على حبس سور مدينة صفاقس مع جماعة من أهل البلد، أن البرج المذكور كان احتاج لإصلاح وبناء فأسرف11 عليه من حبس السّور وأن الحوانيت التي استجدها في الخراب داخلة في الفندق. وأتوا بأمر من الديوان المنصور مع أمر من المعظم الأرفع الأضخم أبي عبد الله محمد باي صاحب المحال المنصورة لآغة النوبة، بأنه إن ثبت حبس الفندق يرفع المكرم محمد السيالا يده عنه وإن لم يثبت يبقا بيده12. فحضر الآن لمجلس المعظم مصطفا13 بلكباشي آغة صفاقس حين التاريخ من له النظر في الحبس وهو الأمين لطيف الأومي والحاج سعيد بوعصيدة المقدم عليه مع جماعة من أهل البلد وحضر محمد المذكور وحضر بالمجلس المكرم الأجل القايد مراد قايد صفاقس والفقيه النايب في الأحكام الشرعية مع من حضر من أهل العلم وطلبوا من المكرم محمد السيالا المذكور رفع يده عن الخراب لثبوت حبسه على ما ذكر بابتياع حانوت جوفي بسوق النجارين من الحوانيت المحدد بها ويجعل سقيفة ومدخلا للفندق المذكور المحبس على ما ذكر وذلك عن إذن أمير المؤمنين الحفصيين بتونس حينئذ وبتقديم أيضا من بعض القضات14 لمن يتولا15 النظر في الفندق وإكرائه وإصلاحه عن جانب الحبس وتحديد الفندق من الغرب فيه فقط برحبة الذبح. فادعا16 المكرم محمد أن الموضع الذي بنا17 فيه الخمسة حوانيت غير داخل في الفندق المحبس وإنما هو فندق آخر مستقل يذكر بفندق الفخارين غير حبس وليس عليه يد لأحد وبيع بيت المال فيه ماض وزعم أن هنالك أثر ساس18 فاصل بين الموضعين فالذي هو من جهة الغرب المجاور لرحبة الذبح حبس وأن هذا غير حبس فعورض بأن الساس قد انقطع وفيه أثر مدخل للآخر وأن فندق الحبس كان أكري لعمل الفخار فصار يسما19 به وذلك مما يثبته حبسا فوقع إشكال فيه من طول مدته خرابا وعدم تحديده من بقية الجهات فرغب الحاضرون من المكرم محمد المذكور أن يرفع يده عن ذلك ويكون الجميع حبسا إن كان أصله واحدا فقد سلم منه في الدنيا والآخرة وإن لم يكن كذلك فيبقا20 ثوابه له وأن الحوانيت الخمسة التي بناها يبقا21 البناء له ملكا يتصرف فيها ويعطي كراء أرضها لجانب الحبس المذكور ريالين ونصف في كل عام لأن الحبس ليس له ما يدفع منه قيمة البنا22 وبمقتضا23 أمر سابق من الديوان المنصور بتونس المحروسة أن الخراب الحبس إذا لم يكن في حبسه فضل يكرا24 أرضا لمن يبني فيه ويتملك البناء […] أبي يوسف وغيرها، فقبل منهم ذلك وأشهد أنه تمم جميع ذلك الحبس المذكور ورفع يده عنه وأسقط فيه الدعوا والمقال والتزم كراء أرض الخمسة حوانيت المذكورة بريالين ونصف عن كل عام من عام التاريخ بموافقة الفقيه النايب المشار إليه سدده له وأكرا له [كل ما] ذكر بموافقة المعظمين الآغة والقايد المذكورين والمقدم والناظر والجماعة لما رأوا في ذلك من الصلاح والسداد وتفرقوا على الرضا مكاراة صحيحة عارفين قدرها بثبوت القيمة في الكراء المذكور ودفع المكتري كراء عام التاريخ للمقدم والناظر صير ذلك في25 مصالح الحبس ولمجلس الآغة فمن حضر المجلس المذكور وسمع فيه من إبراء على نحو ما ذكر من

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(Fr) Leila Ammar – Sousse le tracé de l’avenue de la Quarantaine

Index Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Avant-Propos Faouzi Mahfoudh Sousse, le tracé de l’avenue de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuce (1884-1904) Leila Ammar Henchir Djedeida aux XIXe-XXe siècles: enjeux fonciers et mutations urbaines à l’époque coloniale Beya Abidi Belhadj La Ville de Gaâfour : une cité de cheminots Khadija Derbel Zâwiya Sîdî Bou-Gabrîne à Djebel Zaghouan : étude architecturale et historique Meriem Marzouki أسواق صفاقس من خلال وثيقة مؤرخة من سنة 1652 فوزي محفوظ التواصل بين إيالتي تونس والجزائر: وقف علي باي الحسيني على زاوية سيدي عبد الحفيظ بخنقة سيدي ناجي (1774) أحمد السعداوي ملاحظات حول مدينة توزر وواحتها في نهاية القرن السابع عشر من خلال وقفية المدرسة المرادية ذاكر سيلـه المساجد الريفية وعمارتها بتلمسان (قرى بني سنوس نموذجا) محمد رابح فيسة أوقاف الجامع الكبير بغار الملح من خلال وثيقة أرشيفية تعود إلى أواسط القرن الثامن عشر تفاحة مفتاح 01 | 2016 Sousse, le tracé de l’avenue de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuve (1884-1904) Leïla Ammar Table des matieres Introduction 1. Problématique 2. Hypothèses 3. Les sources de la recherche : Le terrain, les sources cartographiques, les sources iconographiques, les sources écrites 4. Sousse, 1884-1904, le tracé de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuve Conclusion Résumé Les villes de la régence de Tunis ont connu, dans la seconde moitié du XIXe siècle, des transformations notoires liées aux grands bouleversements qui s’exercent en Méditerranée et à la nouvelle vision de l’espace urbain portée par les empires coloniaux. Ces transformations ont bien souvent été initiées en amont de la domination coloniale. Sousse, ville du Sahel Tunisien, siège d’un caïdat et place forte militaire de 1881 jusqu’en 1922 est également le lieu de ces confrontations politiques, urbaines et architecturales, objet de notre investigation ici, dans les deux premières décennies de la formation et de la construction de la ville neuve. Comment a été mise en place la ville neuve à Sousse, avec quelles difficultés et selon quelles problématiques ? Quel a été le rôle et le poids des acteurs locaux et des différentes communautés à travers leurs associations dans cette genèse ? Quel rôle a joué la capitale dans la promotion ou au contraire le retard de l’évolution urbaine de Sousse ? Quels ont été enfin les mécanismes de production de la ville neuve dans les vingt premières années de son existence et de sa mise en place ? A cet ensemble de questions, notre recherche tentera ici d’aborder des éléments de réponse. Mots-clés :​ Sousse, urbanisme, avenue de la Quarantaine, architecture coloniale Pour citer cet article Leila Ammar, « Sousse, le tracé de l’avenue de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuve (1884-1904) », in Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°1, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=1859 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Introduction Les villes de la régence de Tunis ont connu, dans la seconde moitié du XIXe siècle, des transformations notoires liées aux grands bouleversements qui s’exercent en Méditerranée et à la nouvelle vision de l’espace urbain portée par les empires coloniaux. Ces transformations ont bien souvent été initiées en amont de la domination coloniale. Ainsi, à Tunis de 1860 à 1935, on assiste à un renouvellement urbain et à la mise en place de la ville moderne, d’abord sous l’égide des autorités beylicales (1858-1880) puis sous la domination du projet colonial (1881-1935). Sousse, ville du Sahel Tunisien, siège d’un caïdat et place forte militaire de 1881 jusqu’en 1922 est également le lieu de ces confrontations politiques, urbaines et architecturales, objet de notre investigation ici, dans les deux premières décennies de la formation et de la construction de la ville neuve. Nos interrogations sur la ville de Sousse au moment de la naissance de la ville neuve s’articulent avec la disponibilité et la qualité des archives qu’il nous a été donné de consulter. Ces archives relèvent essentiellement de la cartographie urbaine rencontrée dans les différents guides de voyageurs de l’époque, du dépouillement de la presse locale et d’observations de terrain à partir de la ville actuelle qui soulignent des questions précises : quel était le statut des terrains de la ville ancienne à proximité des remparts comme zone d’interaction ? Quelles traces gardent la ville ancienne des premières modifications et transformations, réquisitions au lendemain de l’occupation française ? Comment le Génie militaire a-t-il influencé le devenir de la ville neuve et de la ville ancienne ? D’autres interrogations viennent à l’esprit. Comment a été mise en place la ville neuve à Sousse, avec quelles difficultés et selon quelles problématiques ? Quel a été le rôle et le poids des acteurs locaux et des différentes communautés à travers leurs associations dans cette genèse ? Quel rôle a joué la capitale dans la promotion ou au contraire le retard de l’évolution urbaine de Sousse ? Quels ont été enfin les mécanismes de production de la ville neuve dans les vingt premières années de son existence et de sa mise en place ? A cet ensemble de questions, notre recherche tentera ici d’aborder des éléments de réponse. Même si nos réponses sont lacunaires et reflètent en cela l’état de nos investigations et des sources, nous avons tenté d’éclairer l’histoire urbaine et l’histoire de la forme urbaine de Sousse à travers, d’une part la cartographie, d’autre part l’analyse des faits et du rôle des acteurs locaux. Nous tenterons ainsi de souligner dans l’histoire de la genèse de la ville neuve de Sousse les ruptures et les continuités et d’approcher le rôle des différents acteurs à la lumière des archives disponibles. On ne trouvera donc pas ici une analyse des discours doctrinaux et officiels mais un essai sur la transformation de la ville de Sousse en liaison avec les débats en matière d’urbanisme hygiénique et d’architecture de l’époque. La confrontation entre la ville ancienne et la ville neuve, l’attitude du Génie militaire vis-à-vis de l’implantation des premiers tracés, les

Al-Sabil 01

(Fr) faouzi mahfoudh – avant-propos

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Avant-Propos Faouzi Mahfoudh Sousse, le tracé de l’avenue de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuce (1884-1904) Leila Ammar Henchir Djedeida aux XIXe-XXe siècles: enjeux fonciers et mutations urbaines à l’époque coloniale Beya Abidi Belhadj La Ville de Gaâfour : une cité de cheminots Khadija Derbel Zâwiya Sîdî Bou-Gabrîne à Djebel Zaghouan : étude architecturale et historique Meriem Marzouki أسواق صفاقس من خلال وثيقة مؤرخة من سنة 1652 فوزي محفوظ التواصل بين إيالتي تونس والجزائر: وقف علي باي الحسيني على زاوية سيدي عبد الحفيظ بخنقة سيدي ناجي (1774) أحمد السعداوي ملاحظات حول مدينة توزر وواحتها في نهاية القرن السابع عشر من خلال وقفية المدرسة المرادية ذاكر سيلـه أوقاف الجامع الكبير بغار الملح من خلال وثيقة أرشيفية تعود إلى أواسط القرن الثامن عشر تفاحة مفتاح المساجد الريفية وعمارتها بتلمسان (قرى بني سنوس نموذجا) محمد رابح فيسة 01 | 2016​ Avant-propos Faouzi mahfoudh Nous présentons ici le premier numéro de la revue électronique en accès libre « al-Sabîl ». Son objectif est la promotion des recherches scientifiques inédites dans les domaines du Patrimoine, de l’Histoire, de l’Histoire de l’Art, de l’Archéologie et de l’Architecture maghrébines. La création d’une telle revue nous paraissait nécessaire du fait qu’il n’y a, à notre connaissance, aucun périodique maghrébin dédié à notre discipline et occupant la toile; dans ce domaine comme dans tant d’autres, force est de constater que les universités maghrébines se cherchent encore une voie. Nous sommes d’autant plus encouragés et enthousiastes que les revues « classiques » en papier connaissent dans leur grande majorité des difficultés de périodicité, de diffusion et de gestion. Aussi, nous espérons, à travers « al-Sabîl », mettre en place un organe qui pourra non seulement propulser la recherche archéologique au Maghreb mais aussi créer une synergie entre les spécialistes dans ce domaine. La priorité sera donnée aux jeunes, avec un vœu qu’une revue électronique facilitera l’échange entre la rive nord et la rive sud de la Méditerranée. La revue « al-Sabîl », longtemps attendue, doit maintenant permettre la publication des contributions inédites et refléter la nouvelle dynamique de recherche dans une discipline en effervescence et qui prend une place de plus en plus grande dans le monde savant. Le but principal de la revue est donc d’assurer la publication des documents nouveaux, en évitant, autant que possible, les études théoriques ou d’histoire générale. Ce premier numéro présente aux lecteurs neuf contributions inédites en arabe et en français qui s’intéressent au patrimoine en Algérie et en Tunisie, aux époques moderne et contemporaine. Nous espérons publier dans les prochains numéros des études relatives aux autres pays du Maghreb et élargir également la fourchette chronologique en accueillant des articles sur l’Antiquité et le Moyen âge. Il reste à souhaiter une constante régularité à « al-Sabîl », un heureux succès et bon courage à son équipe.

Al-Sabil 02

(Ar) Chiraz Mosbah – Mosquée mohamed Bey

2016 | 02 التّـأثـيـرات التّـركـيّـة فـي مـعـمار المـساجـد التّـونـسـيّـة وزخـرفـتـها بالـعـصـر الحـديـث (جـامـع مـحـمّـد بـاي الـمـرادي أنـمـوذجـا) شيراز مصباح الفهرس المقدمة 1. تـقـد يـم مـعـمـاري وزخـرفـي لـجـامـع « مـحـمّـد بـاي الـمـرادي » 2. لـمـحـة عـامّـة عـن مـعـمـار الـجـامـع 3. لـمـحـة عـامّـة عـن زخـرفـة الـجـامـع 4. الإضـافـات الـمـعـمـاريّـة والـزّخـرفـيّـة الـتّـركـيّـة 5. دراسـة مـقـارنـة بـيـن جـامـع « مـحـمّـد بـاي الـمـرادي » وغـيـره مـن الـجـوامـع العثمانية بالدولة العثمانية خاتمة الملخص يقـوم بحثـنا على دراسة الخصائص المعـمارية والزخرفـية للجوامع التونسية خلال الفترة التركية لمحاولة تحديد مدى تطور التصميمات الفنية بالمقارنة مع الفترات السابقة. لقـد اخـترنا دراسة الجامع الفـريـد من نـوعـه « محمـد باي المرادي » الـذي بني بتونس فـي عام 1104/1692. إنّ ما يعـطي خصوصية لهـذا المبنى يعود إلى ثلاثة عـوامل رئيـسية: العامل الأول ينـبع من الأنماط الفريـدة المستخـدمة في تغـطية بيت الصلاة والمتـمثـلة في قـباب وأنصاف قـباب كروية الشكـل أُدخـلـت للمرة الأولى إلى تونـس. أمّا العامل الثاني فـيكـمن في الترصيـفات والتوزيعات الزخرفية الموجودة داخل الجامع وخارجه والمكونة لتشكيل تزيينيِّ خاص (بما في ذلك استخدام عـدد من بلاطات السيراميك المستوردة من تركيا بأنماط وألوان جديدة). أمّا العامل الثالث فيتمثَّـلُ في دور المعْلَم في التنـمية الثـقافـية والاقـتصادية لمـدينة تونس في ذلـك الوقـت بما أنه كان المكان الأهـم للعبادة بالنسبة إلى سكـان المدينة من المذهـب الحنفي. وسنحاول في هـذه الدراسة أن نعطِيَ لـمحة تاريخـية عن ظروف بناء جامع « محمد باي المرادي » ووصفا فنيا عاما له ممّا سيمكـننا من تسـليط الضوء على الانقـطاع والتواصل في صيرورة معمار هذا المبنى وزخرفته مع مساجد الفترات السابقة لاستخراج لمسة الأتراك في فن البناء. وعلاوة على ذلك، سنسجّل ما عرفـته مصادر التأثـير في معمار هذا الجامع وزخرفته من تنوّع. هذا الجامع الذي ساهـم في إنشاء العديد من الأشكال الفنية المختلفة. وسنـلحظ حينئـذ تأثـيرا محليا موروثا عن الفـترات السابقة وتأثـيرا أندلسيا قـدم به اللاجئون الموريسكيون، وبطبيعة الحال تأثيرا تركيا، تضافرت كلّها لتشكيل أثر فني في تاريخ تونس الإسلامية. وسـوف نحاول من خلال دراسة مقارنة بيـن مختلف أنماط معمار جامع « محمد باي المرادي » وزخرفـتـه وما يماثـلها فـي أماكن عبادة من نفس الفترة، تحديد أوجه التشابه والاختلاف بينها مع الاعتماد أيضا على المقارنة مع بعض المباني الأخرى ذات النمط المماثل، بما في ذلك تلك الموجودة بتركيا. الكلمات المفاتيح: المساجد التونسية، جامع محمد باي المرادي، العمارة والزخارف العثمانية، الدولة العثمانية، تونس. المرجع لذكر المقال شيراز مصباح، « التّـأثـيـرات التّـركـيّـة فـي مـعـمار المـساجـد التّـونـسـيّـة وزخـرفـتـها بالـعـصـر الحـديـث (جـامـع مـحـمّـد بـاي الـمـرادي أنـمـوذجـا)»، السبيل : مجلة التّاريخ والآثاروالعمارة المغاربية [نسخة الكترونية]، عدد 02، سنة 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=1645 تحميل المقال انقر لتحميل المقال نص المقال المقدمة يقوم هذا البحث على دراسة الخاصيّات المعماريّة والزّخرفيّة للجوامع التّونسيّة بالفترة العثمانيّة ويسعى إلى تحديد ما عرفته التّصميمات الفنيّة من تطوّر مقارنةً بالفترات السّابقـة وإلى توضيح مصادر التّأثيرات الفنّية ونسب الاتّفاق والاختلاف مع أنماط متشابهة من أماكن العبادة، بما في ذلك تلك الموجودة بـ « تركيا ». ولقد اخترنا في سبيل ذلك دراسة المثال الفريد من نوعه ألا وهو جامع « محـمّــد بـاي الـمـرادي »1 المـشـيّـد بـتـونـس بـيـن 1104هـ1692 م و1109هـ1697 م2. فهذا المعلمُ يُعتبر مكان العبادة الرّئيس للحنفيّين من أهالي المدينة. إنّ الشّكل المعماري لهذا الجامع يظهر للمرّة الأولى بـ »تونس » ويـختلف اختلافـا جذريّا عن خصوصيّات العمارة التّقليديّة هناك وهو يذكّرنا بالمساجد الموجودة بـ »تركيا » والمستـوحاة من « آيا صوفيا ». 1. تـقـد يـم مـعـمـاري وزخـرفـي لـجـامـع « مـحـمّـد بـاي الـمـرادي » مرّت الهيمنة العثمانية على « تونس » والتّي امتدّت من أواخر القرن السّادس عشر ميلاديا (1574م، تاريخ تحوّل « تونس » إلى إيالة عثمانية حتّى أواخر القرن التّاسع عشر ميلاديا (1881م، تاريخ بداية الحماية الفرنسيّة علـى « تونس »)، بأربع مراحل أساسيّة هي: حكومة الباشاوات (1574ـ1591م)، حكومـة الدّايات (1591ـ1610م)، حكومة البايات (1610ـ1705م) وأخيرا حكومة الحسينيّين (1705ـ1881م). وقد بدأ الأتراك باستغلال أماكن العبادة المشيّدة في الفترات السّابقة وإعادة تأهيل هذا الموروث المالكي وفقًا للمستلزمات الحنفيّة الجديدة. وبتزايد عدد الأتراك بـ »تونس »، تحتّم التّفكير في بناء معلم ديني جديد ملائم ومستجيب منذ البداية إلى المذهب الحنفي المختلف عن المالكي. فـكان إذن بناء أوّل جامع حنفي سنة 1614م في عهد « يوسف داي » (1610ـ1637م). وأُردِف ببناء جامع ثان في سنة 1655م في عهد « حمّودة باشا » (1631ـ1666م). لكن هذين الجامعين يبرزان التزاما كبيرا للنّماذج القديمة ولا يحملان بصمة واضحة للطّـراز العثماني3، إلاّ فيما يخصّ بعض العناصر مثل المئذنة المثمّنة والبهو المحيط بقاعة الصّلاة من ثلاثة جوانب وإضافة التّـربة والمنبر المبني والعديد من العناصر الزّخرفيّة الجديدة الأخرى. ووجب الانتظار أكثر من قرن من الزمن (من 1574 إلى 1692م) ليظهر الجامع التّونسي الوحيد، وهو جامع « محمّد باي » (1686-1696م)، والذّي يمكن ضمّه إلى الطّراز العثماني ذي القبّة المركزيّـة4. وهو يعتبر الجامع الأهمّ والفريد من نوعه بمدينة « تونس »5. صورة 1. مشهد عام لربض « باب سويقة » تهيمن عليه قباب جامع « محمد باي المرادي ». المصدر: بطاقة بريدية. هذا المعلم الجديد يكشف عن تغييرات كبيرة مقارنةً بالتّصاميم المعماريّة والزّخرفيّة للجوامع في « تونـس »، سواء منها تلك التي بناها الأتراك أو الجوامع الموجودة منذ الحقبات السّابقة لحكمهم. 2. لـمـحـة عـامّـة عـن مـعـمـار الـجـامـع6 يهيمن البنيان العظيم لجامع « محمّد باي » على ربض « باب سويـقة ». وتتمثّل هيئة المبنى خارجيّا في أشكـال كرويّة طبقـيّة للقـباب المبيّـضة بالكـلس (أو الجير). « وهذا يولّد هيئة رتيبة ثقيلة في غـياب مئذنة أو مآذن من شأنها أن تمنح المظهر العام للجامع العنصرَ الأفقيَّ الذي ينقصه. وحتّى المئذنة المربّعة الموروثة عـن المسـجد الحـفصي7 الـذّي يغـطّيه الجامع الحنـفي لا تستـطيع لعـب هذا الدور »8. أمّا السّاحة الكبيرة التّي جاءت على شكـل « U » والمحاطة بأروقـة، فتحتضن بيتا للصّلاة مربّع الشّكل9. هذا البيت فريد من نوعه وهو متوّج بقبّة مركزيّة ضخمة تدعمها أربعة أنصاف قباب أدنى ارتفاعا وتؤيّدها في زوايا البيت أربع قبيبات صغيرة مسطّحة أقلّ ارتفاعا من الكلّ. فيتّخذ الغلاف الخارجي إذن شكل بنيان متدرّج ذي هيئة ضخمة تعتمد من الدّاخل على أربعة أعمدة كبيرة وطويلة مربّعة الشّكل تقريبا10. صورة 2. التصميم المعماري لجامع « محمد باي المرادي ». المصدر: SAADAOUI Ahmed, Tunis ville ottomane. 3. لـمـحـة عـامّـة عـن زخـرفـة الـجـامـع11 1.3. الـسّـجـلّ الـزّخـرفـي تتنوّع زخرفة جامع « محمّد باي » بالمنطقة الداخليّة لبيت الصلاة12 وتستخدم مادّتين أساسيّتين هما الجصّ والسّيراميك13،وهي توشّي وبأشكال مختلفـة الأعمدة والقبّة المركزيّة14 والجدران الأربعة لبيت الصّلاة والمحراب والمنبر والمحفل والختمة . صورة 3. تنوّع الأشكال والمواد الزخرفية بجامع « محمد باي المرادي ». المصدر: صور للمؤلف. يحوي الفضاء الدّاخلي لهذا الجامع زخرفةً كثيفةً، أكثر ممّا هو موجود

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