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(Fr)Mejda Achour – L’imaginaire perceptible dans le cinéma fantastique de Tim Burton Impact de la technologie sur la scène filmique

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 L’imaginaire perceptible dans le cinéma fantastique de Tim Burton Impact de la technologie sur la scène filmique Mejda Achour Table des matieres Introduction 1. L’imaginaire perceptible et le fantastique 2. Le cinéma fantastique et Tim Burton 3. L’évolution technologique dans la représentation de l’imaginaire perceptible dans le film fantastique « Frankenweenie » de Tim Burton Conclusion Résumé La technologie cinématographique est un facteur primordial qui contribue à la matérialisation de l’imaginaire des réalisateurs du fantastique. Plus précisément, nous allons aborder l’impact de la technologie sur l’imaginaire cinématographique fantastique de Tim Burton qui baigne dans un enchevêtrement du réel et de l’irréel, fondé sur une conception filmique entre la rationalité et l’irrationalité fictive. Ainsi, notre recherche va nous permettre de découvrir les astuces et les différentes modalités techniques, technologiques, conceptuelles et artistiques. Ces modalités sont les moyens de transposition qui transforment l’imaginaire immatériel, imperceptible, invisible burtonien en un univers cinématographique prolifique, onirique, perceptible, polysémique et universel. Mots-clés :​ l’imaginaire perceptible, le cinéma, le surréalisme, Tim Burton. Pour citer cet article Mejda Achour, « L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923 – 1930) », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=16195 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Mejda Achour L’ESAC- Université de Carthage.

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(FR) Samia Chergui et Nadia Nedjar – L’établissement thermal en Algérie : renouveau du thermalisme à l’ère coloniale

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 10 | 2020 L’établissement thermal en Algérie : renouveau du thermalisme à l’ère coloniale Samia Chergui et Nadia Nedjar Table des matieres Introduction 1. Essor du thermalisme au XIXe siècle 2. Intérêt des Autochtones et Européens pour les sources thermales algériennes 3. Les établissements thermaux : mise à niveau et transformation Conclusion Résumé Le patrimoine de l’eau, qui foisonne en terre d’Algérie depuis des siècles, illustre certes une dimension historique, sociétale et culturelle, mais prodigue surtout aux populations soin et hygiène. Au XIXe siècle, les nouvelles réglementations décrétées afin d’améliorer les services hygiéniques ont permis le développement de véritables villes d’eaux, en Europe. Dans cette optique, l’administration coloniale accorde un intérêt particulier aux sources thermales des territoires algériens récemment colonisés. A travers cet article, on tentera de cerner l’état dans lequel fut trouvé ce patrimoine de l’eau au lendemain de la colonisation, d’une part, et d’établir, d’autre part, dans quelles conditions sa nouvelle exploitation a eu lieu. Quelques scénarios sont d’emblée envisagés, comme le fait qu’on a procédé à un simple réaménagement des infrastructures appartenant aux thermes ou aux bains séculaires ; de nouvelles structures thermales sont construites à proximité de sources naturelles existantes ou d’anciens bains vétustes. Ces scénarios trouvent toute leur confirmation à travers certains exemples d’établissements thermaux, comme hammams Mélouane et Bou Hanifia, situés au centre et à l’ouest du pays. Des travaux coloniaux ont été envisagés, à cause de l’insalubrité de ces deux anciennes stations thermales. Il en est de même pour hammam N’bails-Nador, dans le Constantinois. Cet établissement d’origine romaine semble conservé, mais mal aéré et éclairé. Il a fallu entreprendre des aménagements nécessaires à l’amélioration de son fonctionnement. Leur étude permet de constater les nouveaux aménagements entamés dans le cadre de la promotion et de l’amélioration du thermalisme en colonie. Des sources archivistiques inédites seront systématiquement exploitées et analysées. Elles seront complétées d’investigations in-situ permettant de constater de visu le degré de conservation de ces établissements thermaux, puis d’effectuer des comparaisons entre leurs états anciens et actuels. Mots-clés :​ Thermalisme, Algérie, Colonisation française, Patrimoine de l’eau, Hygiénisme. Abstract The “Cultural Heritage of Water” abounds in Algeria for centuries. It illustrates a historical, societal and cultural dimension, but especially provides the populations with care and hygiene. In the 19th century, the new regulations introduced to improve the hygienic services allowed the growth of real Water towns in Europe. The colonial administration has also shown particular interest to the thermal springs of the colonized Algerian territories. The main objective of this article is to identify the state in which this cultural heritage of water was in the aftermath of colonization, on the one hand, and to establish, on the other hand, under what conditions its new exploitation took place. Some scenarios are immediately envisaged, such as the simple redevelopment of the infrastructures belonging to thermal or secular baths, or the construction of new thermal structures near natural springs or old ruined baths. These scenarios are confirmed for some examples of thermal establishments, like Hammams Mélouane and Bou Hanifia, located in the canter and west of the country. Colonial interventions have been considered, because of the insalubrities of these two former spas. It is the same for hammam N’bails-Nador, in Constantinois. This thermal bath of Roman origin seems to be preserved, but poorly ventilated and lit. It was necessary to undertake new adjustments to improve their operation. The study of these three thermal establishments makes it possible to determine the new installations started within the framework of the promotion and the improvement of the thermalism in colony. Unpublished archival sources will be systematically exploited and analyzed. They will be completed by in-situ investigations allowing to notice the degree of conservation of these thermal establishments, then to make comparisons between their old and actual states. Keywords: Thermalism, Algeria, French colonization, Cultural Heritage of Water, Hygienism. الملخص إن تراث الحمامات المعدنية و المنتجعات المائية، الذي انتشر في أرض الجزائر لقرون، يوضح بالتأكيد بُعدًا تاريخيًا ومجتمعيًا وثقافيًا ، ولكنه قبل كل شيء يوفر للسكان الرعاية الصحية والنظافة. في القرن التاسع عشر، سمحت لوائح جديدة لتحسين خدمات النظافة والصحة بتطوير مدن مياه في أوروبا. من هذا المنظور ، تولي الإدارة الاستعمارية اهتمامًا خاصًا بالينابيع الحرارية للأراضي الجزائرية التي استعمرتها فى تلك الحقبة. سنحاول من خلال هذا المقال تحديد الحالة التي وُجد فيها هذا التراث المائي بعد الاستعمار من ناحية، ومن ناحية أخرى، في ظل أي ظروف حدث استغلاله الجديد. وهناك بعض السيناريوهات المتوخاة منذ البداية ، مثل حقيقة مفادها أن عملية إعادة تطوير بسيطة للبنية الأساسية التي تنتمي إلى الحمامات الحرارية أو الحمامات القديمة قد تمت ؛ ويجري بناء هياكل حرارية جديدة بالقرب من الينابيع الطبيعية القائمة أو الحمامات القديمة البالية. وهذه السيناريوهات تؤكدها أمثلة على الحمامات الحرارية ، مثل حمامات ملوان وبوحنيفيه ، الواقعة في وسط البلاد وغربه. وكان من المتوخى القيام بأعمال بناء و تجديد في العهد الاستعماري بسبب الظروف غير الصحية لهذين المنتجعين الأصليين. الشيء نفسه ينطبق على حمام النبايـل ـ ناظور من جهة قسنطينة. يبدو أن هذه المنشأة ذات الأصل الروماني محفوظة ، لكنها سيئة التهوية والإضاءة. لذالك كان من الضروري إجراء التعديلات اللازمة لتحسين عملها. توضح دراسة هذه المؤسسات الثلاثة التطورات الجديدة التي بدأت في سياق تعزيز وتحسين العلاج المائي في المستعمرة الفرنسية. الكلمات المفاتيح: نص الملخص Pour citer cet article Samia Chergui et Nadia Nedjar, « L’établissement thermal en Algérie : renouveau du thermalisme à l’ère coloniale », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°10, Année 2020. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=16186 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Samia Chergui* et Nadia Nedjar** * Professeure, historienne de l’architecture et du patrimoine, Laboratoire ETAP, IAU, Université Blida 1. cherguisamia@univ-blida.dz. ** Doctorante Laboratoire ETAP, IAU, Université Blida 1. nedjarnadia7@gmail.com.

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(Fr)Faiza Matri – L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923 – 1930)

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923 – 1930) Faiza Matri Table des matieres Introduction 1.Présentation du Centre d’Enseignement d’Art 2.La formation des architectes au sein du Centre d’Enseignement d’Art Conclusion Résumé La formation des architectes en Tunisie était une expérience singulière assurée à partir de 1923 au sein du Centre d’Enseignement d’art. Le présent article qui se propose de présenter et d’analyser cette expérience est articulée autour de deux parties. La première est consacrée à la présentation du Centre d’Enseignement d’Art et l’étude d’une structure de formation complémentaire : le Musée d’Art moderne à Tunis. La seconde partie traite de la question de la formation des architectes au sein du Centre d’Enseignement d’Art. Mots-clés :​ Architecture, Enseignement, Art, Tunis, Protectorat. Abstract Abstact text Keywords: text الملخص نص الملخص الكلمات المفاتيح: نص الملخص Pour citer cet article Faiza Matri, « L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923 – 1930) », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=16102 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Prénom et nom de l’auteur Biographie

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(FR) Leïla Ammar – Propreté, hygiène et espace public à Tunis à travers les usages et la réglementation, 1858-1914.

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 10 | 2020 Propreté, hygiène et espace public à Tunis à travers les usages et la réglementation, 1858-1914. Nom de l’auteur Table des matieres Introduction 1. De la défense de la salubrité publique à la reconnaissance d’une « utilité publique », 1858-1872 2. Un nouveau règlement sur la propreté et la salubrité publique ( 1865-1870) 3. Le règlement sanitaire de 1873 et la création du conseil d’hygiène et de salubrité publique (majlis hafdh al-sahha wa al-nadhafa al-‘umumiyya) 4. Les nouveaux espaces publics et l’hygiène publique, une mise en ordre de la rue (1883-1889) Conclusion Résumé Durant la deuxième moitié du XIXe siècle l’espace urbain de Tunis est en proie à de nombreux problèmes de salubrité et d’hygiène et en même temps fait il l’objet de volontés de renouvellement. Le conseil municipal (1858), puis le conseil d’hygiène et de salubrité publique (1873) édictent des règlements basés sur la notion d’intérêt général et d’utilité publique qu’ils auront des difficultés à appliquer. Il faudra deux décennies pour que la propreté et l’hygiène, affaire privée, du ressort des habitants, passent sous le contrôle de l’institution municipale. Avec le protectorat, un arsenal règlementaire nouveau est mis en place. Au plan urbain le règlement de voirie de février 1889 et le règlement sanitaire de 1903 achèvent de donner corps à une nouvelle vision de l’espace urbain, assaini, ordonné, aligné, ouvert, salubre. Cette règlementation a coexisté avec des pratiques juridiques et des usages antérieurs jusqu’à la fin du XIXe siècle. Ce n’est qu’à l’aube du XXe siècle que les anciens usages battus en brèche disparaîtront au profit des nouvelles règles et pratiques de promotion de la voie publique. L’année 1914 marque un tournant dans la gestion urbaine et l’expansion de la capitale. Elle signe aussi la relégation de la ville ancienne au statut de « quartier » de la ville et la primauté de la « ville européenne ». Mots-clés :​ Propreté, hygiène, salubrité, usages, règlements, Tunis, voie publique, espace public, institutions municipales. Abstract Cleanliness, hygiene and public space in Tunis through uses and regulations, 1858-1914. During the second half of the 19th century, the urban space of Tunis was plagued by many health and hygiene problems and at the same time was the subject of renewal wills. The City council (1858), then the council of hygiene and public health (1873) enacted regulations based on the concept of general interest and public utility which they had difficulty to apply. It will take two decades for cleanliness and hygiene, previously a private matter which was the responsibility of the inhabitants, to come under the control of the municipal institution. With the protectorate, a new set of rules was implemented. At the urban level, the roadway regulation (règlement de voirie) of 1889 and the sanitary regulation of 1903 ended up giving body to a new vision of remediated, arranged, aligned, open and healthy urban space. This regulation coexisted with previous legal practices and uses until the end of 19th century. It is only at the dawn of the 20th century that the old uses disappear in favor of new rules and practices for the public road promotion. 1914 was a turning point in the urban management and the expansion of the capital. It also marked the primacy of the“ European city” .and the relegation of the old city to the status of a “district”. Keywords: Cleanliness, hygiene, uses, regulations, Tunis, public road, public space, municipal institutions. الملخص النظافة و الصحة و الفضاء العام في تونس من خلال الممارسات و التراتيب 1858- 1914 كان الحيز الحضري لمدينة تونس يعاني خلال النصف الثاني من القرن التاسع عشر من عديد المشاكل المتعلقة بالظروف الصحية و برزت في نفس الوقت إرادة لتجديده فأصدر المجلس البلدي(1858) ثم مجلس حفظ الصحة والنظافة العمومية (1873) تنظيمات تستند إلى مفهومي المصلحة العامة والمنفعة العامة كان من الصعب تطبيقها في أول الأمر. سيستغرق الأمر عقدين من الزمن حتى تغدو النظافة والظروف الصحية مسألة عمومية تحت سيطرة و مراقبة المِؤسسة البلدية بعد أن كانت شأنا خاصا بالسكان. تم وضع ترسانة تنظيمية جديدة في زمن الحماية. على المستوى العمراني، ساهمت تراتيب الطرقات لسنة 1889 و التراتيب الصحية لسنة1903 في بلورة رؤية جديدة لحيز حضري معقم و منضم و مصطف ومفتوح و صحي, أعتمدت هذه التنظيمات حتى نهاية القرن التاسع عشر في نفس الوقت الذي تواصل فيه العمل بالأعراف السابقة من ممارسات قانونية و عادات سكنية. في فجر القرن العشرين إختفت العادات القديمة لصالح القواعد و الممارسات الجديدة التي عززت الخيار العام فمثل بذلك عام 1914 نقطة تحول في توسع المدينة و إدارتها العمرانية كما أنه إقترن بإعطاء أولوية  » للمدينة الأوروبية » مقابل إقصاء المدينة القديمة إلى مرتبة « حي » بمدينة تونس. الكلمات المفاتيح: النظافة، الظروف الصحية، الممارسات ، التنظيمات ، تونس ، الطرق العامة ، الأماكن العامة ، المؤسسات البلدية. Pour citer cet article Leila Ammar, « Propreté, hygiène et espace public à Tunis à travers les usages et la réglementation, 1858-1914. », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°10, Année 2020. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=16100 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Leïla Ammar Leila Ammar Maître de Conférences – Université de Carthage. Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines – Université de la Manouba.

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(FR) Préface – Narjes Ben Abdelghani

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ 10 | 2020 Préface Narjes Ben Abdelghani Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ «Pour protéger les villes des mauvaises conditions atmosphériques, on veillera à choisir l’emplacement dans une région où l’air est bon et pur. S’il est stagnant et mauvais, près d’eaux putrides, de mares ou de marais, les êtres vivants en subissent rapidement les conséquences»1. Ibn Khaldoun, Discours sur l’histoire universelle Al-Muqaddima,XVe siècle. L’année 2020 aura été associée à une crise sanitaire aigüe qui remet à l’ordre du jour l’idée de l’hygiène sous ses différentes manifestations. Notion hybride associée à la fois à la propreté, à la santé ainsi qu’aux préconisations, pratiques et dispositifs spatiaux mis en place pour les assurer, elle se manifeste à travers la législation, la gestion des rapports humains, la conception de l’espace habité, les recherches médicales et les innovations techniques. Toutes ces révélations s’entrecroisent dans la toile de fond des productions architecturales et urbaines. Elles entretiennent, en effet, une relation d’influence réciproque avec le politique, ainsi que l’économique, le social, etc. Elles expriment donc, à travers leurs propres matérialités, une histoire des mentalités dans laquelle la notion d’hygiène occupe une place importante. Voici donc une tentative d’exploration des manifestations multiples de ce que peuvent nous livrer divers établissements humains, en tant que témoins des différents moments de l’histoire du Maghreb. La longue et tumultueuse histoire de cette côte afro-méditerranéenne au confluent de mille chemins, nous apprend que celle-ci s’était constamment enrichie par la rencontre des hommes qui s’y enracinaient et de ceux qui ne faisaient que passer. Ainsi, ce territoire avait le don de colorer sa production matérielle et spirituelle au gré des réminiscences qui lui parvenaient des villes dont il avait été, pendant certaines périodes, satellite comme Rome, Damas, Bagdad, Istanbul, etc. Dans ce mouvement des hommes et de leurs visions du monde, les idées et les modèles qui circulent dialoguent tantôt avec les idées et pratiques spatiales locales, et tantôt s’affirment comme des substituts envahissants. La période de la colonisation française, déjà précédée par un engouement et une fascination inconditionnelle pour le progrès de « l’Occident » auquel on aimerait emboîter le pas, marque dans ce sens, une de ces césures remarquables où désormais, à la culture locale, se substitue la « science » occidentale, condensé d’une vision du monde, spécifique, propre par son système de pensée et de croyances. Au Maghreb, satellite pour Paris depuis le XIXe siècle, l’hygiène est donc importée en tant que fondement d’un nouvel urbanisme européen triomphant, canonisé et appliqué dans un cadre institutionnel. C’est ce contraste que met en exergue Leila Ammar lorsqu’elle révèle le passage d’une hygiène communautaire, collaborative assurée par les habitants eux-mêmes à une hygiène devenue affaire publique, sous le contrôle de l’institution municipale et gérée par le bais d’un nouvel arsenal règlementaire qui, depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, refaçonne progressivement l’espace urbain de Tunis et donne corps à la nouvelle « ville européenne » établie aux portes de la médina. Dans cette « ville européenne » naissante, sera importée, en plus des plantations des arbres d’alignement et des squares aménagés, une des composantes majeures du nouveau modèle urbanistique emprunté au Paris haussmannien et connotant tout à la foi esthétique urbaine et hygiénisme. C’est ce que nous apprend Saloua Ferjani lorsqu’elle retrace la genèse du parc du Belvédère, « le bois de Boulogne de Tunis » depuis le lancement du projet en 1892. Au cours de cette même période instauratrice d’un espace français outre-mer qui comprend entre autres la Tunisie, le Maroc et l’Algérie, l’idée prégnante de l’hygiène apparaît également à travers l’installation d’une architecture balnéaire que Samia Chergui et Nadia Nedjar observent particulièrement en Algérie. Elles montrent alors que si les établissements thermaux qui s’y développent pendant la seconde moitié du XIXe siècle renouent avec la tradition des thermes romains et des hammams médiévaux, tradition qui imprime l’identité du Maghreb, ils se distinguent néanmoins par un programme architectural inédit qui répond à une idéologie hygiéniste où, aux pieds des sources d’eaux minérales, soins curatifs et loisirs se conjuguent. A la construction de villes « européennes » en Tunisie selon le modèle haussmannien dans les premiers temps de la colonisation, succède un deuxième épisode de grands travaux entrepris depuis 1943 dans le cadre d’une reconstruction, inévitable à cause des dommages importants infligés pendant la guerre. C’est à ce moment-là que s’exporte le modèle d’une école nouvelle du XXe siècle. Alia Bel Haj Hamouda restitue les attributs de ce modèle basé sur le principe de ce qu’on avait appelé « la pédagogie active » et identifie la place privilégiée qu’y occupe l’idéal hygiéniste. C’est au cours de ce même épisode de la reconstruction qui glorifie les modèles urbanistiques et architecturaux de la modernité européenne telle qu’elle était envisagée par l’avant-garde réunie dans le cadre des CIAM (congrès internationaux d’architecture moderne) que s’implante également à Tunis le logement de la masse du XXe siècle désormais standardisé et institutionnalisé. La lecture que je propose, pour ma part, du modèle de cette maison salubre pour tous révèle qu’il correspond à un ensemble de dispositifs prototypiques qui s’emboîtent depuis l’échelle de la ville jusqu’à l’échelle de l’appartement et que ces derniers tirent leur légitimité du contexte de la ville européenne dont l’ordre social et urbain sont bouleversés depuis la révolution industrielle. Mais, appliquée à Tunis, la recette moderne de la maison salubre sera imprégnée par cet autre contexte qui l’accueille. Indépendante, La Tunisie ne produit pas pour autant ses propres modèles en matière d’aménagement du territoire. Si on continue à importer les produits urbanistiques prêts à l’emploi d’une modernité canonisée et envahissante, on y tente également de ressusciter, au nom de l’hygiène, le mécanisme haussmannien de la percée des ensembles urbains historiques qui peinait déjà à être appliqué pendant l’ère coloniale dans le cadre d’un urbanisme dit « de correction ». Mais la lecture qu’engage Nader Meddeb permet d’observer sous un autre angle cette percée urbaine. Il

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(Fr)Ines Ben Khemis Debbiche – Pour une image territoriale émotionnelle via les sites publics tunisiens

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Pour une image territoriale émotionnelle via les sites publics tunisiens Ines Ben Khemis Debbiche Table des matieres Introduction 1. Cadre descriptif et analytique : la nature de l’offre touristique et de l’organisation promotionnelle 2. Cadre réflexif et conceptuel portant sur la nouvelle scène promotionnelle de l’image territoriale tunisienne Conclusion Résumé Les acteurs touristiques doivent actualiser et faire progresser l’image territoriale tunsienne via le web, en s’accordant aux règles de ce monde virtuel et aux enjeux de cette stratégie promotionnelle. L’attractivité envers le produit touristique doit être appréhendée dans une nouvelle démarche où cohabitent l’imaginaire et le réel territorial. Ainsi, l’image du tourisme tunisien s’attache à la manipulation formelle des éléments sensoriels du produit territorial, donc à son contenu et aussi à son expression. Il est opportun de repenser en des termes efficients, l’adéquation entre la stratégie design et le marketing territorial par laquelle l’immatériel appréhende le matériel du produit touristique tunisien à promouvoir. Mots-clés :​ touriste potentiel, stratégie promotionnelle, sites publics tunisiens. Pour citer cet article Ines Ben Khemis Debbiche, « Pour une image territoriale émotionnelle via les sites publics tunisiens », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15975 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Ines Ben Khemis Debbiche ESSTED-Université de la Manouba.

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(Fr)Sami Kamoun – Le bidonville de Djebel Lahmar, séquelle de l’ère coloniale Evolution morphologique et avenir architectural et urbanistique

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Le bidonville de Djebel Lahmar, séquelle de l’ère coloniale Evolution morphologique et avenir architectural et urbanistique Sami Kamoun Table des matieres Introduction 1.Les années d’avant le protectorat français 2.L’avènement du protectorat français 3.Période de l’entre-deux guerres 4.L’indépendance 5.Aujourd’hui Conclusion Résumé Depuis la nuit des temps, la médina de Tunis est un modèle urbanistique particulier et présente une typologie architecturale riche en histoires et en styles. L’avènement du protectorat français l’a entraînée dans la déshérence. Abandonnée par ses propres habitants, elle se dégrade. Cette dégradation s’amplifie avec l’arrivée d’une population rurale qui fuit la famine et la misère. Les nouveaux arrivants occupent les habitations abandonnées et l’encerclent de gourbis. Les flux deviennent importants avec la crise de l’entre-deux-guerres et donnent naissance à une ceinture de « gourbivilles » tel que le bidonville de Djebel Lahmar. Ce dernier, situé à quelques kilomètres de la médina, résiste aux efforts de « dégourbification » menés par l’Etat et développe sa propre morphologie. Avec les événements de 1978, il est réhabilité et ses habitations sont régularisées. Aujourd’hui, une nouvelle vague de chantiers de constructions illégales réapparaît et se répand sur tout le bidonville. Nous nous interrogeons sur l’avenir de sa morphologie et ses conséquences sur l’urbanisation de la ville de Tunis. Mots-clés :​ bidonville, gourbis, médina, morphologie, morphogenèse. Pour citer cet article Sami Kamoun, « Le bidonville de Djebel Lahmar, séquelle de l’ère coloniale Evolution morphologique et avenir architectural et urbanistique », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15956 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Sami Kamoun Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines

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(Fr)Samia Ammar – Massicault Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Massicault Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis Samia Ammar Table des matieres Introduction 1.La genèse du centre de colonisation Massicault à Borj El Amri 2.Un urbanisme et une architecture d’urgence à Massicault 3.La période de l’Indépendance : Massicault une cité de recasement Conclusion Résumé Après avoir signé le traité du Bardo en 1881, le pouvoir colonial français en Tunisie ne peut échapper à une réalité : pour tenir le pays, il faut le contrôler directement et entièrement. Une panoplie d’équipement de superstructure et d’infrastructure, couvrant l’ensemble du pays, est donc programmée après la colonisation officielle. Les premières décisions concernent la création d’un réseau de communication routier, qui sera accompagné d’un réseau de villages de colonisation pour assurer le peuplement pendant la Régence. C’est dans ce contexte que dans les environs immédiats de Tunis, et plus précisément dans la zone nord-ouest, plusieurs centres vont se développer tels que Massicault, El Battane, Tebourba, Djedaida, Chaouat. Notre intérêt se dirige vers une étude monographique du village de Massicault qui porte aujourd’hui le nom de Borj El Amri. Le contexte historique, les modèles d’aménagement urbain adoptés ainsi que la typologie du bâti du village seront nos principales préoccupations tout en nous intéressant aux formes urbaines et architecturales rurales produites dans les colonies. Mots-clés :​ Borj El Amri, Massicault, village de colonisation, aménagement urbain, architecture coloniale. Pour citer cet article Samia Ammar, « Massicault Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15936 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Samia Ammar Maître-Assistante à l’ENAU-Université de Carthage. Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines

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(Fr)Marwa Chérif – M’dhilla. Urbanisme d’une ville minière du sud Tunisien

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 M’dhilla Urbanisme d’une ville minière du sud Tunisien Marwa Chérif Table des matieres Introduction 1. Cadre géographique et historique de la ville de M’dhilla 2.Le concept d’urbanisme minier dans la ville de M’dhilla 3.L’analyse des trois esquisses du plan de la ville de M’dhilla Conclusion Résumé M’dhilla, distante de 15 kilomètres de la ville de Gafsa, est le dernier centre du bassin minier de Gafsa. Son éloignement des autres sièges miniers, ses conditions climatiques et son relief morcelé en plusieurs lits d’oueds, n’ont pas facilité son urbanisation. En effet les propositions de plans d’aménagement se sont succédé depuis 1920, cherchant à concevoir une composition adaptée aux différentes contraintes de cette nouvelle activité économique. En premier lieu, nous analyserons trois variantes de plans proposées pour la ville de M’dhilla, afin de déterminer les différentes composantes minières qui ont conditionné son installation urbaine. En second lieu, nous tenterons de mesurer l’impact de la présence européenne sur le paysage urbain d’une ville qui venait de naître et qui devait, malgré les écueils, se plier à la nouvelle politique sociale, professionnelle et urbanistique adoptée par l’administration du protectorat. Dans ce cadre, nous nous intéresserons, à travers le modèle de M’dhilla, au processus et aux contraintes qui ont été à l’origine de la création de la ville, durant le protectorat. Nous étudierons également leurs répercussions sur l’aménagement de son territoire et sur l’évolution de son tissu urbain. Mots-clés :​ bassin minier de Gafsa, M’dhilla, ville minière, phosphates, urbanisme minier, Protectorat. Pour citer cet article Marwa Chérif, « M’dhilla Urbanisme d’une ville minière du sud Tunisien », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15920 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Marwa Chérif Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines Université de la Manouba.

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(Fr) Aida Ladhari – Mosquée des Sept Dormants à Chenini-Tataouine Etude architecturale et historique

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ titre auteur 6 | 2018 Mosquée des Sept Dormants à Chenini-Tataouine Etude architecturale et historique Aida Ladhari Table des matieres Introduction 1. Situation de l’édifice 2. Le monument dans son environnement 3. La salle de prière 4. La grotte 5. Décorations et inscriptions 6. Description du minaret 7. Description du cimetière 8. La mosquée et le mythe des Sept Dormants (al-Sab’a Rgûd) 9. Style architectural et essai de datation Conclusion Résumé La mosquée des Sept Dormants possède une richesse architecturale assez singulière : un espace troglodytique mystique est juxtaposé à sa salle de prière. Cette dernière comporte un répertoire ornemental très varié au niveau du fond des arcs supportant la toiture à coupoles. On y perçoit également un curieux minaret penché, ainsi que plusieurs tombes allongées, à caractère nettement mystique, occupant un cimetière annexé à l’édifice. En fait, la tradition orale locale rattache le monument au mythe des Rgûd al-sab’a ou « Gens de la Caverne », légende commune aux cultes chrétien et islamique. Pour le reste, étant donné l’absence des indices archéologiques et des sources historiques, le caractère vernaculaire de l’édifice traduit, toutefois, quelques influences vraisemblablement ottomanes. Celles-ci demeurent perceptibles au niveau de la coupole centrale à base surélevée couvrant la salle de prière. Mots-clés :​ Chenini, Tataouine, mosquée, Sept Dormants, architecture vernaculaire, espace troglodytique. Pour citer cet article NOM prénom, « Mosquée des Sept Dormants à Chenini-Tataouine Etude architecturale et historique », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6, Année 2018. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15906 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Texte intégral​ Auteur​ Aida Ladhari Assistante-ISAM -Université de Jendouba.

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