Nom de l’auteur/autrice :AlOptimaSabil

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(Fr) Beya Abidi – Henchir Djedeïda aux XIXe-XXe siècles

« > »> »>Index « >Table des matiéresRésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral 01 | 2016 Avant-Propos Faouzi Mahfoudh 01 | 2016 Sousse, le tracé de l’avenue de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuce (1884-1904) Leila Ammar 01 | 2016 Henchir Djedeida aux XIXe-XXe siècles: enjeux fonciers et mutations urbaines à l’époque coloniale Beya Abidi Belhadj « > 01 | 2016 La ville de Gaafour : une cité de cheminots Khadija Derbel « > 01 | 2016 Zawiya Sidi Bou-Gabrine à Djebel Zaghouan : étude architecturale et historique Meriem Marzouki « > 01 | 2016 أسواق صفاقس من خلال وثيقة مؤرخة من سنة 1652 فوزي محفوظ « > 01 | 2016 التواصل بين إيالتي تونس و الجزائر: وقف علي باي الحسيني على زاوية سيدي عبد الحفيظ بخنقة سيدي ناجي (1774) أحمد السعداوي « > 01 | 2016 ملاحظات حول مدينة توزر وواحتها في نهاية القرن السابع عشر من خلال وقفية المدرسة المرادية ذاكر سيله « > 01 | 2016 فيسة المساجد الريفية وعمارتها بتلمسان (قرى بني سنوس نموذجا) محمد رابح « > 01 | 2016 أوقاف الجامع الكبير بغار الملح من خلال وثيقة أرشيفية تعود إلى أواسط القرن الثامن عشر تفاحة مفتاح « > »>01 | 2016 Henchir Djedeïda aux XIXe-XXe siècles : enjeux fonciers et mutations urbaines à l’époque coloniale Beya Abidi-Belhadj Table des matieres I. Sur les traces du Henchir Djedeïda : Essai sur l’origine indiscernable 1-L’organisation de la gare1. L’enjeu du toponyme : Henchir Djedeïda, appellation naissante pour un territoire ancien 2. Henchir Djedeïda : la grandeur et l’immensité II. L’aménagement urbain sous le Protectorat 1. Première phase 1894 -1929 : Urbanisation coloniale en germe 2. Deuxième phase : la création d’une nouvelle trame urbaine ou l’urbanisme de rattrapage « > »>Résumé Si l’urbanisation a été l’une des caractéristiques majeures de l’époque moderne, c’est toutefois durant le protectorat français que ce phénomène a pris son ampleur, nous lui devons en effet un héritage formel essentiel. Les villes coloniales ont inscrit dans l’espace une trame de lieux, de points centraux, qui reste l’un des fondements majeurs de la structure urbaine contemporaine. À l’image de la ville de Tunis, la campagne périphérique a connu une véritable poussée du phénomène urbain, tant par l’extension des bourgs précoloniaux, que par la création des localités nouvelles. Cette étude propose d’examiner le développement urbain observé à henchir Djedeïda au cours de l’époque coloniale. Profitant des nouvelles lois et réglementations, les autorités coloniales ont lancé un plan de développement contrôlé. Il s’agit de détailler les étapes de son évolution et de présenter les mécanismes qui ont permis la reconfiguration du domaine ainsi que les procédures et les intervenants. إذا كان التحضر أحد الخصائص الرئيسية للعصر الحديث، فهو كذلك ومع ذلك، خلال فترة الحماية الفرنسية، أخذت هذه الظاهرة حجمها، نحن نحن مدينون بالفعل بتراث رسمي أساسي. وقد أدرجت المدن الاستعمارية في الفضاء إطار من الأماكن، من النقاط المركزية، التي تظل واحدة من الأسس الرئيسية للهيكل الحضرية المعاصرة. ومثل مدينة تونس، شهدت المناطق الريفية الطرفية طفرة حقيقية في الظاهرة الحضرية، سواء من خلال توسيع مدن ما قبل الاستعمار، أو بدلاً من إنشاء مناطق جديدة. تقترح هذه الدراسة دراسة التطور الحضري الملحوظ في هنشير الجديدة خلال الحقبة الاستعمارية. الاستفادة من القوانين واللوائح الجديدة والسلطات أطلقت السلطات الاستعمارية خطة تنمية خاضعة للرقابة. يتضمن ذلك تفصيل خطوات تطوره وتقديم الآليات التي مكنت من إعادة تشكيل هذا المجال وكذلك الإجراءات وأصحاب المصلحة If urbanization has been one of the major characteristics of the modern era, it is However, during the French protectorate this phenomenon took on its magnitude, we we indeed owe an essential formal heritage. Colonial cities have inscribed in space a framework of places, of central points, which remains one of the major foundations of the structure contemporary urban. Like the city of Tunis, the peripheral countryside experienced a real surge in the urban phenomenon, both through the extension of precolonial towns, than by the creation of new localities. This study proposes to examine the urban development observed in Henchir Djedeïda during the colonial era. Taking advantage of new laws and regulations, the authorities The colonial authorities launched a controlled development plan. This involves detailing the steps of its evolution and present the mechanisms that enabled the reconfiguration of the field as well as the procedures and stakeholders.​ Mots clés »> Henchir, palais, campagne, milieu rural, protectorat, Djedeïda, Khaznadar, école israélite, urbanisme, Lotissement, Lakhmi Pour citer cet article Beya Abidi-Belhadj, « Henchir Djedeïda aux XIXe-XXe siècles : enjeux fonciers et mutations urbaines à l’époque coloniale », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°1, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=1944. « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> Introduction »> La région de Djedeïda, marquée à l’époque précoloniale par une structure principalement rurale, a connu un renforcement sans précédent de ses structures urbaines tout au long de l’époque coloniale. Une intense mise en valeur de l’espace agricole a permis l’installation des grandes fermes et de plusieurs centres urbains, dont certains se maintiennent jusqu’à l’heure actuelle. Le cas de Henchir Djedeïda, témoigne aussi des évolutions économiques et sociales de la région. Il s’agit ici d’aborder les processus de la dynamique foncière et de la mutation urbaine dans toute leur complexité et d’analyser comment et à quels rythmes se faisaient les évolutions. I. Sur les traces du Henchir Djedeïda : Essai sur l’origine indiscernable Cette propriété est située à 25 kilomètres à l’Ouest de Tunis et à 15 kilomètres du Bardo. Son petit village est composé de maisons de plaisance appartenant à des riches Tunisiens et entourées de vergers d’oliviers1.Elle fait partie de la plaine deltaïque de Medjerda qui est une zone essentiellement agricole très basse s’étendant sur les deux rives de la Medjerda inférieure, incluse entre Tebourba, la plaine de Chaouat et les marais d’El Mebtouha. La composition des sols est très diverse. Ils sont en majorité peu évolués d’apport alluvial. Leur texture est le plus souvent argileuse à argilo-limoneuse et par endroit sablonneuse2. Fig.1. Plan de situation L’épisode colonial ne fut en réalité qu’une étape dans un processus qui remonte plus loin dans le temps. Nous n’avons malheureusement que très peu de renseignements sur ce

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(Fr) Faiza Matri – L’enseignement de l’architecture

« > »> »>Index « >Table des matiéresRésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923 – 1930) »> Faiza Matri Table des matieres IntroductionI- Le Centre d’Enseignement d’Art de Tunis I.1- Présentation du Centre d’Enseignement d’ArtI.2- L’enseignement au Centre d’Art I.3- Le Musée d’art moderne : institution complémentaire de l’école des Beaux-artsII-La formation des architectes au sein du Centre d’Enseignement d’Art II.1- Caractéristiques de l’enseignement d’architecture II.2- Crise de l’enseignement d’architecture et problèmes budgétaires Conclusion « > »>Résumé La formation des architectes en Tunisie était une expérience singulière assurée à partir de 1923 au sein du Centre d’Enseignement d’art. Le présent article qui se propose de présenter et d’analyser cette expérience est articulée autour de deux parties. La première est consacrée à la présentation du Centre d’Enseignement d’Art et l’étude d’une structure de formation complémentaire : le Musée d’Art moderne à Tunis. La seconde partie traite de la question de la formation des architectes au sein du Centre d’Enseignement d’Art. « > The training of architects in Tunisia was a unique experience provided from 1923 within the Art Teaching Center. This article, which aims to present and analyze this experience, is structured around two parts. The first is devoted to the presentation of the Art Teaching Center and the study of a complementary training structure: the Museum of Modern Art in Tunis. The second part deals with the question of the training of architects within the Art Teaching Center. كان تدريب المهندسين المعماريين في تونس تجربة فريدة من نوعها تم تقديمها منذ عام 1923 داخل مركز تعليم الفنون. تتمحور هذه المقالة، التي تهدف إلى عرض هذه التجربة وتحليلها، حول جزأين. الأول مخصص لعرض مركز تدريس الفنون ودراسة هيكل التدريب التكميلي: متحف الفن الحديث بتونس. ويتناول الجزء الثاني مسألة تدريب المهندسين المعماريين داخل مركز تعليم الفنون. Mots clés »> Architecture, Enseignement, Art, Tunis, Protectorat. »> Pour citer cet article Faiza Matri, « L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923- 1930) », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°2, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=2439 « > « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> Introduction »> « >On définit souvent l’architecte en tant que « personne capable de tracer le plan d’un édifice et d’en diriger l’exécution. […]. Aujourd’hui, l’architecte doit être diplômé d’une école d’architecture et admis dans l’ordre des architectes » 1 . Bien que l’image moderne de l’architecte ait été inventée et inaugurée en Europe au XVe siècle par Filippo Brunelleschi (1377-1446) qui a « le mérite d’offrir à l’architecture un système stable et scientifiquement construit de conventions » 2 , l’émergence des architectes diplômés des écoles des beaux-arts est advenue suite à la révolution industrielle. En Tunisie, la création des établissements d’enseignement spécialisés dans la formation des architectes n’a eu lieu qu’à partir du début du XXe siècle à travers la fondation du Centre d’Enseignement d’Art de Tunis en 1923. Parallèlement à l’enseignement de peinture, cet établissement a assuré un enseignement de l’architecture 3 qui n’a duré que sept ans pour être suspendu en octobre 1930. Dès lors, le Centre d’Enseignement d’Art a pris le nom d’Ecole des Beaux-arts de Tunis 4 en assurant un enseignement de peinture et d’arts plastiques 5 . Malgré sa courte durée, cette expérience pédagogique a permis la formation des premiers architectes Tunisiens. »> Fig. 1. L’entrée principale et unique du Centre d’Enseignement d’Art de Tunis située au Passage Ben Ayed dans le quartier de Bâb Jedid à proximité du Tourbet el-Bey. (Cliché de l’auteur). « >De nos jours, les études consacrées à l’histoire de l’architecture tunisienne ne cessent de se multiplier, alors que les études traitant la question de la formation du corps des architectes sont rares pour ne pas dire inexistantes6 . En s’interrogeant sur les caractéristiques de l’enseignement de l’architecture assuré dans le Centre d’Enseignement d’Art de Tunis, le présent article a pour objectif de donner un aperçu sur cet établissement ainsi que sur la section d’architecture qui restent méconnus. Compte tenu de la rareté des sources, nous nous sommes basées sur les rapports officiels adressés au Ministre Résident Général sur le fonctionnement des services administratifs, ainsi que les correspondances retrouvées dans les archives, surtout les archives diplomatiques de Nantes. »> I- Le Centre d’Enseignement d’Art de Tunis « > « >La création de structures modernes pour la formation des architectes tunisiens est marquée par une longue période d’hésitation et de tâtonnements. On peut estimer qu’outre les considérations politiques7 , le statut spécifique de ce métier, ainsi que les moyens de son apprentissage et sa transmission, ont amplifié ces incertitudes. Bien que le statut de l’architecte, tel qu’il a été instauré en occident depuis la Renaissance, n’ait pas existé dans les pays du monde arabe, la gestion des aspects techniques et esthétiques des ouvrages n’a pas fait défaut en Tunisie, puisqu’elle a été confiée à des amines. Avant le Protectorat, les métiers traditionnels du bâtiment étaient regroupés en corporations autonomes qui travaillent en ordre dispersé dans l’espace urbain et présidés

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(Fr) Khadija Derbal – La Ville de Gaâfour : une cité de cheminots

« > »> »>Index « >Table des matiéresRésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral 01 | 2016 Avant-Propos Faouzi Mahfoudh 01 | 2016 Sousse, le tracé de l’avenue de la Quarantaine : genèse et construction de la ville neuce (1884-1904) Leila Ammar 01 | 2016 Henchir Djedeida aux XIXe-XXe siècles: enjeux fonciers et mutations urbaines à l’époque coloniale Beya Abidi Belhadj « > 01 | 2016 La ville de Gaafour : une cité de cheminots Khadija Derbel « > 01 | 2016 Zawiya Sidi Bou-Gabrine à Djebel Zaghouan : étude architecturale et historique Meriem Marzouki 01 | 2016 أسواق صفاقس من خلال وثيقة مؤرخة من سنة 1652 فوزي محفوظ « > 01 | 2016 التواصل بين إيالتي تونس و الجزائر: وقف علي باي الحسيني على زاوية سيدي عبد الحفيظ بخنقة سيدي ناجي (1774) أحمد السعداوي « > 01 | 2016 ملاحظات حول مدينة توزر وواحتها في نهاية القرن السابع عشر من خلال وقفية المدرسة المرادية ذاكر سيله « > 01 | 2016 فيسة المساجد الريفية وعمارتها بتلمسان (قرى بني سنوس نموذجا) محمد رابح « > 01 | 2016 أوقاف الجامع الكبير بغار الملح من خلال وثيقة أرشيفية تعود إلى أواسط القرن الثامن عشر تفاحة مفتاح « > »>01 | 2016 La Ville de Gaâfour : une cité de cheminots Khadija Derbel Table des matieres I- Le rail et la naissance du village de Gaâfour 1-L’organisation de la gare 2-L’organisation de la cité ouvrière II- La morphologie urbaine de la cité de cheminots III- Les actions d’équipement et la naissance d’un centre urbain « > »>Résumé La découverte des mines dans le haut Tell a mis en valeur la Tunisie centrale et a permis l’expansion du réseau ferroviaire Tunisien, par la construction de la ligne Tunis- Kalâat Es-snam. Le domaine de Gâafour, sur cette ligne, a été transformé en un immense chantier de construction et a donné naissance à un complexe ferroviaire comprenant une gare ainsi qu’une cité ouvrière destinée à loger le personnel nécessaire à l’exploitation du site. L’étude de la création de telle réalisation présente bien des intérêts. Tout d’abord, la gare et la cité ont donné naissance à une nouvelle agglomération. Cette dernière représente une entité géographique de la dimension d’une petite ville dotée de toutes les modernités et qui doit son existence à la volonté d’une société, la compagnie de chemin de fer Bône Guelma, et de ses habitants. La composition et la disposition intérieures de la gare et de la cité sont le fruit d’une longue évolution urbaine et d’une réflexion architecturale, qui confèrent une identité propre à la ville de Gâafour. اكتشاف المناجم في التل العلوي أبرز وسط تونس وسمح توسيع شبكة السكك الحديدية التونسية من خلال إنشاء خط تونس-القلعة إس سنام. وقد تحولت عقار جعفور على هذا الخط إلى موقع بناء ضخم. البناء وأدى إلى إنشاء مجمع للسكك الحديدية بما في ذلك محطة بالإضافة إلى منطقة سكن العمال مخصصة لإيواء الموظفين اللازمين لتشغيل الموقع. تقدم دراسة إنشاء مثل هذا الإنجاز العديد من الاهتمامات. أولا وقبل كل شيء، أنجبت المحطة والمدينة منطقة حضرية جديدة. الأخير يمثل كيان جغرافي بحجم مدينة صغيرة مجهز بكل الحداثة و التي تدين بوجودها لإرادة شركة Bône للسكك الحديدية قالمة وسكانها. التكوين الداخلي والتخطيط للمحطة والمدينة هي ثمرة التطور الحضري الطويل والتفكير المعماري الذي يعطي هوية خاصة بمدينة قعفور The discovery of mines in the upper Tell highlighted central Tunisia and allowed the expansion of the Tunisian railway network, through the construction of the Tunis-Kalâat line Es-snam. The Gâafour estate, on this line, has been transformed into a huge construction site. construction and gave birth to a railway complex including a station as well as a workers’ housing estate intended to house the personnel necessary for the operation of the site. The study of the creation of such an achievement presents many interests. First of all, the station and the city gave birth to a new urban area. The latter represents a geographical entity the size of a small town equipped with all the modernities and which owes its existence to the will of a company, the Bône railway company Guelma, and its inhabitants. The interior composition and layout of the station and the city are the fruit of a long urban evolution and architectural reflection, which give an identity specific to the city of Gâafour. Mots clés »> Gâafour, chemin de fer, cité ouvrière, architecture coloniale Pour citer cet article Khadija Derbel, « La ville de Gaâfour : une cité de cheminots », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°1, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=1969. « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> Introduction »> Le chemin de fer a vu le jour en Tunisie avant 1881, date d’instauration du Protectorat Français sur la Tunisie. La première ligne de chemin de fer a relié Tunis, la Goulette et la Marsa (TGM) et fut inaugurée le 2 Août 1872 et la ligne reliant Tunis à Ghardimaou longue de 192 Km fut mise en service en 1878. Ces deux lignes furent le préambule à de nombreuses autres lignes qui allaient être étendues dans tout le pays. Une fois installée en Tunisie, la France a commencé à construire son réseau de chemin de fer guidée par des objectifs clairs et précis. Les premières lignes de chemin de fer furent motivées par des intérêts commerciaux et ainsi que par une volonté politique. C’est ainsi que les premiers tronçons furent toujours construits en direction des côtes menant directement vers les ports. L’étude de la diffusion spatiale du réseau ferroviaire colonial est significative. Elle est perçue comme un investissement nécessaire, visant à encourager l’exploitation des ressources de la nouvelle terre et a intéressé pour cela au début principalement les régions agricoles. Ainsi, il n’était pas étrange de voir la première ligne ferroviaire relier Tunis aux régions céréalières passant par les zones les plus riches. Toutefois, ce schéma a rapidement été bouleversé, dans une première phase, par la découverte en 1885 de considérables gisements de phosphates, près de la frontière Sud-ouest de la Tunisie qui donnèrent naissance au réseau Sud dont l’unique souci était d’extraire les phosphates et de les exporter. En deuxième phase, la découverte

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Lotfi Abd Jawad – zayd kairawani

« > »> »>Index « >Table des matiéresRésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني لطفي عبد الجواد فهرس تقديمالنصالتعليقالمعطيات التاريخيةالمعطيات المتعلقة بالكتابة« حول نسبة « الحضرميحول طبيعة الأشغال والعلاقة بين الآمر بها والمعلم« حول الكلمة الواردة بعد نسبة  » الحضرميخاتمة الملخص نص تخليدي تشوب قراءته بعض العوائق ولكنه يمكّن من طرح جملة من الاشكالات المنهجية وأخرى متعلقة بمحتواه (تاريخ المعلم الذي وجد به وعائلة مالوش القيروانية ونسبة الحضرمي وكذلك الكتابة التي دوّن بواسطتها). بعد تجاوز الإشكال المتعلق بتاريخ النقيشة بفضل المكافحة مع كتب التراجم ووثائق الأحباس أو كذلك بفضل المقارنات الفنية مع النقائش الجنائزية تم التوصل الى ترجيح تأريخه بسنة 901 هـ/1496م والى حصر طبيعة الاشغال في جملة من الترميمات أو الإضافات الجزئية ادخلت على المعلم الذي كان في الأصل دارا للفقيه ابن أبي زيد القيرواني. كما تم التوصل إلى أن الآمر بهذه الأشغال أنفق عليها من ماله الخاص وأنه ينتمي إلى عائلة « بن مالوش » القيروانية الحضرمية ذات الصلة بالقبائل اليحصبية اليمنية. Un texte mémoriel qui présente quelques obstacles à la lecture, mais qui permet de soulever un certain nombre de problèmes méthodologiques et d’autres liés à son contenu (l’histoire du monument dans lequel il a été retrouvé, la famille des Malush de Kairouan, la lignée des Hadhrami, ainsi que l’écriture par laquelle il a été enregistré). Après avoir surmonté le problème lié à la date de l’inscription, grâce à la lutte avec les biographies et les documents de l’ermitage, ou encore grâce à des comparaisons artistiques avec les inscriptions funéraires, on est parvenu à la dater de l’an 901 AH / 1496 après JC, et la nature des travaux s’est limitée à un certain nombre de restaurations ou d’ajouts partiels effectués au monument, qui était à l’origine une maison. Par le juriste Ibn Abi Zaid Al-Qayrawani. Il a également été constaté que le responsable de ces travaux les a payés avec son propre argent et qu’il appartient à la famille « Ibn Malush » de Qayrawaniyah Hadhrami, qui est apparentée aux tribus yéménites Yahasabi. A memorial text that has some obstacles to reading, but it enables the raising of a number of methodological problems and others related to its content (the history of the landmark in which it was found, the family of Malush of Kairouan, the lineage of the Hadhrami, as well as the writing by which it was recorded). After overcoming the problem related to the date of the inscription, thanks to the struggle with biographies and hermitage documents, or also thanks to artistic comparisons with funerary inscriptions, it was reached that it should be dated to the year 901 AH / 1496 AD, and the nature of the works was limited to a number of restorations or partial additions made to the landmark, which was originally a house. By the jurist Ibn Abi Zaid Al-Qayrawani. It was also found that the person responsible for these works paid for them from his own money and that he belongs to the “Ibn Malush” family of Qayrawaniyah Hadhrami, which is related to the Yemeni Yahasabi tribes. الكلمات المفاتيح .النقائش العربية، الكتابات التخليدية، القيروان، مقام عبد الله بن ابي زيد، العهد الحفصي، الخط النسخي، مالوش المرجع لذكر المقال لطفي عبد الجواد، « نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني »، السبيل: مجلة التاريخ والآثار والعمارة المغاربية[نسخة الكترونية] عدد 2، سنة 2016 http://www.al-sabil.tn/?p=2470 الرابط تحميل « >Cliquez pour télecharger l’article »> مقال تقديم « > يقع مقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني في قلب المدينة العتيقة عند النهج المسمى باسم صاحبه. وعبد الله بن أبي زيد هو أبو محمد عبد الله بن أبي زيد عبد الرحمن النفزي، ولد بالقيروان سنة 310/922 وأخذ عن أعلام عصره وكان إمام المالكيّة في المغرب. وقد أورد القاضي عياض أنه « حاز رئاسة الدين والدنيا وإليه كانت الرحلة من الأقطار، ونجب أصحابه، وكثر الآخذون عنه. وهو الذي لخص المذهب، وضمّ كسره، وذبّ عنه وملأت البلاد تواليفه وعارض كثير من الناس أكثرها فلم يبلغوا مداه، مع فضل السّبق، وصعوبة المبتدأ، وعرف قدره الأكابر … وكان يعرف بمالك الصغير »1. توفّي عبد الله بن أبي زيد القيرواني سنة 386/996. ومن بين مؤلفاته « الرّسالة » و »النّوادر والزّيادات » و »مختصر المدوّنة » و »تهذيب العتبيّة ». إن النقيشة موضوع الدرس غير منشورة، وهي محفوظة حاليا في مخازن المعهد الوطني للتراث بالقيروان. وقد كانت في الأصل مدمجة في جدار غرفة الضريح المطل على الصحن بين ساكف الباب والنافذة التي تعلوه (اللوحة رقم 1). وقد اقتلعت من مكانها صحبة مجموعة أخرى من النقائش الجنائزية الكائنة بالضريح بهدف حمايتها من الاعتداء والنهب المحتملين حيث أن الزاوية تعرضت خلال سنة 2008 لعملية نهب كان من نتائجها سرقة شاهد قبري مؤرخ يعود إلى سنة 371 هـ / 982 م2.  وتتخذ النقيشة شكل لوحة مستطيلة من الرخام الأبيض اللون يبلغ ارتفاعها 46.5 صم بينما يبلغ عرضها من الأعلى 21 صم ومن الاسفل 19 صم ويبلغ سمكها 10 صم (ارتفاع الألف 4 صم). وهي في حالة جيدة نسبيا فيما عدا بعض التآكل عند أطرافها مما كان له أثر في تلف بعض الحروف خاصة في السطر الأخير ولكن نصها تام ويتألف من 11 سطرا من الكتابة

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(Fr) Leila Ammar – Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport

« > »> »>Index « >Table des matiéresRésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935) « > Leïla Ammar Table des matieres 1- Le rôle et la place de la communauté italienne, dans la ville au XIXème siècle et au début du XXème siècle2- Les bâtisseurs italiens, architectes, ingénieurs, constructeurs, entrepreneurs, artisans du bâtiment3- L’immeuble de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle   Cours et courettes   Spécialisation des pièces et distribution de l’immeuble de rapport Conclusion « > »>Résumé Nul doute que dans le domaine de l’édilité urbaine et des chantiers urbains à Tunis entre 1895 et 1935 les bâtisseurs italiens n’aient joué un rôle majeur. C’est leur langue qu’on entendait dans les chantiers massivement à côté du français et ce sont les architectes et maîtres d’œuvre italiens qui ont façonné une large partie du paysage architectural et urbain de Tunis. Leur influence sur la culture locale s’est fait ressentir naturellement dans les constructions qu’ils ont édifiées. Certains sont nés et ont été formés à Tunis, d’autres ont poursuivi leur formation initiale dans les Ecoles des beaux-Arts françaises, d’autres encore ont quitté la péninsule pour le Maghreb et sont arrivés à Tunis après un détour par Alger. D’autres encore après une formation et un passage par Tunis ont émigré au Maroc ou en Algérie. Les architectes et entrepreneurs italiens souvent anonymes ont réalisé la plus grande part des édifices privés à Tunis de l’immeuble de rapport urbain à la villa de banlieue. Du maçon sicilien à l’architecte renommé, ils ont participé et contribué par leur présence massive et qualitative au renouvellement des formes architecturales de la ville de Tunis et des idées qui y prévalaient en matière d’architecture. Cette contribution qui se consacre aux nouvelles typologies architecturales produites par les architectes italiens à Tunis et notamment à l’immeuble de rapport de 1895 à 1935 appelle des travaux à venir pour suivre les réseaux et les trajectoires de ces acteurs, leurs biographies professionnelles et leurs mobilités dans l’histoire de la Tunisie comme au Maghreb. Mais aussi pour approfondir notre connaissance de la culture architecturale italienne et de ses rapports avec la culture architecturale locale à cette période et pour mieux comprendre ce que l’on entend généralement et un peu rapidement par « facture italienne » ou influence italienne.« > There is no doubt that in the field of urban construction and urban construction sites in Tunis between 1895 and 1935, Italian builders played a major role. It was their language that was heard overwhelmingly on the construction sites alongside French and it was the Italian architects and project managers who shaped a large part of the architectural and urban landscape of Tunis. Their influence on local culture was naturally felt in the buildings they built. Some were born and trained in Tunis, others continued their initial training in the French Schools of Fine Arts, still others left the peninsula for the Maghreb and arrived in Tunis after a detour via Algiers. Still others, after training and passing through Tunis, emigrated to Morocco or Algeria. Italian architects and entrepreneurs, often anonymous, created the majority of private buildings in Tunis, from urban apartment buildings to suburban villas. From the Sicilian mason to the renowned architect, they participated and contributed with their massive presence and qualitative to the renewal of the architectural forms of the city of Tunis and the ideas which prevailed there in terms of architecture. This contribution, which is dedicated to the new architectural typologies produced by Italian architects in Tunis and in particular to the apartment building from 1895 to 1935, calls for future work to follow the networks and trajectories of these actors, their professional biographies and their mobility. in the history of Tunisia as in the Maghreb. But also to deepen our knowledge of Italian architectural culture and its relationships with local architectural culture during this period and to better understand this which we generally and somewhat quickly understand by “Italian invoice” or Italian influence. ليس هناك شك في أنه في مجال البناء الحضري ومواقع البناء الحضري في تونس بين 1895 و 1935، لعب البناءون الإيطاليون دورا رئيسيا. لقد كانت لغتهم هي التي سُمعت بأغلبية ساحقة في مواقع البناء إلى جانب اللغة الفرنسية، وكان المهندسون المعماريون ومديرو المشاريع الإيطاليون هم الذين شكلوا جزءًا كبيرًا من المشهد المعماري والحضري في تونس. كان تأثيرهم على الثقافة المحلية محسوسًا بشكل طبيعي في المباني التي بنوها. بعضهم ولد وتدرب في تونس، وآخرون واصلوا تدريبهم الأولي في المدارس الفرنسية للفنون الجميلة، وآخرون غادروا شبه الجزيرة إلى المغرب الكبير ووصلوا إلى تونس بعد المرور بالجزائر العاصمة. وآخرون، بعد التدريب والمرور بتونس، هاجروا إلى المغرب أو الجزائر. أنشأ المهندسون المعماريون ورجال الأعمال الإيطاليون، الذين غالبًا ما يكونون مجهولين، غالبية المباني الخاصة في تونس، بدءًا من المباني السكنية الحضرية وحتى الفيلات في الضواحي. من البناء الصقلي إلى المهندس المعماري الشهير، شاركوا وساهموا بحضورهم الهائل

Al-Sabil 02

(Fr) Jean-Luc Arnaud – Entre vocabulaire et catégorie juridique.

« > »> »>Index « >RésuméTélechargementTexte IntegralAnnexeNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècle « > Jean-Luc Arnaud « > »>Résumé Un plan détaillé de la ville du Caire, dressé au début des années 1890, indique les noms du propriétaire de chaque parcelle de terrain. Il comporte plusieurs centaines d’occurrences du terme waqf. Ce terme est employé dans des locutions très diverses, elles renvoient à des établissements d’origine et de confessions multiples. Ainsi, ce plan témoigne d’un important décalage entre l’acception juridique du waqf et les usages vernaculaires. Cet article examine les multiples réalités auxquelles ces usages renvoient.« > A detailed map of the city of Cairo, drawn up in the early 1890s, shows the names of the owner of each plot of land. It contains several hundred occurrences of the term waqf. This term is used in very diverse expressions, they refer to establishments of multiple origins and confessions. Thus, this plan demonstrates a significant gap between the legal meaning of waqf and vernacular uses. This article examines the multiple realities to which these uses refer. خريطة تفصيلية لمدينة القاهرة، تم رسمها في أوائل تسعينيات القرن التاسع عشر، توضح أسماء مالك كل قطعة أرض. أنه يحتوي على عدة مئات من تكرارات مصطلح الوقف. يُستخدم هذا المصطلح في تعابير متنوعة جدًا، فهو يشير إلى مؤسسات ذات أصول وطوائف متعددة. وبالتالي، توضح هذه الخطة فجوة كبيرة بين المعنى القانوني للوقف والاستخدامات العامية. تتناول هذه المقالة الحقائق المتعددة التي تشير إليها هذه الاستخدامات. Mots clés »> waqf, Caire. Pour citer cet article Jean-Luc Arnaud, « Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècle », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°2, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=2385 « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> En 1892, le bureau de dessin du service de la voirie du Caire, alors dirigé par un ingénieur français, prépare un plan manuscrit détaillé de l’ensemble de la ville 1 . Ce document manuscrit, dressé dans le cadre de l’élaboration d’un projet de drainage, ne résulte pas d’un nouveau relevé, il est composé dans l’urgence par les dessinateurs à partir de la documentation disponible : plusieurs centaines de plans d’alignement qui représentent chacun une rue ou une portion de rue 2 . Ces plans n’indiquent pas seulement le tracé des voies mais aussi les amorces des limites des parcelles de terrain et, dans chaque unité, le nom de son « propriétaire ». A ce titre, le terme waqf (ou sa forme plurielle awqâf) apparaît plusieurs centaines de fois dans ces noms et dans des locutions de diverses formes. Le terme est employé de manière générique, il rend compte de situations très différentes en ce qui concerne le mode de possession des biens fonciers et immobiliers. Cet article se propose d’examiner les multiples réalités auxquelles ces usages renvoient. Les mentions de waqf portées sur le plan du 1892 se partagent entre deux groupes assez différents. Les plus nombreuses prennent la forme suivante : waqf untel. Le nom propre indiqué semble être celui du fondateur du waqf ; il peut être composé de son seul nom propre (waqf Bachtak), d’un nom et d’un prénom (waqf Ahmad al-Gabbas) ; quelquefois, il comporte aussi un titre religieux (waqf al-chaykh untel) ou bien civil (waqf al-ustaz al-Bayumi, waqf al-sultan Qalawûn). Enfin, la désignation du waqf indique parfois le nom de l’édifice et/ou celui donné à l’ensemble de la fondation. On trouve ainsi trois parcelles qualifiées : waqf khân Abû Tâqiyya et correspondant effectivement aux deux khân-s construits par ce prévôt des négociants du Caire vers 1614 et à un immeuble situé à proximité 3 . Plus rarement, le nom propre est précédé de la mention nizâra. Dans ce cas, il correspond à celui du gestionnaire (le nazir) de la fondation (waqf nizâra ‘Abd al-Fatah). Dans tous les cas, les patronymes indiqués dans ces désignations semblent correspondre à des personnes de religion musulmane. La seconde forme de désignation des biens waqf-s est générique, elle ne renvoie pas à un fondateur ou encore à un gérant particulier mais, le plus souvent, à l’instance chargée de la gestion du bien. Par ordre de fréquence décroissante, on trouve tout d’abord six appellations qui se regroupent en trois séries : 1. waqf et awqâf, 2. mulk al-awqâf et taba’ al-awqâf, 3. nizara alawqâf et taba’ diwân al-awqaf. Si les deux dernières expressions renvoient de manière explicite au ministère (nizâra) ou bien au siège de l’administration (diwân) des fondations religieuses, c’est moins évident pour les deux premières qui sont susceptibles de désigner des fondations, connues et reconnues comme telles, mais dont le nom du fondateur, du gestionnaire ou encore du bénéficiaire aurait été oublié. Pour leur part, les expressions de la seconde série semblent, comme les suivantes, renvoyer au ministère, sans que l’on puisse en être certain. Plusieurs unités de propriété, situées à cheval entre plusieurs feuilles du plan, portent

Al-Sabil 02

(Fr) Ilyes Zaafouri – La femme au hammam

« > »> »>Index « >RésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben Abdallah »> Ilyes Zaafouri « > »>Résumé Jellal Ben Abdallah (né en 1921) et sans doute l’un des peintres tunisiens qui a le plus contribué à forger l’image de la Tunisie et à ce qu’on appelle « la tunisianité » dans la peinture avec entre autres Zoubeir Turki (1924-2009). Le répertoire artisanal et décoratif reste l’univers essentiel de son œuvre, ainsi les hommes et surtout les femmes qu’il peint à l’intérieur des demeures, sont toujours entourés de motifs ornementaux, de faïences murales, d’arabesques, d’éléments de mobilier, d’objets d’usage domestique et de vêtements. Cette approche avait pour but de fixer les multiples aspects de la vie traditionnelle, entre autres la vie de la femme. Cette étude vise à élucider la prépondérance en Tunisie après l’indépendance, de l’un des thèmes majeurs de la peinture orientaliste à savoir la femme au hammam. Comment ce thème est-il traiter par Ben Abdallah ?« > Jellal Ben Abdallah (born in 1921) and undoubtedly one of the Tunisian painters who contributed the most to forging the image of Tunisia and to what we call “Tunisianness” in painting with, among others, Zoubeir Turki ( 1924-2009). The artisanal and decorative repertoire remains the essential universe of his work, thus the men and especially the women that he paints inside the homes, are always surrounded by ornamental motifs, wall tiles, arabesques, elements furniture, household items and clothing. This approach aimed to fix the multiple aspects of traditional life, including the life of women. This study aims to elucidate the preponderance in Tunisia after independence of one of the major themes of orientalist painting, namely the woman in the hammam. How is this theme treated by Ben Abdallah? جلال بن عبد الله (مواليد 1921) وهو بلا شك أحد الرسامين التونسيين الذين ساهموا أكثر في صياغة صورة تونس وما نسميه « التونسية » في الرسم مع زبير تركي (1924-2009). تظل الذخيرة الحرفية والزخرفية هي الكون الأساسي لعمله، وبالتالي فإن الرجال وخاصة النساء الذين يرسمهم داخل المنازل، محاطون دائمًا بزخارف الزينة وبلاط الجدران والأرابيسك وعناصر الأثاث والأدوات المنزلية والملابس. ويهدف هذا النهج إلى إصلاح الجوانب المتعددة للحياة التقليدية، بما في ذلك حياة المرأة. تهدف هذه الدراسة إلى توضيح الغلبة التي شهدتها تونس بعد استقلال إحدى الدول المواضيع الرئيسية في الرسم المستشرق، وهي المرأة في الحمام. كيف يعالج بن عبد الله هذا الموضوع؟ Mots clés »> Tunisianité, femme, hammam, nu, sexualité, Jellal Ben Abdallah, peinture. »> Pour citer cet article Ilyes Zaafouri, «La femme au hammam dans l’oeuvre du peintre Jellal Ben Abdallah », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°2, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=2293 « > « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> « >Depuis l’époque coloniale, le hammam occupe un rôle essentiel, dans la création picturale en Tunisie. Hérité de la peinture orientaliste, le thème est essentiellement associé à la femme. Elle est souvent représentée nue, seule ou avec plusieurs femmes. Certes, le thème de la femme au hammam ou la femme au bain, en peinture est de tradition occidentale mais il y a ce qui le justifie, dans la culture arabo-islamique. En effet, le hammam est une institution forte répandue, dans le monde arabo-musulman. C’est l’institution islamique, la plus typique, après la mosquée. Il symbolise la propreté rituelle du musulman, il est la synthèse de toutes les prescriptions coraniques, vécues au quotidien. Carrefour de la vie sociale, le hammam est considéré par la tradition populaire, comme un médecin muet. D’héritage gréco-latin, le hammam est adopté par le monde arabo-musulman afin de vivre, au quotidien, les prescriptions religieuses, concernant la propreté du corps. Il n’est point de petite bourgade ou de village qui n’ait son hammam. Depuis le Moyen-Age, il a pris une place, très importante, dans la vie sociale. Abdelwahab Bouhdiba note qu’ « à Bagdad au Xème siècle on peut estimer qu’il y avait un hammam pour 50 habitants et que le Kairouan aghlabide en contenait 1 pour 80 habitants » 1 . L’imagerie abondante, sur le hammam, n’est pas due seulement à son importance dans la vie sociale ou dans l’hygiène de vie mais à son caractère fortement érotisé. « Tellement d’ailleurs que le nom finit, à force de sous-entendus et d’évocations grivoises, par signifier aux yeux des masses l’acte sexuel lui-même. « aller au hammam » dans beaucoup de pays arabes signifie purement et simplement « faire l’amour ». Puisqu’ aller au hammam relève du souci d’ôter la souillure, consécutive à l’acte sexuel et puisque le hammam ; de par les soins qu’il comporte, est aussi une préparation à l’acte sexuel, on peut dire que le hammam est, à la fois, conclusion et propédeutique de l’œuvre de chair. Le hammam est l’épilogue de la chair et le prologue de la prière. La conduite du hammam est une conduite pré et post-sexuelle. Purification et sexualité se relaient. Le hammam apparait comme la médiation nécessaire, entre la jouissance sexuelle où le musulman devient impur et perd

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(Fr) Faouzi Mahfoudh – la Grande mosquée de Sfax

« > »> »>Index « >RésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de Sfax « > Faouzi Mahfoudh « > »>Résumé Cette note vise à faire connaitre un bas-relief inédit, qui se trouve actuellement scellé sur la face ouest de la tour inférieure de la Grande Mosquée de Sfax. La sculpture, qui serait d’origine aghlabide, est comparable à celles que nous rencontrons dans le mihrâb de la Grande Mosquée de Kairouan et dans la nef centrale de la Zitouna de Tunis ; elle nous éclaire sur l’histoire de la mosquée sfaxienne, au IX e siècle et sur la nature des échanges artistiques entre les principales villes du pays.« > This note aims to make known a unique bas-relief, which is currently sealed on the west face of the lower tower of the Great Mosque of Sfax. The sculpture, which would be of Aghlabid origin, is comparable to those that we encounter in the mihrab of the Great Mosque of Kairouan and in the central nave of the Zitouna of Tunis; it enlightens us on the history of the Sfaxi mosque, in the 9th century and on the nature of artistic exchanges between the main cities across the country. تهدف هذه المذكرة إلى التعريف بنقش بارز فريد من نوعه، وهو مختوم حاليا على الوجه الغربي للبرج السفلي للجامع الكبير بصفاقس. إن النحت، الذي سيكون من أصل أغلبي، يمكن مقارنته بتلك التي نجدها في محراب الجامع الكبير بالقيروان وفي الصحن المركزي لزيتونة تونس؛ ينيرنا على تاريخ الجامع الصفاقسي في القرن التاسع وعلى طبيعة التبادلات الفنية بين الرئيسيين المدن في جميع أنحاء البلاد. Mots clés »> Sfax, bas-relief, minaret, Aghlabides, mihrâb, coquille. »> Pour citer cet article Faouzi Mahfoudh, « Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de Sfax », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°2, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=2403 « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> « >La Grande Mosquée de Sfax a été fondée à l’époque aghlabide, en même temps que les remparts de la ville1 . La date, retenue par les sources historiques, est 234/ 8412 . En 378/988, du temps du deuxième émir ziride Abū al-Fatḥ al-Manṣūr, le monument a été totalement reconstruit. Sa moitié occidentale est délaissée et occupée, depuis, par diverses constructions. Une inscription martelée, fixée sur la façade orientale, portant le nom de l’émir et la date des travaux, atteste de cette grande transformation radicale3 . Durant huit siècles, le monument a vécu, amputé de toute son aile occidentale. Celle-ci n’a été récupérée qu’à l’époque husseinite, au milieu du XVIIIe siècle. Le chroniqueur sfaxien Maḥmūd Magdīsh raconte cet épisode. Il aurait assisté aux fouilles qui ont dégagé les structures de la Mosquée initiale, cette dernière s’étendait, nous dit-il, grosso-modo, sur la superficie du monument actuel4 . Les multiples travaux et la succession des interventions ont enseveli le monument primitif, dont rien ou presque ne subsiste. Par conséquent, les chercheurs se contentent de maigres indices, pour tenter de restituer le plan de l’oratoire du IXe siècle. Tous s’accordent à dire que ce dernier reprend dans ses grandes lignes le plan basilical de la Grande Mosquée de Kairouan5 . De nos jours, encore, l’élément le plus représentatif de la première mosquée est son minaret à trois étages, superposés, qui se dresse dans l’angle nord-ouest de la cour. Lucien Golvin soutient qu’il a été couvert, à l’époque ziride, par une chape de pierre. Dans un journal local, il écrit : « des travaux récents de restauration dans la base du minaret ont révélé que ce que nous voyons n’est qu’une sorte de chape, un mur de pierre qui est venu se plaquer sur une tour plus ancienne, ce que devaient confirmer des sondages effectués plus haut. Quelques vestiges d’écriture sont apparus au dessus de la porte ; ils sont illisibles, mais le style de l’écriture, là encore, ne saurait embarrasser un spécialiste : elle est du IX e siècle et l’on peut alors penser que les inscriptions citées précédemment datent des travaux de restauration sans doute très importants, voire une refonte du bâtiment, mais non sa fondation primitive » 6 . Or, c’est précisément dans ce minaret, que nous trouvons le décor que nous publions dans cette note et qui constitue, à nos yeux, un indice archéologique, assez important et significatif mais qui n’a pas retenu l’attention de tous ceux qui se sont intéressés à la Mosquée. On ne lui trouve, à notre connaissance, aucune allusion. La monographie, consacrée à la Mosquée, ignore même son existence. Le document qui nous occupe est une plaque rectangulaire en grés marin (formation Rejiche eutyrrhénienne), qui mesure 50 sur 32 centimètres et qui se trouve encastrée dans la paroi ouest, du noyau central de la tour inférieure, à hauteur de 25 centimètres du parterre7 . Il s’agit d’un bas-relief, sculpté en champlevé, dont le motif dessine un arc en plein cintre outrepassé, retombant sur deux colonnettes lisses et trapues, dotées de sommiers

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(Fr) Beya Abidi – Dar el-Bey d’Hammam-Lif

« > »> »>Index « >Table des matiéresRésuméTélechargementTexte IntegralNotesBibliographieAuteur Information « >A propos Al-Sabil « > »>Numéros en texte intégral « >02 | 2016Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à TunisBeya Abidi-Belhadj « >02 | 2016Essai stratigraphique de deux demeures du fahs algérois, Djnàn Lakhdar et Djnàn MahieddineSamia Chergui « >02 | 2016Maîtres d’œuvre italiens et immeubles de rapport à Tunis, à la fin du XIXème siècle et au début du XXème siècle (1895-1935)Leila Ammar « >02 | 2016Note sur un décor aghlabide inédit, de la Grande mosquée de SfaxFaouzi Mahfoudh « >02 | 2016Entre vocabulaire et catégorie juridique. Usages du terme waqf au Caire à la fin du XIXe siècleJean-Luc Arnaud « >02 | 2016L’enseignement de l’architecture au Centre d’Enseignement d’Art de Tunis (1923-1930) Faiza Matri « >02 | 2016La femme au hammam dans l’œuvre du peintre Jellal Ben AbdallahIlyes Zaafouri « >02 | 2016 نقش تخليدي من العهد الحفصي بمقام عبد الله بن أبي زيد القيرواني [المقال] الحفيظ بخنقة سيدي ناجي(1774) لطفي عبد الجواد « >02 | 2016 التأثيرات التركية في معمار المساجد التونسيّة وزخرفتها بالعصر الحديث (جامع (مـحـمـد بـاي الـمـرادي أنموذجا) شیراز مصباح « >02 | 2016 دار الباي بمدينة القيروان بين القرن الثامن عشر والقرن العشرينمنی کمون « > »>02 | 2016 Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à Tunis »> Beya Abidi-Belhadj Table des matieres Introduction1- De Hammat al-jazira, à Henchir Hammam-Lif: aux origines du thermalisme curatif a- Les eaux thermo-minérales: vertus thérapeutiques et exploitation*L’eau guérisseuse et l’usage médical traditionnel *L’exploitation des eaux d’Hammam-Lif, aux XVIIIe-XIXe siècles2- Les établissements thermaux à Hammam-Lif au XIXe siècle : Vers une architecture thermale *Dar el-Bey, du XIXe siècle : l’impulsion donnée au thermalisme au, XIXe siècle *Le grand chantier de 1883-1893 : El-Hammam Es-Souri et l’affirmation de l’architecture thermaleConclusion « > »>Résumé Le village de Hammam-Lif est situé sur des sources thermales, à 16 kilomètre de la ville de Tunis. L’intérêt pour les eaux thermales, la montagne et la mer ainsi que la mise en valeur de ces ressources ont été rythmés par des chronologies différentes. Dès le milieu du XVIIIe siècle les séjours curatifs, à Hammam-Lif, s’inscrivent dans le coutumier de la cour beylicale de Tunis. En 1747, un premier pavillon est édifié auprès des sources minérales, afin d’assurer convenablement les services des eaux, pour la famille beylicale. Il est remplacé en 1828, par un établissement thermal monumental, comprenant deux parties : l’aile dédiée à la cour beylicale et le caravansérail pour l’usage du public. Ainsi, le thermalisme est désormais l’activité dominante, de la région de Hammam-Lif. En 1883, un nouvel établissement thermal en style néo-mauresque, El-Hammam Es-Souri, est mis en chantier, à proximité de la villégiature beylicale. Aussitôt, de nombreuses constructions sont venues compléter l’ensemble existant et la ville d’eau prend naissance, pour offrir aux curistes, non seulement les meilleures conditions de soins mais, également, celles d’un séjour réussi. Cette étude de ces deux établissements thermaux nous permet de mieux apprécier les thèmes architecturaux et l’évolution de l’architecture thermale à Tunis au XVIIIe et au XIXe siècle. Pour ce faire une documentation variée est mise en œuvre.« > The village of Hammam-Lif is located on thermal springs, 16 kilometers from the city of Tunis. Interest in thermal waters, the mountains and the sea as well as the development of these resources were punctuated by different chronologies. From the middle of the 18th century, curative stays in Hammam-Lif were part of the custom of the Beylical court of Tunis. In 1747, a first pavilion was built near the mineral springs, in order to properly provide water services for the Beylicale family. It was replaced in 1828 by a monumental thermal establishment, comprising two parts: the wing dedicated to the beylical courtyard and the caravanserai for public use. Thus, hydrotherapy is now the dominant activity in the Hammam-Lif region. In 1883, a new spa establishment in neo-Moorish style, El-Hammam Es-Souri, was started, near the Beylical resort. Immediately, numerous constructions were added to complete the existing complex and the spa town was born, to offer spa guests not only the best conditions for treatment but also those for a successful stay. This study of these two thermal establishments allows us to better appreciate the architectural themes and the evolution of thermal architecture in Tunis in the 18th and 19th centuries. To do this, various documentation is implemented. تقع قرية حمام الأنف على ينابيع حرارية، على بعد 16 كيلومترا من مدينة تونس. الاهتمام بالمياه الحرارية والجبال والبحر وكذلك تنمية هذه الموارد تخللته تسلسلات زمنية مختلفة. منذ منتصف القرن الثامن عشر، كانت الإقامات العلاجية في حمام الأنف جزءًا من عادات بلاط الباي في تونس. في عام 1747، تم بناء جناح أول بالقرب من الينابيع المعدنية، من أجل توفير خدمات المياه بشكل صحيح لعائلة بيليكال. تم استبداله في عام 1828 بمؤسسة حرارية ضخمة تتكون من جزأين: الجناح المخصص للفناء الباي والخان المخصص للاستخدام العام. وهكذا، أصبح العلاج المائي الآن هو النشاط السائد في منطقة حمام الأنف. في عام 1883، تم إنشاء منتجع صحي جديد على الطراز المغربي الجديد، الحمام السوري، بالقرب من منتجع بيليكال. وعلى الفور، تمت إضافة العديد من الإنشاءات لاستكمال المجمع الحالي وولدت مدينة السبا، لتوفر لضيوف المنتجع ليس فقط أفضل الظروف للعلاج ولكن أيضًا لإقامة ناجحة. تسمح لنا هذه الدراسة لهاتين المنشأتين الحراريتين بتقدير المواضيع المعمارية وتطور العمارة الحرارية في تونس في القرنين الثامن عشر والتاسع عشر بشكل أفضل. للقيام بذلك، يتم تنفيذ وثائق مختلفة. Mots clés »> eaux thermales, Hammam-Lif, villégiature, palais, architecture, urbanisme, hammam, établissement thermal. »> Pour citer cet article Beya Abidi-Belhadj, « Dar el-Bey d’Hammam-Lif aux XVIIIe -XIXe siècles : prémices de l’architecture thermale à Tunis », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°2, Année 2016. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=2403 « > « >Télechargement »> « >Cliquez pour télecharger l’article »> « >Texte integral »> Introduction »> « >Le traitement curatif et préventif, par les eaux thermales est d’un usage courant dans la Régence de Tunis, depuis l’antiquité. Cependant, c’est sous la dynastie des Hafsides, que la vocation curative des eaux thermales d’Hammam-Lif est mise en exergue. En effet, l’usage des installations antiques perdure durant cette époque. Cette vocation est affirmée sous les Husseinites. Parallèlement, de nouveaux établissements voient le jour, notamment à partir

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