Al-Sabil 16

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(Fr) Amina Harzallah et Imen Regaya – Introduction

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Préface Richard Klein Introduction Amina Harzallah et Imen Regay Qualification et caractérisation des ambiances lumineuses dans le musée archéologique du Bardo en Tunisie Mariam Cheikhrouhou Les configurations visuelles ornementales ferronnières et leur rôle dans la valorisation des ambiances architecturales du passé Mounira Dridi Autour de l’adaptation climatique des habitations d’un établissement humain historique des années soixante-dix en Algérie. Cas du village socialiste agricole Houari Boumediene, Abadla (Algérie) Faiza Soudane L’architecture d’Olivier-Clément Cacoub dans la Tunisie indépendante de Habib Bourguiba (1960-1987). Identités architecturales et patrimonialisation en question Emna Touiti Renouveler l’image du patrimoine social d’après-guerre à Bruxelles : une obsession contemporaine ? Morgane Bos Vers une réhabilitation énergétique de l’architecture moderne : Immeubles d’habitation du quartier de St Exupéry à Tunis Rania Farah Jaafar, Amina Harzallah Fehri et Leïla Ammar El Menzah I : L’habiter d’une modernité située. Narjes Ben Abdelghani, Ghada Jallali et Alia Ben Ayed Penser le Patrimoine Industriel Minier de la fin du XIXe siècle : Caractérisation des Atmosphères de la cité minière de Djerissa à travers sa mémoire et son identité immatérielle. Hedia Ben Nila Préservation de l’identité urbaine et architecturale d’une ville coloniale : Enfidaville Nadia Boukadida Qualité d’usage, identité et patrimonialisation, l’exemple de la Hara au centre-ville de Sétif en Algérie Leila Rahmani Kelkoul 16 | 2023 Introduction de l’acte du colloque « La patrimonialisation de l’architecture des XIXe et XXe et sa réhabilitation » Amina Harzallah et Imen Regaya Pour citer cet article Amina Harzallah et Imen Regaya, « Introduction de l’acte du colloque : La patrimonialisation de l’architecture des XIXe-XXe siècles et sa réhabilitation PA XIX-XX », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°16, Année 2023. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=4529 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Ce recueil d’articles est le fruit du colloque sur « La patrimonialisation de l’architecture des XIXe-XXe siècles et sa réhabilitation » qui s’est déroulé du 27 au 29 juin 2022 à Beit al-Hikma à Carthage, en Tunisie. Proposé dans le cadre de la réflexion internationale actuellement menée sur la question de la patrimonialisation et de la sauvegarde du patrimoine bâti récent, le colloque a été organisé par l’École Nationale d’Architecture et d’Urbanisme de Tunis (ENAU) avec le laboratoire de recherche en patrimoine et architecturologie (LarPA) et l’Équipe de Recherche sur les ambiances (ERA) en partenariat avec l’Institut National du Patrimoine (INP), le laboratoire d’Archéologie et d’architecture Maghrébines (LAAM), l’association Édifices et Mémoires Tunisie, l’association Docomomo France et avec le soutien de l’Ambassade de France en Tunisie -Service de coopération et d’action culturelle. Il a été réalisé en hommage au Professeur Jean-Pierre Péneau1 (1937-2021). Le colloque avait pour objectif, d’une part l’élaboration d’inventaires scientifiques nationaux et internationaux tout en mettant en lumière les valeurs et les types de reconnaissance patrimoniales. D’autre part, cet évènement vise à évaluer, à l’échelle des bâtiments et des villes, l’impact de ce patrimoine considéré comme récent, sur l’adaptation des besoins et des attentes des usagers. Cette approche vise à comprendre dans quelle mesure leurs qualités intrinsèques peuvent contribuer aux transformations énergétiques et sociales en cours et comment consolider la connaissance des valeurs d’usage, des espaces, des qualités architecturales urbaines et paysagères du patrimoine. En dernier lieu, mais non de moindre importance, cette rencontre présente des exemples concrets et pratiques de réhabilitation, montrant comment les bâtiments peuvent être améliorés tout en respectant leurs qualités architecturales originelles. Le but étant de sensibiliser les autorités locales et les pouvoirs publics sur l’intérêt de la mise en place d’une véritable politique de patrimonialisation visant la prise en charge, la valorisation et la réhabilitation du patrimoine bâti des XIXe et XXe siècles (monuments, villes de l’époque coloniale, ensembles urbains…). En d’autres termes, comment reconnaître ce patrimoine garant de la mémoire des lieux ? Comment le gérer, le préserver, le réhabiliter tout en répondant aux aspirations des usagers ? Les contributions présentées lors du colloque sont issues de différents champs disciplinaires : histoire, architecture, urbanisme, sciences sociales, design… Nous remercions l’ensemble des intervenants pour leurs précieuses contributions. Nous exprimons également notre reconnaissance aux membres du comité scientifique qui ont procédé à la sélection et à l’évaluation des articles issus des communications réalisées pendant ce colloque. Les articles sont répartis en trois axes : Axe 1 : Patrimonialisation, référenciation et valorisation ambiantale Le présent axe vise à interroger la valeur patrimoniale des édifices conçus en Tunisie et ailleurs, au cours des XIX e et XX e siècles, notamment par le biais des ambiances créées et ressenties. Quelles valeurs patrimoniales accorder à ce patrimoine ? Comment préserver la valeur patrimoniale matérielle et celle immatérielle ? Les qualités immatérielles peuvent-elles être patrimonialisables ? Différentes recherches ont été présentées dans ce cadre de patrimonialisation, de référenciation et de valorisation ambiantale, dont quatre articles retenus pour être publiés dans les présents actes. Les qualités immatérielles ont été étudiées à travers la qualification et la caractérisation des ambiances lumineuses et thermiques d’un musée archéologique et aussi à travers l’exploration et l’évaluation de la performance physique environnementale du patio d’un établissement humain historique des années 70 en Algérie. Un autre aspect a été présenté, celui considérant la ferronnerie ornementale comme élément patrimonial pouvant participer à la valorisation des ambiances architecturales de l’époque coloniale. Enfin, face à l’état d’abandon et à des opérations de rénovation pouvant être radicales, les enjeux de préservation du patrimoine moderne ont été abordés à travers la définition des identités architecturales de la production d’un architecte marquant de la Tunisie indépendante. Axe 2 : Patrimonialisation, renouvellement urbain et réhabilitation durable Cet axe s’attache à décrypter les enjeux de la requalification physique du patrimoine urbain des XIX e -XX e siècles. Les articles retenus tentent de répondre aux questionnements suivants : Comment concilier entre patrimonialisation et renouvellement urbain ? Ce patrimoine récent peut-il être un levier du renouvellement urbain et du développement durable ? Comment préserver l’authenticité de ce patrimoine, tout en procédant à sa réhabilitation et tout en répondant aux impératifs

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(Fr) Richard KLEIN – Préface

Index​ Table des matières Résumé Téléchargement Texte Intégral Notes Bibliographie Auteur​ Information A propos Al-Sabil​ Numéros en texte intégral​ Préface Richard Klein Introduction Amina Harzallah et Imen Regay Qualification et caractérisation des ambiances lumineuses dans le musée archéologique du Bardo en Tunisie Mariam Cheikhrouhou Les configurations visuelles ornementales ferronnières et leur rôle dans la valorisation des ambiances architecturales du passé Mounira Dridi Autour de l’adaptation climatique des habitations d’un établissement humain historique des années soixante-dix en Algérie. Cas du village socialiste agricole Houari Boumediene, Abadla (Algérie) Faiza Soudane L’architecture d’Olivier-Clément Cacoub dans la Tunisie indépendante de Habib Bourguiba (1960-1987). Identités architecturales et patrimonialisation en question Emna Touiti Renouveler l’image du patrimoine social d’après-guerre à Bruxelles : une obsession contemporaine ? Morgane Bos Vers une réhabilitation énergétique de l’architecture moderne : Immeubles d’habitation du quartier de St Exupéry à Tunis Rania Farah Jaafar, Amina Harzallah Fehri et Leïla Ammar El Menzah I : L’habiter d’une modernité située. Narjes Ben Abdelghani, Ghada Jallali et Alia Ben Ayed Penser le Patrimoine Industriel Minier de la fin du XIXe siècle : Caractérisation des Atmosphères de la cité minière de Djerissa à travers sa mémoire et son identité immatérielle. Hedia Ben Nila Préservation de l’identité urbaine et architecturale d’une ville coloniale : Enfidaville Nadia Boukadida Qualité d’usage, identité et patrimonialisation, l’exemple de la Hara au centre-ville de Sétif en Algérie Leila Rahmani Kelkoul 16 | 2023 Préface du colloque « La patrimonialisation de l’architecture des XIXe et XXe et sa réhabilitation» Richard KLEIN Pour citer cet article Richard Klein, « Préface du colloque « La patrimonialisation de l’architecture des XIXe et XXe et sa réhabilitation », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°16, Année 2023. URL : http://www.al-sabil.tn/?p=4506 Téléchargement​ Cliquez pour télécharger l’article​ Le 30 avril 2022, un entretien dans le journal Le Monde se faisait l’écho en France de la sortie de l’ouvrage de Renaud Epstein intitulé On est bien arrivés. Cet ouvrage propose un tour de France des grands ensembles à partir de cartes postales. L’auteur du livre expliquait comment ces cartes postales donnaient une idée du paysage des banlieues françaises à la fois dans leur unité et leur diversité. Il s’agissait pour lui de figurer « un monde en voie de disparition » à partir d’une collection de cartes postales qui constituent pour Renaud Epstein des « archives populaires de la France des 30 glorieuses ». Dans son introduction, l’auteur du livre ne se contente pas de rappeler les grandes phases de l’édification des ensembles de logements collectifs en France mais il souligne la nécessité de « retourner » les cartes postales pour y lire les textes des habitants qui témoignent d’une vie sociale qui a conditionné durablement plusieurs décennies de vie collective. Le titre « On est bien arrivés » résumant les phénomènes liés à ce nouveau type d’habitat dans la seconde moitié du XXe siècle. Renaud Epstein, en donnant à voir et à lire ces représentations entend exprimer un contraste entre la politique qui, depuis 2003 en France et la mise en œuvre du plan Borloo, entend faire table rase de ce passé et qui a représenté une dépense de 50 Milliard d’Euros entre 2004 et 2020 consacrée à 600 quartiers situés souvent en périphérie des villes moyennes ou des grandes agglomérations françaises. Le 27 juin 2022, en introduisant le colloque international La patrimonialisation de l’architecture des XIXe et XXe siècles et sa réhabilitation avec l’exemple du contraste entre cette politique publique visant une nouvelle table rase par la destruction de l’habitat du plus grand nombre imaginé plus d’un demi-siècle auparavant, il s‘agissait pour moi de soulever un des paradoxes de notre situation contemporaine. On le sait, les consciences patrimoniales naissent souvent à la suite de ravages scandaleux et inutiles. Les bilans et les évaluations des actions de celles et ceux qui n’ont pas prêté attention à l’habitation humaine, aux lieux de sociabilité, aux formes et aux programmes architecturaux des XIXe et XXe siècles seront sans doute douloureux à lire. Mais, les travaux scientifiques qui interrogent les relations entre l’héritage architectural et les conditions de sa transmission ouvrent toujours les voies de la raison et produisent leurs effets dans les associations, les administrations, les institutions culturelles et leurs dynamiques patrimoniales. Le colloque La patrimonialisation de l’architecture des XIXe et XXe siècles et sa réhabilitation qui s’est tenu à Tunis les 27, 28 et 29 juin 2022 ne déroge pas à cette règle. Il faut donc s’attendre à des effets positifs à la suite des recherches qui ont été exposées lors de ces journées : les analyses à l’appui d’une meilleure connaissance historique et technique des édifices, des quartiers et des villes, les interventions proposant des stratégies de valorisation de patrimoines d’échelles et de genres très variés jusqu’à ceux qui interrogent les ambiances et les atmosphères les lieux dont nous héritons. Il s’agit sans doute d’une singularité de cette manifestation que d’avoir articulé les problématiques trop souvent dissociées de la connaissance, de la sauvegarde, de la valorisation et des ambiances du patrimoine des XIXe et XXe siècles. Sans doute faut-il attribuer en partie cette forme d’ouverture d’esprit à un autre héritage, celui de Jean-Pierre Péneau dont la disparition récente a affecté plusieurs générations d’architectes et de chercheurs qu’il a formé à Nantes, à Grenoble ou à Tunis. Les collègues enseignants chercheurs des écoles d’architectures et des universités sont nombreux à assumer son héritage, celui de la recherche appliquée à l’architecture, celui de l’implication dans la théorie, les sciences et l’histoire. Les développements de ses activités d’enseignant-chercheur qu’ils soient institutionnels, cognitifs, issus de l’implication directe ou de la transmission et de la filiation sont donc bien vivants. Dans ce sens, je voudrais remercier très chaleureusement mes collègues tunisiens de l’hommage qui lui a été rendu lors du colloque qui nous a rassemblé et que j’ai eu l’honneur de présider. Le colloque, en réunissant des spécialistes des deux rives de la Méditerranée et en articulant les approches de la connaissance, de la patrimonialisation et des ambiances a ouvert

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