Après avoir signé le traité du Bardo en 1881, le pouvoir colonial français en Tunisie ne
peut échapper à une réalité : pour tenir le pays, il faut le contrôler directement et entièrement.
Une panoplie d’équipement de superstructure et d’infrastructure, couvrant l’ensemble du pays,
est donc programmée après la colonisation officielle. Les premières décisions concernent la
création d’un réseau de communication routier, qui sera accompagné d’un réseau de villages de
colonisation pour assurer le peuplement pendant la Régence. C’est dans ce contexte que dans
les environs immédiats de Tunis, et plus précisément dans la zone nord-ouest, plusieurs centres
vont se développer tels que Massicault, El Battane, Tebourba, Djedaida, Chaouat. Notre intérêt
se dirige vers une étude monographique du village de Massicault qui porte aujourd’hui le nom
de Borj El Amri. Le contexte historique, les modèles d’aménagement urbain adoptés ainsi que
la typologie du bâti du village seront nos principales préoccupations tout en nous intéressant
aux formes urbaines et architecturales rurales produites dans les colonies.
Mots-clés :
Borj El Amri, Massicault, village de colonisation, aménagement urbain,
architecture coloniale.
Pour citer cet article
Samia Ammar, « Massicault
Un village de colonisation dans les environs immédiat de Tunis », Al-Sabîl : Revue d’Histoire, d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines [En ligne], n°6,
Année 2018.
URL : http://www.al-sabil.tn/?p=15936
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Texte intégral
Auteur
Samia Ammar
Maître-Assistante à l’ENAU-Université de Carthage.
Laboratoire d’Archéologie et d’Architecture Maghrébines